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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Semaine 28 – 2000 ± 7 – lendemain d'élection - 2

C’est exclusivement parce qu’il manque de la plus élémentaire cruauté que Pumpernickel n’a pas rappelé cet épisode de la vie politique bas-rhinoise, l’annulation des élections sénatoriales du 26 septembre 2004.

À l’époque, la droite alsacienne se déchire, et l’on trouve en face d’un Boulanger, sénateur sortant, sûr de lui et dominateur, tout un pan des héritiers du MRP qui ne parviennent pas à se satisfaire du nouveau climat régional. En tête, Monsieur D. Hoeffel, ancien président du conseil général, ancien ministre et sénateur sortant lui aussi, pour qui le boulangisme qui s’appuie sur des combinaisons n’est pas digne de sa région. Il monte donc une liste avec Madame A. Morel et … Monsieur C. Kern [ qui vient d’être élu sur une liste centriste, en forme de revanche sur toutes les avanies imposées à Monsieur D. Hoeffel ] qui obtient 321 voix, 12,74%, sur les 2520 exprimées.

C’était aussi le temps où un conseiller municipal de Wissembourg, siégeant à l’époque sur les bancs de l’opposition et actuellement adjoint à l’écologie [ ? ], figurait en sixième position sur la liste écolo, 2,36% des voix avec 64 suffrages, l’effet "Transylvanie alsacienne" ayant encore sans doute frappé.

Un autre nom gagne à être cité, celui de Monsieur P. Marmillod, qui était tête de liste UDF "canal historique", serait-on tenté de dire, qui n’a obtenu que 218 voix, 8,65% des exprimés. Monsieur P. Marmillod, ça ne vous dit rien ? Mais si, c’était le compère du funambule lors de cette aventure électorale régionale, celle de la "Force Centriste Alsace", qui devait bousculer le paysage politique alsacien. On parlait même dans la presse de "Christian Gliech, le maire sans étiquette de Wissembourg, qui fut courtisé par la droite comme par la gauche, elle aussi soucieuse du vote centriste", comme le rapportait Libération Strasbourg, le 11 février 2010, un maire qui ne craignait pas d’affirmer qu’il avait sa conscience pour lui, quand Monsieur B. Stoessel avait sa morale pour lui, comprenne qui pourra. Notre visionnaire local poursuivait : "Force Centriste Alsace ambitionne d'offrir aux électeurs une alternative aux grands partis. C'est raté, mais il faut partir de là pour constituer quelque chose de solide en profitant d'un calendrier électoral très chargé dans les quatre prochaines années, avec des cantonales, des législatives et des territoriales", estimant que le conseiller général Monsieur P. Marmillod, co-fondateur de Force Centriste Alsace, peut être un partenaire crédible. C’est toujours amusant de chercher sur l’Internet, c’est comme aux trois J des galeries Lafayette, ou à la Samaritaine de mon enfance, on y trouve toujours quelque chose.

Bref, et pour en revenir à 2004, époque où notre conceptuel wissembourgeois n’apparaissait sur aucun écran radar, la liste Hoeffel s’estime lésée pour l’attribution du cinquième siège. Madame A. Morel, maire de Bellefosse, dépose un recours et obtient l’annulation de l’élection le 28 novembre 2004. On revote donc le 20 février 2005 avec un gros changement : moitié moins de listes, c’est Madame A. Morel qui remplace Monsieur D. Hoeffel et Monsieur P. Marmillod est à nouveau là avec l’UDF "canal historique". Finalement, rien n’est vraiment bousculé, puisque les mêmes sont réélus, la liste "Morel" perd des voix [ – 148 voix ], les listes "Marmillod" [ + 68 ] et "Richert" [ + 82 ] en gagnent, et on vous a gardé le meilleur pour la fin, la liste "Ries" fait un bond de, tenez-vous bien, de près de 100 voix [ + 99, soit un gain de près de 21% ]. Il est maintenant permis de comparer ce nombre de voix, près de 23% des exprimés, avec le piètre résultat obtenu par la liste "Bigot", moins de 18% des exprimés, sans doute faut-il voir là l’une des manifestations de l’effet "Transylvanie alsacienne" bien connu.

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