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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Semaine 9 – 2134 ± 7 – beau lundi pour la saison !

Fort de son AOC, l'agneau des remparts aimerait proliférer !
Ils sont quelques centaines à peine à paître paisiblement sur les pentes des fortifications de quelques communes de l’Est de la France, formant des petits troupeaux de tâches blanches. Ces agneaux des remparts viennent d'obtenir le convoité label appellation d'origine contrôlée (AOC). "On s’est bougé, regroupé, syndiqué, depuis quelques années pour se faire reconnaître par les pouvoirs publics comme une activité socialement utile, économiquement rentable et écologiquement exemplaire. En obtenant cette AOC, c’est la qualité de notre travail qui est reconnue et valorisée. Nous respectons une charte qui garantit que nos bêtes sont élevées dans le respect de la vie animale et que les personnels qui s’en occupent sont qualifiés pour le faire, et rémunérés en proportion. Nous avons en outre une mission pédagogique en direction des jeunes que nous instruisons par le biais de rencontres thématiques, de stages ou de formation en alternance dans un métier qui a l’avantage de ne pas être délocalisable et d’offrir de nombreux débouchés, qu’il s’agissent de la viande, de la laine ou de la peau.
Avec l’AOC, un éleveur ne pourra utiliser pas utiliser l’image d’un animal urbain pour commercialiser sa production s'il ne respecte pas les engagements de la charte", explique le chargé de mission de la chambre d'agriculture.

Un lieu trop réglementé ?
Du fait de l’image favorable qu’il véhicule, et de la qualité des pâtures qui lui donnent un goût particulier et prisé des restaurants locaux – à l’instar des Highlanders du parc régional des Vosges du Nord –, l'agneau des remparts reste une denrée rare. Parc, départements et régions aimeraient profiter de l'AOC pour le faire connaître et le développer. Problème, il faut réorienter les entrepreneurs, les communes et les intercommunalités pour bâtir les bergeries et former du personnel avant toute nouvelle arrivée. "J'ai mis plus de deux ans pour pouvoir ouvrir ma bergerie. Les paysages urbains sont tellement protégés et soumis à des réglementations souvent contradictoires, sans oublier la réticence des élus qui peinent à intégrer les bienfaits de la tonte naturelle, que c'est très compliqué de s'installer", raconte François, éleveur à dans la région. Ils ne sont que quelques-uns à exercer ici. "C'est un métier difficile mais on pourrait avoir des candidats. Le problème, c'est qu'ils se découragent face à la complexité de l'administration. C'est dommage, car ça participe à l'entretien général de la collectivité. On pourrait les aider, comme on le fait avec les maraîchers bio", suggère le chargé de mission de la chambre d'agriculture. Une jeune éleveuse devrait toutefois s'installer d'ici 2015.

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Vous venez évidemment de lire un pastiche, celui d’un article paru sur le site de 20minutes.fr, édition de Rennes que vous pourrez trouver ici d’un clic.

Au-delà de l’humour, il y a ce gisement disponible et quasiment gratuit de pâtures urbaines sur lesquelles il serait possible d’installer, en concertation avec les éleveurs locaux, des animaux qui se chargeraient du travail pour le bonheur et la tranquillité de tous. Il est bon de rappeler que l’introduction du bison dans la réserve des Monts d’Azur, au Nord de Grasse, a amené le réveil de la biodiversité, bien au-delà des espérances les plus optimistes qui avaient été formulées. Sans imaginer une seconde la présence de ces bêtes sur les remparts de nos communes, on peut, sans risquer aucun démenti, sauf celui de ceux qui casseraient bien une montre parce qu’ils la prennent pour une boussole qui ne fonctionne pas, que des animaux à paître seraient, à coup sûr, générateurs de richesse biologique.
On n’oublie évidemment pas tout ce qui va avec, c’est-à-dire un artisanat [ peau et laine ], des services [ soins en particulier ] et un attrait touristique qui nous changerait avantageusement des tartes à la crème qui nous sont imposées. Sans oublier les nouvelles solidarités qui se mettent en place, comme c’est le cas avec les villes lentes ou les communes pro-vélo !

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