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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

semaine 37 – 1939 ± 7 – conseil municipal 28-XI-14 : insoutenable légèreté du funambulisme municipal

Belle soirée que ce vendredi où l’on jouait en matinée salle Jean-Monnet pour une séance électrique d’un conseil municipal qui tenait plus du conseil d’administration de Wissembourg-S.A. que de l’assemblée représentative du collège électoral citoyen suivie d’un concert de Francis Laffon qui a enchanté ses auditeurs, grand bravo au passage à l’association des mais de Wissembourg en général et à Jean-Philippe Zoog en particulier pour ce moment de communion, d’engagement et d’humour sur fond de tendresse, de poésie et de sensibilité.

Mais revenons-en à cette heure et demie passée dans ce qui devrait être la maison commune des Wissembourgeois quels et qui qu’ils soient et qui n’est que le champ clos des haines, des ambitions et des règlements de comptes. Cette assemblée, et singulièrement celui qui la préside, mais ses assesseurs ne sont pas en reste, brosse un portrait lamentable et pathétique d’une ville que manifestement les protagonistes de cette piètre prestation au mieux n’aiment pas, et probablement méprisent. Comment peut-on en être réduit à ce type de joute, les réflexions que la pseudo-majorité voudrait spirituelles voulant répondre aux questions ou à l’argumentation de ceux qui représentent autant, si ce n’est plus, la population wissembourgeoise.
On oublie trop que qu’avec l’ancien système, qui si bien réussi à l’actuel équipage, c’est l’opposition qui serait aux manettes, dans les mêmes conditions que la majorité actuelle a pris les commandes il y a six ans.
Oublierait-on également que les donneurs de leçons de maintien, de morale, de gestion des finances publiques, de respect, etc. sont minoritaires à Wissembourg et qu’ils ne doivent leur place qu’au ralliement peu glorieux de ceux qui ne sont que des supplétifs et qui commencent à comprendre quel jeu on leur a fait jouer ?
Bref, cette séance a été l’occasion pour quelques-uns de sortir un peu plus du bois et de manifester, une fois de plus, tout le mépris que leur inspire ceux qui ont l’audace de leur résister, et pour quelques-unes de administrer la preuve de leur savoir-faire, de leur détermination et de leur sérieux. À tel point que tel qui veut donner l’impression qu’il a réponse à tout s’est trouvé en grande difficulté, contraint à la pirouette, à la virevolte quand ce n’est pas à la colère rentrée, dont on ne dira jamais assez qu’elle et un péché capital.
Passons sur ces décisions budgétaires modificatives dont on nous dit qu’elles ne sont que des actualisations, alors qu’elles traduisent un grand désarroi financier, la commune devant maintenant faire à des engagements qu’elles a pris à la légère, le crédit-relais, ou l’emprunt-relais, faisant fonction de variable d’ajustement prospectif. Eh oui, il faut bien payer cette fichue ex-DDE, chancre architectural hérité d’un échange scabreux soi-disant négocié en juin 2008 alors qu’on nous avait assuré que l’on avait un grand projet pour le palais Stanislas. On voit où l’on en est, en recul par rapport à cette période, avec tous les inconvénients et aucun avantage. Ça, c’est du professionnalisme, n’est-ce pas Monsieur le prestigieux chef ou directeur d’un cabinet [ qui se résume à sa seule personne ], vous qui deviez, tel le deus ex machina, mettre de l’ordre dans chaos originel. Est-il permis de dire que, sous réserve d’inventaire, le doute s’est installé ?
Passons également sur ces assertions invérifiables concernant ces réservations, trente-cinq, sur les dix-huit terrains du Gumberlé ? Le maire va-t-il se laisser convaincre par les vertus du tirage au sort pour désigner les heureux gagnants de cette loterie de dupes, ces nouveaux habitants, ces gens qui, comme le maire s’est laissé aller à le formuler, "aimeraient, comme vous, Madame la conseillère municipale d’opposition avoir le privilège d’habiter cette ville" ?
Passons encore sur ces allégations selon lesquelles ce ne sont pas nos impôts qui vont payer les intérêts des prêts-relais, mais bien les futurs acheteurs, à condition qu’il y en ait, de ces terrains que l’on se disputerait.
Comme l’a fait justement remarquer une conseillère municipale qui a largement mérité les encouragements du public, mieux vaudrait finir un projet avant d’en entamer un autre, car, faut-il le préciser, le Gumberlé n’étant pas encore sorti de sa chrysalide que l’on en est à se partager les Quatre-Vents ! Réflexion simplement prudente et raisonnable de celle qui s’inquiète de ce Monopoly municipal qui nous emmène vers des zones que nous n’aimerions pas devoir explorer…
Bien entendu, celui qui se voyait déjà sénateur a eu réponse à tout, ne craignant même pas d’asséner, satisfait d’une formule qui lui a manifestement été soufflée, mais ce n’était pas la seule, que "si on n’est pas d’accord, c’est parce qu’on a le droit de ne pas vouloir développer la ville", ça ne s’invente pas.
À la décharge de notre conceptuel qui n’était pas là quand d’autres tenaient à bout de bras la flamme de la liberté de s’exprimer, il ne sait pas que ce type de réponse, c’est du "Pierre Bertrand" dans le texte ! Est-ce vraiment un compliment ?
Il a eu aussi cette délicieuse saillie qui a bien fait rire une partie du public à propos de ces fameux emprunts-relais : "– on s’apercevra vite que zéro plus zéro égale zéro." Oui, mais nous, on connaît plus : "– zéro plus zéro égale la tête à Toto" avec la question de savoir qui est Toto…
Il a aussi dit qu’il "avait un plan d’action, et pas de croyance", formule semble-t-il ésotérique que personne n’a comprise, mais ce n’est ni la première ni la dernière fois que cela nous est infligé.
Grand moment de modernité lorsque l’adjoint aux finances, qui lit laborieusement le pensum qu’on lui inflige nous a expliqué que la collecte de la taxe de séjour passant par la location d’un logiciel, et donc d’une entreprise privée, "nouveaux térritoires", notre petite écomouv locale, recommandée par le président-de-l’office-de-tourisme-que-je-salue, se fera "online", et comme ce sera "online", ce sera moderne et direct et inaperçu et tout ceci et tout cela, "online" bien entendu. Au passage, la taxe en question va augmenter de 40% à 100%, mais comme ce sera "online", tout ira pour le mieux. "online" on vous dit ! Au passage, ça coûtera € 1 400,00 par an pendant trois ans, mais quand on aime, on ne compte pas.
Puis est venu le chapitre "subventions aux associations". Si les € 142,00 à l’association sports & loisirs de l’écoles Saint-Jean-Ohleyer n’ont pas posé plus de problème que les € 529,00 de l’association des familles de Weiler [ qui organise aussi la soirée des aînés, s’est crue obligée de préciser l’adjointe domiciliée dans l’annexe ], il n’en a pas été de même pour les € 2 000,00 sollicités par l’association ex nihilo, organisatrice des deux animations annuelles de théâtre de rue. L’adjoint chargé des associations, également 1er adjoint, a précisé qu’en commission des finances il avait voté contre cette subvention, soutenu illico par le maire qui a précisé que s’il saluait le travail de cette association, il ne s’en abstiendrait pas moins, ajoutant que s’il avait été en commission, il aurait proposé qu’aucune somme ne soit allouée à cette association qui présente des budgets prévisionnels qui minorent les recettes de façon à fabriquer des déficits pour justifier des subventions. Il a pris pour exemple la billetterie qui prévoit € 3 500,00 alors que les spectacles précédents auraient généré € 6 000,00 ou € 7 000,00 de recettes. Là-dessus, une conseillère d’opposition fait valoir que d’autres associations ont reçu des sommes autrement plus importantes et en entame la litanie, ce qui a pour conséquence de contrarier fortement le maire qui se laisse emporter à "– la ville soutient beaucoup d’associations, nous avons même soutenu l’insoutenable, demandez au monsieur qui bougonne !".
Un mot d’explication. Peu de temps auparavant, j’ai fait un certain nombre de remarques en maugréant, ce qui m’a valu une réprimande à laquelle j’ai répondu en disant que je bougonnais ; on me reprend sur le thème "– il faut se taire" ou quelque chose d’analogue, à quoi j’ai répondu que, tel La Flèche dans l’Avare, je parlais à mon bonnet ! On en remet une couche d’un "– je demande le respect !" que je ponctue : "– oui, le respect, dans les deux sens !" et on en reste là.
Bref, ex nihilo recevra € 750,00 et aurait mieux fait, selon moi de ne pas s’humilier à demander quoi que ce soit à des gens qui n’ont que rancœur, rancune et rancissure en tête.
Puis on est reparti dans ce jeu de chaises musicales auquel nous sommes maintenant soumis : la sécurité sociale va déménager [ avant fermeture probablement ? ] dans l’ancienne perception qui abritait l’U.P.T. qui est maintenant dans l’ancien tribunal, dit maison des associations et des services [ M.A.S. si l’on s’en tient aux règles ordinaires des acronymes ]. Au passage, rappelons que l’ex-ANPE dite Pôle-Emploi va s’en aller au Gumberlé et que la perception va retrouver la compagnie de l’hôtel des impôts. On n’en sait en revanche pas plus sur les prochaines affectations tant du palais Stanislas que de la Sous-préfecture dont l’accès nous sera interdit à partir du 1er janvier 2015.
Les différentes acquisitions de terrains, de parcelles, de bandes ou que sais-je encore n’ont pas grand intérêt et relèvent de la gestion administrative ordinaire. Quant à la vente de l’ex-DDE, elle clôt provisoirement un chapitre gris de l’histoire politique locale.
Il y a eu un accrochage au sujet de la collecte des vêtements. On reconduit une convention votée lors du conseil municipal du 11 septembre 2012 au sujet de laquelle on écrivait ici que
"Avant, c’était les associations caritatives qui organisaient la collecte des vêtements usagés. Depuis l’avènement des libéralistes, on en a fait un marché qui doit générer des bénéfices. Ainsi, la commune de Wissembourg s’en remet-elle à une entreprise spécialisée dans le traitement et le recyclage des déchets pour collecter les vieux vêtements. Mouais, c’est en-deçà de la limite, mais pas du côté qu’on aime."
Et il n’y a rien à ajouter à cela, sinon que personne n’est en mesure de donner des précisions autres qu’étrangement vagues sur ce "prestataire de service" à qui on donne le droit d’occuper le domaine publique pour collecter des vêtements dont on ne sait à quoi ni à qui il les destine.
Prenant un melon pas possible, Wissembourg va rejoindre les villes du Rhin supérieur qui assument des fonctions d’impulsion et d’attractivité de premier plan, comme on l’écrit, un brin prétentieux, sur la note de synthèse. Pourquoi pas, mais pourquoi ?
Bonne transition pour le point 18 quand une conseillère d’opposition a interpellé le maire en lui demandant s’il était inquiet de voir tous ces commerces fermer le long de la rue Nationale ?
Pris au dépourvu, il a répondu … par des questions, sommant son interrogatrice de lui donner les raisons pour lesquelles ces commerces fermaient, et agrémentant son babillage de quelque anecdote sans intérêt sur ces gens de Soultz-sous-Forêts qui seraient venus à Schweigen pour faire des courses chez DM avant d’aller manger en ville, on se serait cru dans la cour de récréation quand il y en a un qui raconte une histoire qu’il en train d’inventer. Bien entendu, pour parler au maire, il faut connaître le nombre des patentes, faute de quoi, on doit commencer par réviser sa leçon, mais surtout, il faut prendre de a hauteur, se livrer à une introspection, et se mettre dans la tête que le commerce, c’est comme la médecine, l’industrie ou l’enseignement, c’est une affaire de professionnels. Et on peut le croire, venant de quelqu’un qui a fait ses preuves, où qu’il ait exercé.
Malheureusement pour moi et pour vous, chers lecteurs, je devais aller dare-dare au relais culturel pour le concert dont je parlais plus haut, durant lequel j’avais une place au premier rang, juste devant celles et ceux à qui on avait réservé des places, évidemment parce qu’ils les avaient achetées avant moi. Ce qui m’a valu d’avoir le maire pratiquement dans le dos, qui a vite compris qu’il était vain de vouloir parasiter la soirée avec ses réflexions de miroir.
Par la suite, j’ai appris qu’il y avait encore du petit bois qui s’était cassé salle Jean-Monnet, mais sans plus de détail.

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LA FLÈCHE: La peste soit de l'avarice et des avaricieux!
HARPAGON: Comment? que dis-tu?

LA FLÈCHE: Ce que je dis?
HARPAGON: Oui: qu'est-ce que tu dis d'avarice et d'avaricieux?
LA FLÈCHE: Je dis que la peste soit de l'avarice et des avaricieux.
HARPAGON: De qui veux-tu parler?
LA FLÈCHE: Des avaricieux.
HARPAGON: Et qui sont-ils ces avaricieux?
LA FLÈCHE: Des vilains et des ladres.
HARPAGON: Mais qui est-ce que tu entends par là?
LA FLÈCHE: De quoi vous mettez-vous en peine?
HARPAGON: Je me mets en peine de ce qu'il faut.
LA FLÈCHE: Est-ce que vous croyez que je veux parler de vous?
HARPAGON: Je crois ce que je crois; mais je veux que tu me dises à qui tu parles quand tu dis cela.
LA FLÈCHE: Je parle. Je parle à mon bonnet.
HARPAGON: Et moi, je pourrais bien parler à ta barrette.
LA FLÈCHE: M'empêcherez-vous de maudire les avaricieux?
HARPAGON: Non; mais je t'empêcherai de jaser, et d'être insolent. Tais-toi.
LA FLÈCHE: Je ne nomme personne.
HARPAGON: Je te rosserai, si tu parles.
LA FLÈCHE: Qui se sent morveux, qu'il se mouche.
HARPAGON: Te tairas-tu?
LA FLÈCHE: Oui, malgré moi.

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