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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

semaine 50 – 1843 ± 7 – ce soir au conseil municipal !

semaine 50 – 1843 ± 7 – ce soir au conseil municipal !

est-il raisonnable de croire qu’il est déjà trop tard pour enrayer une machine mise en route par une municipalité si mal élue ( moins du quart des électeurs inscrits ], qui a malheureusement pu bénéficier du soutien au moins implicite d'une grande part du conseil d'administration de l'association de programmation du relais culturel ? mais est-il raisonnable d’être raisonnable ?
ce soir, sonnera-t-on le glas d’une organisation autonome, à défaut d’être indépendante, de l’expression culturelle à wissembourg ? il est malheureusement probable que oui, et que notre commune, celle qui appartient aux [ plus des ] trois quarts de ses habitants qui se reconnaissent pas dans la minorité qui les régente, rejoindra la lamentable cohorte de ces collectivités locales où l’on reprend en main, où l’on signe la fin au prétexte de la "crise" [ il est courant d’invoquer les "réalités" financières face aux prétentions des saltimbanques ], alors que c’est aujourd’hui plus que jamais qu’il faut investir dans ces lieux pour créer ce second terme de l’alternative face à la menace des obscurantismes de tout poil qui s’en prennent à la République [ il s’agit là de la reprise du commentaire laissé par bernard bloch, metteur en scène ( il a mis en scène le spectacle de chanson de françis laffon en décembre dernier ), comédien, directeur artistique d'une compagnie conventionnée par la drac île-de-France quand il a signé la pétition demandant l’annulation de la délibération réduisant la subvention au relais ].
on peut regretter que la mobilisation ait été sollicitée tardivement, mais force est de constater qu’elle est impressionnante [ près de 2 000 signatures pour cette pétition ] et qu’elle ne devrait pas passer inaperçu lorsque l’on abordera ce point névralgique. il faut faire sortir les histoires du cénacle fermé dans lequel on a prétendu les enfermer, et cette pétition a été un excellent moyen de le faire.
il est aussi primordial que celles et ceux qui ce soir prendront la décision autoritaire de mise sous la coupe municipale, et du même coup sous celle du service de propagande dit de "communication", le fassent publiquement, et qu’on leur demande de lever la main pour indiquer qu’ils sont d’accord [ pas de "qui s’abstient ?", "qui est contre ?", mais plutôt "qui est pour ?" ] afin qu’ils s’engagent de façon claire et déterminée, au vu et au su de la collectivité.
comme on n’est pas comme eux, on ne leur demandera pas combien d’abonnements au relais ils ont pris ces sept dernières années, combien de spectacles ils y ont vu ou combien de fois ils ont payé leur place, ce serait méchant.
pour la suite, il est maintenant grand temps de multiplier les espaces de liberté où les potentats locaux, ou leurs larbins, n'ont pas leur place tant qu'ils mettent la pression sur les créateurs au nom des subventions qu'ils distribuent comme autant de prébendes. en fait, ne sommes-nous pas capables de nous débrouiller sans eux, parce que nous n'avons pas besoin de leur suffisance et de leur prétention. quand on est juste bon à faire des économies de bouts de chandelle en sabrant dans les animations populaires [ cf la pentecôte au rabais qu’on nos mitonne ], on est définitivement disqualifié pour envisager toute discussion ultérieure.
ne lâchons rien et méditons les paroles cette chanson intemporelle de Jacques Brel, "les bourgeois" sachons être des peigne-culs qui montrent leur derrière à tous ces maître joj et tous ces maître pierre, confis dans leurs certitudes et sclérosés dans leur ignorance.

face à tout cela, l'échange épistolaire entre l'un qui se désole de ne pas pouvoir voter pour un tandem de gauche aux prochaines élections départementales et l'autre qui regrette de ne pas avoir été sollicitée pour être candidate apparaît totalement décalé. à quoi cela ressemble-t-il ? ne peut-on voir là l'expression d'un grand désarroi de ceux qui ont, un temps, été synonyme de justice sociale, de démocratie ouverte et de société fraternelle face au tsunami des haines, des anathèmes et du repli ? il est bien temps, après toutes ces années durant lesquelles on a savonné la planche de ceux avec qui on a refusé de faire un bout de route "ensemble", et pourquoi pas "autrement", de se lamenter parce que l'on s'aperçoit que l'on a brûlé tous ses vaisseaux, réduisant à néant, en quelques mois, ce que l'on avait mis des lustres à constituer.
entre nous, qui a vraiment envie de voter pour un candidat socialiste maintenant ? probablement pas un-e seul-e électeur-trice progressiste !

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