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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Semaine 10 – 2128 ± 7 – quel dimanche d'exception !

À quelques heures du dénouement d’une campagne pour l’élection du parlement européen qui parviendra à intéresser au mieux à peine un électeur sur deux, bafouillage et cafouillage semblent bien être les deux mamelles de tous ceux qui s’arrogent le titre d’européen pour mieux nous le refuser.

Dernier en date, le candidat "socialiste" à la présidence de la commission européenne, Monsieur M. Schultz qui fait vibrer la fibre nationaliste pour s’attirer les bonnes faveurs de ses compatriotes. Il n’a pas criant de faire publier un encart publicitaire tout en délicatesse dans le Bild pour inciter ses compatriotes à voter pour lui : "Un Allemand peut devenir président de la commission européenne, seulement si vous votez pour Martin Schulz et le SPD !" Cela lui aura valu une volée de bois vert de la part des internautes qui s’étonnent qu'un politicien défenseur de l'Europe, et actuel président du parlement européen, exploite la fibre nationaliste de ces concitoyens. Un autre ironise sur le fait que cela veut sans doute dire que seul un Allemand est susceptible de résoudre la douloureuse question du chômage des jeunes. Les autres partis politiques ont riposté en se demandant si ce candidat allait supporter qu’un étranger soit à la tête de la commission, en particulier Janine Wissler, une élue régionale du parti de la gauche radicale, Die Linke, qui soutient la candidature d’Alexis Tsipras, le leader de Syriza, qui nous invite à fêter la victoire à Paris [ voir ci-dessous, ça a tout de même une autre allure que les tronches en coin de tous les pisse-vinaigre qui nous font la morale ].
Même Monsieur G. Verhofstadt, candidat des libéraux européens à la présidence de la commission, a répliqué samedi à Monsieur M. Schulz que "les Allemands méritent le meilleur président de la Commission possible, quel que soit le pays d'où il vient". C’est vrai que Monsieur M. Schulz a fait un peu trop fort en misant tout sur sa nationalité allemande pour exister dans la campagne en se présentant comme un candidat "d'Allemagne pour l'Europe", comme le proclame le slogan de ses affiches.

L’autre couac, ce sont ces élections électroniques très en vogue au Nord de l’Europe. On se demande si elles ne vont pas être piratées, surtout en Estonie où l’on peut craindre une remise en cause de la légitimité des six eurodéputés (sur 751) élus par ce pays balte. Le système y est en place depuis 2005 et a séduit un quart des électeurs lors des derniers scrutins. "Ce n'est pas seulement pratique, c'est aussi un vote de confiance dans l'un des meilleurs systèmes [informatiques] au monde, un vote de confiance dans l'Etat estonien", a même déclaré le président qui croit que le "e-vote" permet d’augmenter la participation, en particulier des jeunes. Le pauvre homme n’a pas lu le récent rapport parlementaire français estime que le vote électronique n'a aucun effet sur la participation.3en plus de ça, la sécurité et donc la sincérité du vote n’est aucunement garantie par ce type d’artifice brancho-branchouille. Tout système a ses failles qui ont été détectées par des chercheurs indépendants en sécurité informatique de l'université du Michigan qui détaillent dans des vidéos différentes possibilités pour influer le résultat du scrutin (modifier les votes, ajouter de faux votes ou perturber le dépouillement) en attaquant soit le serveur du système, soit les ordinateurs des électeurs. L'Estonie, république hyperconnectée, a été paralysée en 2007, par une attaque massive originaire de la Russie voisine, qui ne supporte toujours pas qu'elle ait décidé de voler de ses propres ailes.
La Commission électorale estonienne estime impossible le trucage l'élection de dimanche, soutenant que le niveau de sécurité est supérieur à ce qui est possible avec les bulletins papiers. Elle ajoute même que le système a déjà été utilisé dans six élections (municipales, nationales et européennes), sans qu’un seul incident qui ait influencé le résultat.
Les chercheurs en informatique répliquent toutefois en expliquant qu'il est, par nature, justement impossible de démontrer qu'un vote électronique a été truqué puisqu'il n'y a pas de traces physiques exploitables, contrairement à l’urne classique qui permet toujours de vérifier le vote originel.
On se rappelle le ratage du vote en ligne mis en place lors de l’élection des "députés" pour les Français de l’étranger en 2012. Le dispositif avait été piraté par un informaticien du Bénélux qui avait raconté, vidéo à l’appui, qu'il était possible "avec un simple code de modifier son vote.
Un rapport parlementaire avait pointé la faible sécurité du vote par internet français : aucune garantie que la personne votant 'par internet' soit l'électeur concerné… … éléments d'authentification peuvant être détournés par un tiers… …impossibilité pour l'électeur de savoir si l'information enregistrant son vote a correctement retranscrit le choix qu'il a effectué et si cette information n'a pas été modifiée en cours d'acheminement jusqu'au serveur collectant les 'bulletins électroniques'." Excusez du peu !
Le texte concluait que l'usage du vote par internet pouvait se poursuivre pour les Français vivant à l'étranger, mais le dispositif ne devait pas s'étendre.
Et la cerise : en 2010, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) se disait "réservée quant à l'utilisation de dispositifs de vote électronique pour les élections politiques".

Déjà qu’on n’y croyait pas trop, voilà que l’on s’expose à la remise en cause du vote lui-même dont on rappellera qu’il est consciencieux, sincère, libre, éclairé et désintéressé. Il y a encore du boulot !

Nous ferons la fête - à Paris - pour la victoire de la gauche radicale en Grèce !
Ci-dessous message du coordinateur de la section de SYRIZA à Paris :
Cher(e)s ami-e-s et camarades, la soirée des élections européennes et du deuxième tour des élections municipales grecques, c’est ensemble qu’on la passera ! SYRIZA Paris vous invite à suivre les résultats des partis grecs dans les élections européennes et du deuxième tour des élections municipales.

La soirée se déroulera au restaurant

Y GREC
24 Rue Godot de Mauroy
75009 Paris
à compter de 18h30.

Vivez en direct la soirée électorale avec la publication des premières estimations, résultats et perspectives sur les chaînes de télévision et grecques. Le bar du restaurant sera ouvert mais la cuisine sera fermée. Ce sera à la bonne franquette, chacun amène son plat au buffet collectif!
En Grèce le changement est en marche !
La victoire de SYRIZA agira comme un catalyseur pour la suite des événements politiques, en établissant de nouveaux rapports de force politiques en Europe, pour l'abolition immédiate de l'austérité et des mémoranda.
Bien fraternellement, Vangelis Goulas, pour SYRIZA Paris

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