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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

semaine 8 – 2138 ± 7 – quel beau jeudi pour la saison ! – 1

À les lire, il semble que les porte-parole du courant funambuliste wissembourgeois aient du mal à digérer la raclée qu'ils se sont fait administrer lors de l'élection de l'exécutif de la communauté de communes. Ils se relaient pour inonder le courrier des lecteurs des DNA locales de manifestations de leur dépit, en oubliant au passage de dire quoi que ce soit sur l'inaptitude de leur champion à anticiper autre chose que la défaite de ses concurrents. Car là est une partie du problème : incapable d'anticiper quoi que ce soit, frappé de cécité lors de la soirée d'élection, paralysé par le déroulement d'une stratégie que "Jean-Pierre", l'homme à tout faire, à tout organiser, à tout spéculer, le vrai maire de Wissembourg en fait, n'a pas su décrypter, le Funambule en est réduit à faire donner ses chevau-légers qui nous livrent un aperçu de leurs capacités d’introspection, de réflexion et de rédaction. C’est extrêmement rassurant pour la suite, tant ils démontrent, au fur et à mesure des maladresses de langage, qu’ils ne sont en aucune manière les personnages à qui il faut avoir la maladresse de confier quelque responsabilité que ce soit.

Que veulent dire ces considérations selon lesquelles toutes les communes de l’intercommunalité devraient être gratifiées d’une vice-présidence ?

La prise en charge des intérêts des habitants d’une commune est-elle conditionnée à la présence de leur représentant au sein de l’exécutif intercommunal ? Pour parler de ce que l’on connaît, l’avenir d’Altenstadt aurait-il été plus ou mieux défendu si l’on s’était passé des quatre élus envoyés au conseil municipal de Wissembourg ? À la manière dont ils se sont coulés dans les majorités successives en place, il est permis d’en douter. Doit-on répéter que le problème n’est pas de savoir si un voisin ou un ami vous défendra au conseil municipal mais plutôt que la légitimité démocratique de l’élu ne soit jamais sujette à caution. Cela passe naturellement par son mode d’élection, et de ce point de vue, municipalités et intercommunalités partagent le même enfer.

Que l’on sache, les délégués siégeant dans cette instance, même "élus" selon des règles invraisemblables, et en fait antidémocratiques, sont néanmoins une sorte d’émanation du suffrage universel, même tronquée, même bricolée, même frelatée. À ce titre, à l’instar de celui qui a le titre de "maire de Wissembourg", ils ne sont pas moins légitimes que lui, même si ce n’est que formellement. Ceux qui n’ont pas voté pour eux doivent bien les supporter, les endurer, s’en accommoder, c’est comme ça.

Que l’on regrette qu’il n’y ait pas plus de délégués est une chose, il eut été plus expédient de s’en apercevoir plus tôt. Pour mémoire, ces étourdis auraient pu consulter ce blog à la page du 30 mai 2013, ils y auraient lu que tous les dés étaient pipés, que la liste des "délégués communautaires" était intimement liée à celle des candidats à l’élection, et que rien d’intéressant ne pouvait sortir de cette usine à gaz construite pour déposséder un peu plus les citoyens de leur pouvoir de décision.

Mais il est toujours bon d’apparaître à la fumée des cierges et de faire son petit indigné pour, au passage s’en prendre à ces élus oisifs et trop indemnisés. Ça n’a aucun sens, et contribue à alimenter ces idéologies nauséeuses qui se repaissent du fumier xénophobe et antiparlementaire [ on rappellera l’un des slogans des émeutiers du 6 février 1934 : "À bas la démocrassouille !" ]. Et comme on n’en est pas à une incohérence près, il est bon de regretter que celui qui devrait déjà avoir tant à faire en s’occupant d’enrayer le déclin économique, culturel et social de la commune à la tête de laquelle il se trouve bien qu’y ayant été distancé d’une soixantaine de voix, ne se voie pas confier les rênes de l’intercommunalité pour la développer. On rappellera à tout ce petit monde que le personnage en question était justement chargé du développement économique au sein de l’ancien exécutif et qu’il serait bien en peine de nous faire le bilan de l’action qu’il y a mené. Quant aux éoliennes, on ne peut que s’étonner de les voir refaire surface, puisque si les partisans et les opposants se partageaient entre toutes les communes. Rideau !

On a aussi eu droit au bon mot celui qui n’avait pas redouté la saillie de l’année, lorsqu’il avait déclaré, entre les deux tours, que oui, le maire de Wissembourg a bien une maîtresse, et que c’est la ville de Wissembourg ! Ouarf ! Ouarf ! Ouarf ! La bonne blague ! Cette fois, le dépité de Bremmelbach s’épanche sur le sort de ces pauvres maires délégués de villages associés qui ne seraient que des quartiers de la commune principale. Pour l’instant, tout va bien pour eux, qui sont indemnisés comme s’ils étaient des maires à part entière, sans commentaire ! Au passage, "Fernand", comme le maire de Wissembourg l’a appelé il y a sept semaines, regrette que l’on soit passé de 36 à 33 sièges, ignorant sans doute que la règle, pour une intercommunalité de la taille de celle à laquelle il appartenait, établit le nombre … à 30 ! Mais on ne saurait tout savoir, ni tout asséner, y compris lorsque l’on s’aperçoit que l’on aurait bienfait de méditer l’aphorisme voltairien selon lequel il faut prier Dieu qu’il s’occupe de vos amis, car vous vous chargez de vos ennemis !

Quant à la réaction du président de l’intercommunalité, il est évidemment dans son rôle, rappelant qu’il n’est pour rien dans la représentation des communes au sein de l’EPCI, et que les vice-présidents et les délégués ont été élus, publiquement, à l’issue d’un débat, d’une présentation de programme, lue et donc préparée, on répète, préparée, ce dont ne peuvent se targuer ni le maire de Wissembourg [ qui a commis une déclaration de candidature au-dessous de tout, en improvisant, une main dans la poche, comme si tout cela était déjà dans la poche ], ni les gens qu’il a proposés au cours de la soirée [ qui ont été d’une discrétion de violette, ne prenant même pas la parole pour justifier le fait qu’ils avaient été proposés… ].

Cela dit, nous sommes quelques-uns et quelques-unes à avoir bien entendu et retenu l’invitation qui nous a été faite d’assister aux réunions du conseil communautaire, comme nous le faisons déjà pour le conseil municipal. Cette présence civique permet d’entendre réellement ce qui se dit, et d’être confronté à ce qui est escamoté, tout comme elle engage les élus à tenir compte du fait qu’ils s’expriment ou se taisent devant témoin, en ayant bien à l’esprit qu’en matière publique seules comptent les déclarations publiques. Le reste, c’est du papotage.

 

Un dernier mot sur cette intervention d'un ancien maire qui attire l'attention sur les indemnités versées aux élus. On ne peut que lui donner raison, tout en mentionnant que s'il faut taper du point sur la table pour marquer le coup, on n'est pas forcément obliger de s'affubler d'une gueule, dont même les chevaux sont dépourvus !

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