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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Semaine 46 – 1872 ± 7 – numéro 73, relais culturel, pétition

Premier point : comme Pumpernickel n°73 est maintenant dans les boîtes à lettres des Wissembourgeois, celles des vrais, des faux, des peut-être, des sans-doute, des occasionnels, des réguliers, des comme-ci et des comme-ça, qu’il est en place dans les quatre points de vente [ on peut aussi l’acheter, c’est un euro, et plus si affinité ] et que les envois postaux ont été faits aujourd’hui, il est mis en ligne. Vous pourrez le télécharger ci-dessous.

p.s. : oui, il y a pas mal de fautes, relevées après coup, mais il faut tout faire, et ceux qui ont à redire n’ont qu’à se signaler, ils seront embauchés, bénévolement, comme le directeur de publication également rédacteur en chef tout comme maquettiste et coursier d’ailleurs ; merci aux volontaires.

Second point : le relais culturel avec la réalisation de la prophétie de Pierre Bertrand qui annonçait la municipalisation lors d’un conseil municipal, c’était le 3 juillet 2009. Et voici ce que vous pouviez lire sur le compte-rendu de Pumpernickel :
Point numéro 3 : nouvelle convention avec l’association de gestion du relais culturel
La mairie profite des travaux pour reprendre la main. Elle met un terrain municipal à disposition sur lequel un chapiteau sera dressé. Cela amène à modifier l’article 6 pour redéfinir la gestion des murs.
Mais dans un an, il y aura une nouvelle convention avec l’association qui restera maîtresse de la programmation artistique. Pour le maire, il s’agit de redéployer les moyens et d’utiliser plus amplement une structure qui est fermée 3 mois durant l’été. De plus, dès que la médiathèque sera installée, il s’agira d’un service municipal [ comme l’est devenue l’ancienne bibliothèque du relais, municipalisée dans le cadre de la reprise en main financière intervenue à la suite du rapport de la chambre régionale des comptes en 1992. ].
Le maire répond par l’affirmative au maire-délégué d’Altenstadt qui veut savoir si la décision de ce soir ne concerne que la convention temporaire.
Puis le chef de file de l’opposition prend la parole, et se dit interpellé par cette “ dénonciation ” de convention. Veut-on municipaliser ? Qu’envisage-t-on vis-à-vis d’une association qui a organisé le sauvetage du relais [ en 1992, ndlr ].
Le ton monte, et le maire se défend de vouloir municipaliser, il veut seulement faire fonctionner l’équipement à 100% et non à 75%. Sans oublier que l’association a laissé s’accumuler plus d’un million de francs de déficit [ 150 000 euros, c’était la période 1992 ] et qu’il faut maintenant financer 35 000 euros d’indemnité dans le cadre du licenciement de l’ancien directeur. En reprenant la main sur les bâtiments, la municipalité veut éviter les dérives.
Reprenant la parole, le chef de file de l’opposition fait part d’une affaire qui court, et qui va bien au-delà des 35 000 euros [ mais de quoi s’agit-il ? c’est un peu léger de s’exprimer de cette façon quand on est investi de responsabilités électives. ndlr ]. Après tout, continue-t-il, l’ancien système est excellent. Et donnerait-on le stade de football ou l’étang de pêche à n’importe qui comme la mairie envisage de le faire ? Ou la la, ça chauffe !
Non, répond le maire, il s’agit d’aligner le fonctionnement du relais sur ce qui existe ailleurs, où l’on est plus ou moins municipalisé. Il faut ouvrir le bâtiment !
Le chef de file de l’opposition reprend alors la parole pour affirmer que c’est bien contrainte et forcée que l’association passe sous les fourches caudines de la mairie [ “ Mais ne dites pas n’importe quoi, Monsieur Bertrand ! ” lui répond le maire. ndlr ].
Comme s’il voulait jouer les pompiers, le maire-délégué d’Altenstadt demande si le conseil municipal sera associé à la rédaction des nouveaux statuts.
Mais, c’est du ressort de l’association, répond le maire, qui précise que les représentants de la municipalité tant au bureau qu’au comité pourront agir à ce moment-là. Et on ne touchera pas aux prérogatives de l’association quant à la programmation culturelle, et on ne licenciera personne, et il y a eu trop de malentendus, et si on passait au vote ?
Adopté avec 5 contre.

Si l’on comprend bien, ce dont le maire de maintenant s’est défendu face aux mises en garde du maire de naguère est en train de devenir réalité.
On n’y gagnera rien, si ce n’est une mise sous tutelle de l’expression artistique via une programmation que l’on peut faire en 20 minutes sur l’Internet, comme chacun sait. Nous aurons alors droit à des soirées à haute valeur ajoutée morale et éducative du genre de celle qui nous a été imposée il y a un mois, le bon goût et la distinction en prime.
Il est encore temps de faire comprendre l’essentiel à celui qui a vraiment la tête près du bonnet. Le peuple n’ayant pas encore été dissous, il peut se faire entendre via une pétition qu’il est important de signer, en l’accompagnant des raisons pour lesquelles on est opposé à l’entreprise de démolition patiente, systématique et méthodique menée depuis quelques années. Que l’on ne s’y trompe pas : quand on aura fait son affaire à l’association de programmation du relais culturel, on s’en prendra à une autre, puis à une troisième, afin de normaliser la commune et d’en faire le champ-clos des petits appétits de médiocres ambitieux.

 

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