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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Semaine 47 – 1867 ± 7 – encore un spectacle déficitaire au relais ! – pétition

Hier soir, c’était grosse commission dans la grande salle ! Même s’il y avait le chef de cabinet, on ne peut pas dire qu’il y avait grand monde, hormis tous les obligés, requis, obligatoires, suivants, caméristes et autres laquais. En tout, une cinquantaine de personnes probablement dont une quinzaine n’appartenant pas au sérail d’un "continuons ensemble" sensiblement rétréci. Ce n'est pas comme ça qu'on va renflouer les caisses du relais !
De quoi parlait-on ? Aussi curieux que cela puisse paraître, qui plus est un an après des élections catastrophiques pour ceux qui sont arrivés en tête, réalisant un score minable pour des sortants, pourtant à les entendre doués d’un si brillant bilan, on en est à définir le projet de ville, ou le projet pour la ville comme on veut. Eh oui, on ne rêve pas, après plus d’un sexennat, ceux qui nous racontaient que ça allait être "ensemble autrement" en sont "encore à se demander, après tant et tant d’années, à quoi ça sert de vivre et tout, à ça sert en bref d’être né", comme le chantait François Béranger dans "Tranche de vie", les convictions en plus ou en moins, c’est selon.
Que s’est-il donc dit ? En fait, pas grand-chose, à tel point que ceux qui n’étaient pas là en service commandé avaient l’impression que tout était déjà fait, y compris la distribution des rôles, comme dans les films, avec le vieux routier, le candide, le technicien, l’opérateur, chacun essayant d’en faire plus que l’autre dans le sérieux, l’honnêteté, l’intelligence, la hauteur ou la distance. À tel point qu’il y a eu ce moment de trouble quand le maître de cérémonie qui nous recevait chez nous [ car le relais nous appartient, qu’il le sache ! Et d’ailleurs, il a payé combien pour la location de la salle ? Et le personnel municipal mobilisé pour la mise en scène, ce sera facturé à qui ? ] a tenu à indiquer qu’il ne fallait pas croire que les rôles avaient été partagés entre un intervenant et lui… S’il a éprouvé le besoin de le préciser, c’est sans doute qu’il y avait déjà un malaise, non ?
Réflexion
Ça aura été le mot de la soirée, sans que l’on sache s’il s’agissait de travail cérébral ou plus simplement d’un dispositif de miroir, qui réfléchit, comme chacun sait. Mais alors, des réflexions il y en a en veux-tu en voilà, sur tout et n’importe quoi, la largeur des trottoirs ou la plantation de quinze peupliers, les sens interdits ou le secteur Gare-Pépinière, où là, c’était une grosse réflexion, parce que le secteur bougera [ on est déjà la transportation chère aux auteurs de science-fiction… ]. On réfléchit aussi sur les cheminements dont un architecte dont personne n’est capable de citer le nom aurait dit qu’il faut d’abord organiser ceux qui existent avant d’en créer d’autres [ c’est vrai qu’il fait être architecte pour énoncer ce genre de tautologie ].
Au détour de l’une de ces tirades qui sont autant d’hommages à la finesse et aux subtilités de la langue française [ "… la commission doit regarder ce qu’il faut en termes d’équipements divers et variés…" ou bien "… quand on fait quelque chose, il faut voir les répercussions que ça a derrière…" ou encore "… on n’est pas sur les petits problèmes généraux de la ville…" (la prochaine fois, on s’intéressera peut-être aux grandes questions particulières…) sans oublier que l’on doit "
rentrer dans la thématique sans vouloir ne faire que de la théorie…" ], on a appris que la commission allait tout mettre à plat, affirmation plus ou moins démentie une petite heure plus tard, on était un peu perdu, mais qu’importe.
Thématique
L’autre terme utilisé a été celui des thématiques mais c’était non pas pour aborder les grands sujets [ culture, société, économie, mobilité, … ] mais plutôt pour saucissonner l’espace communal en opérations d’urbanisation. Ainsi voyait-on apparaître un plan de la ville constellé d’hexagones et d’ellipses aux diverses couleurs censés nous faire approcher la démarche plutôt cahotante, si ce n’est chaotique, d’une mairie en mal d’imagination. On "subdivisionne" la commune en pseudo-quartiers que l’on va traiter, en fonction de quoi d’ailleurs, selon quels critère, calendrier, objectif général, fonction principale. Tout cela est resté intégralement flou, masqué derrière une phraséologie souvent incompréhensible, des interrogations complètement décalées ou des appréciations subjectives déplacées. Ainsi a-t-on appris que le maire aime le spectacle de la zone ex-artisanale qu’il a mise en place au sud de l’ex-allée des ex-peupliers… Comme disait mon grand-père, il en faut pour tous les goûts, et il y en a certain qui préfèrent les choux… Au passage, jamais avare de conseil, il suggère que le supermarché Match rénove ses abords. Sans commentaire.
Problématique
Le troisième terme aura été celui de la problématique dont il faut rappeler qu’elle est la formulation découlant de l’examen attentif d’un problème soumis à la réflexion, la vraie, pas celle du miroir. Par exemple, "Pourquoi le suffrage universel est-il important en démocratie ?" ou bien "En quoi la cigarette est-elle un moyen de socialisation des jeunes ?" On pose une question à laquelle on répondra en argumentant. Ce n’est pas du tout ce qui a été proposé hier soir quand on a confondu, par ignorance ou forfanterie, problème posé et problématique. Il en a découlé une grande confusion dans un déroulement que l’un des intervenants n’a pas hésité à qualifier de mise en scène, ce qui n’était pas totalement immérité.

Au passage, on aura tout de même appris
au chapitre des travaux à venir :

  • que les travaux dans l’ancienne synagogue, où l’on va claquemurer les collections d’un musée Westercamp qui n’est pas près de rouvrir, vont commencer à la fin de 2015,
  • que le gymnase municipal serait rénové d’ici quatre ans,[ soit dit en passant, on se rappelle que les travaux de rénovation du musée Westercamp devaient débuter en 2011 pour être terminés en 2013, pour le centenaire de sa création ; on a vu ce qu’il n’en était pas ! ]

au chapitre des occupations diverses :

  • que la commission "ville – entreprises", ne va pas tarder à être réunie,
  • que la commission "circulation", qui n’a pas été réunie depuis pas mal de temps va être convoquée,

au chapitre des engagements :

  • que l’on n’a rien à attendre de la mairie qui ne semble pas vraiment concernée par la catastrophe "Stanislas" [ puisqu’à la question posée, on a répondu en posant une question : qui paie ? ]

Finalement, la seule intervention intéressante aura été celle proposant un axe de développement pour Wissembourg, pour que cette ville que nous sommes quelques-uns à aimer, retrouve dynamisme et joie de vivre tout en procurant du plaisir tant à ceux qui l’habitent qu’à ceux qui la visitent. Tirant de son histoire de bonnes raisons d’attirer les voyageurs [ Pumpernickel les préfère aux touristes ], ce serait effectivement une idée à creuser. Tout ne se faisant pas tout seul, dans tous les sens du terme, cela ne pourrait s’envisager qu’en allant chercher autour de nous les moyens qui nous manquent, financiers en particulier. Il est vrai que compte tenu du marasme qui s’installe durablement, et du manque d’imagination de celui dont personne n’a la cruauté de rappeler qu’il avait la charge du développement économique intercommunal, les solutions ne peuvent venir que de têtes nouvelles, vraiment novatrices, sachant écouter et se remettre en question, disposées à mettre leurs courtes ambitions en sourdine, ayant compris que seul l’effacement de leur personne est de nature à laisser éclore les solutions qui s’ébauchent alentour.
Mais tout cela était absent de ce dérisoire "one man tiédasse", surjoué dans une salle surdimensionnée au public étique.
Dire que l’on s’est ennuyé est faible. Est-on pour autant déçu ? Bien entendu que non, puisque, c’était stable dans la médiocrité. Entendre que "l’avenir de Wissembourg sera configuré derrière les évolutions constatées qu’il convient d’accompagner" signe la stratégie de résignation qui est à l’œuvre. Le plus triste, c’est que personne n’en est étonné.

Naturellement, pendant ces deux heures, aucun mot sur ces centaines de signatures au bas de la pétition intitulée "sauvons le relais culturel de Wissembourg", plus de 1 300 au moment où ces lignes sont écrites. Assurément le maire, et la municipalité toute entière mesurent-ils le degré d’impopularité qu’ils ont maintenant, avec ce palier, accessible, des 1 422 signatures, autant qu’ils auront réuni de suffrages lors de ces élections d’il y a un an, "gagnées" dans des conditions qui ne laissent pas d’interroger.
Bref, cette première année de mandature se termine mal pour eux, et pour Wissembourg qu’ils entraînent dans leur spirale négative. Et ce ne sont de pathétiques opérations de propagande, de "communication" comme ils disent, qui vont y changer quoi que ce soit. là aussi, c’est stable.

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