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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

semaine 50 – 1845 ± 7 – conseil municipal 06-III-15 : passage en force

Un exemplaire du compte-rendu du dernier conseil municipal [ 30 janvier 2015 ] a été adressé par courriel [ et non "par mail" ] à chaque conseiller le 25 février 2015.

Finances communales
On entre dans le dur avec un "débat sur les orientations budgétaires" qui est obligatoire, et donc contraint. Les années précédentes, cela nous avait valu la lecture fastidieuse d’un pensum auquel l’officiant lui-même ne semblait même pas croire. On pourra résumer l’exercice en utilisant un substantif à la mode, "austérité", même si on va nous abreuver de précautions oratoires qui ne convainquent plus personne, par l’usage répété jusqu’à la nausée de "l’ajustement" qui en est l’avatar. On attend même la délicieuse saillie de l’un ou de l’autre selon qui les impôts n’augmenteront pas, alors que d’une part cela n’est pas vrai et que d’autre part, cela n’est pas le problème.
Pas vrai parce que même si les taux restent stables, les abattements ayant été baissés, la douloureuse sera d’autant augmentée ; par ailleurs, la "revalorisation" de 0,9% décidée par la loi de finance augmente mécaniquement le montant de l’impôt [ cette "revalorisation" est savoureuse en ce qu’elle est contradictoire avec tous les discours des observateurs de la situation économique qui nous serinent que l’inflation est négative et que l’immobilier baisse, comprenne qui pourra… ].
Pas le problème parce que tant que la collectivité aura à payer un directeur de cabinet [ auquel le maire a droit, et chacun sait que ce qui est légal est intégralement moral ], sorte de "la voix de son maître" auquel la collectivité loue un logement à un loyer étonnant, chacun est fondé à se demander à quoi est utilisé l’argent issu de la collecte de l’impôt. Et le reste, c’est du bavardage.
On va donc nous inonder de "chiffres" à défaut de nous éclairer sur les nombres et ce qu’ils représentent, on nous traitera comme des enfants en jouant au pédagogue d’un soir qui va montrer à celles et ceux qu’il maintient dans l’ignorance des vraies décisions combien il est puissant, lui qui détient l’essentiel de l’information, et, croit-il, de la connaissance.
Formons le vœu que les élus de l’opposition présentent un contre-projet, tout simplement, qui ne mettent pas à mal les festivités de Pentecôte, la programmation de la saison culturelle du relais du même nom, et qui propose que les élus consacrent leur énergie à faire revenir à Wissembourg des industries novatrices, transformatrices et valorisantes plutôt que de vendre le patrimoine foncier à des marchands d’illusions.
La dette fera sans doute l’objet de quelques remarques plus ou moins malveillantes, avec encore et toujours un exercice d’équilibrisme entre bonne et mauvaise dette comme il y a bon et mauvais cholestérol. Tout cela reste lamentablement dérisoire et plus ou moins dépourvu d’un réel intérêt. Cela dit, tous ces prêts relais finissent par nous coûter pas mal de bâtons, et leur remboursement, basé sur des conjectures, apparaît plus qu’hypothétique.
On rigole déjà en devant lire que c’est la nouvelle politique d’achat [ NPA ] qui va permettre € 6 000,00 d’économie : nous qui croyions que cette NPA était déjà à l’œuvre depuis 2008…
Au hasard, on apprend, qu’il y aura la énième cuisine installée cette fois dans ce qui est appelé, en toute humilité, "maison de l’Éducation", juste en face de la mas, maison des associations et des services, où l’on installé une cuisine il y a peu. "Wissembourg, ses maisons et leurs cuisines", joli slogan !
Au hasard de la lecture, € 85 000,00 pour aller faire des plans de la Lauter [ oui, pourquoi pas ? ], ou € 4 000,00 pour un déshumidificateur d’air à la mas, dont la remise en état n’est tout de même pas si lointaine.

Ce sera à peu près du même jus pour le budget eau, autant que l’on s’ennuyer ferme, mais on comprendra pourquoi tout à l’heure.

Petit problème sémantique avec le point 4 : on parle de budget lotissement artisanal allée des peupliers, première et seconde tranches, alors qu’il s’agit d’une zone commerciale analogue à toutes celles qui défigurent durablement la quasi-totalité des entrées des communes qui s’imaginent d’une quelconque importance.
Mais peu importe, on fait comme si, allant même jusqu’à trouver tout simplement réussi cet alignement de boîtes plus ou moins mal bariolées où les hard-discounters se font face : quelle dérision !
Mais il paraît que les affaires marchent, et que la commune, déguisée en agent immobilier, y fait d’excellentes affaires, du moins si l’on s’en tient aux promesses. Mais chacun se rappelle que "nous ne ferons pas de promesses".
Près d’un million d’encours sur le Gumberlé, mais pas de problème, nous avons la situation bien en main, car il y a des promesses. Ah, les promesses !
On continue avec les promesses pour la zone de la Pépinière, où là, c’est un demi-million qui est en jeu, mais soyons confiants, car ceux qui nous font des promesses vont sans doute les tenir.
Encore une louche pour un lotissement dit des 4-Vents où l’encours est à trois quarts de million, une paille, une misère qui sera épongée dès que l’on se sera refait au prochain coup de dé.
Peu de choses sur le Steinbaechel si ce n’est qu’il reste une ardoise de € 200 000,00 pour ce qui devait être le projet-phare de la mandature précédente. Hum, hum !

Ce n’est que maintenant, après que tout le monde aura été endormi par l’énumération de tous ces budgets, chiffres et autres projets que l’on va traiter de ce que tout le monde attend autant qu’on le redoute, le relais culturel, dont le nouveau nom, ridicule, a été soufflé à la municipalité par une agence de réclame publicitaire qu’elle a payée.
Comme tout le monde l’a compris, et comme cela avait été dénoncé par l’ancien maire de Wissembourg, le futur ex-conseiller général, Monsieur P. Bertrand, on est arrivé à l’aboutissement du processus de municipalisation du relais culturel que l’on va appeler, dans la droite ligne de la novlangue en cours au château, "modification du modèle organisationnel de la programmation de la saison culturelle de la Nef, aujourd’hui assurée par l’Association de Programmation du Relais Culturel de Wissembourg (APRCW)".
Dans une sorte d’aveu, l’exposé des motifs fait partir le coup dès 2008, signe que si l’on n’avait aucune projet pour le musée Westercamp [ et de ce côté, c’est stable, rien en vue ], on avait déjà un plan de dépeçage patient, méthodique et progressif du système d’administration du relais, comme si un compte devait être réglé, et ce pour des raisons qui nous échappent. Passons sur les détails tant du serrage de garrot que des montants des subventions, oublions le rappel innocent de projets qui n’ont pas abouti à ce jour, voilons les hypothèques qui pèsent sur les subventions, négligeons le fait que l’association de programmation n’ait toujours pas
entériné le harakiri qu’on lui impose en réduisant sa subvention de près de 30%, et intéressons-nous à la suite.
En fait, si on passe à la régie municipale, c’est d’une part pour faire comme les autres [ cf Soultz-sous-Forêts ] et d’autre part pour rendre un meilleur service public à l’habitant [ doit-on préciser qu’il s’agit en l’occurrence de l’habitant de Wissembourg, puisqu’il a fortement été question de ne plus payer pour offrir aux habitants des communes voisines un équipement payé par les seuls Wissembourgeois ; c’est d’ailleurs la même rhétorique localiste et chauvine qui est en usage pour l’école de musique, ah, l’école de musique, son directeur, ses innombrables élèves, son auditorium, son orchestre philharmonique,… ] tout en faisant des économies. Et on va aller vite, en confondant urgence et vitesse, tout devrait être bouclé dans six mois.
Pour les employés, ils ont le choix entre le licenciement ou le statut d’agent public non titulaire nommé sur un emploi accessible sans concours ; un peu comme le directeur de cabinet ?
Et tout cela alors que les modalités du nouveau schéma de fonctionnement en régie municipale fera l’objet ultérieurement d’une délibération du Conseil Municipal, après avis du comité technique, c’est-à-dire que l’on en est encore aux conjectures, du moins publiquement.
Une fois repris par la commune, les employés verront rappliquer celles et ceux qui nous connaissons bien, et qui excellent déjà dans les tâches qui leur ont été confiées en "organisant" les fêtes et festivités ou en écrivant de laborieuses dithyrambes dans le journal de propagande municipale.
Mention spéciale pour ce comité Théodule dit "comité permanent pour le suivi de la programmation annuelle" qui regroupera entre autres des associations comme la KDB. Tiens au fait, pourquoi la KDB ? Bingo, parce que du temps de son fondateur, Monsieur D. Alber, le relais, c’était le Dominicain [ bien oui, puisqu’il avait été installé dans un ancien couvent de dominicains ] et la troupe celle du petit dominicain. On peut toujours essayer la même chose avec cette nef, qui n’est pas celle des fous. Bref, ce comité rassemblera le plus de monde possible afin de pouvoir être manipulé dans les meilleures conditions, du classique.
Accessoirement, ce tour de passe-passe aura pour effet d’interdire le conseil municipal à l’une des élues d’opposition, et, ironie, de faire rentrer l’ancien maire de Wissembourg au conseil, qui retrouvera alors une pratique qui avait été la sienne lorsqu’il avait mis l’archiviste de la commune, Monsieur B. Weigel, sous pression pour l’éjecter du conseil municipal. Ah la mémoire !

On expédiera les affaires courantes jusqu’au point 14 quand le conseil sera invité à entériner l’une de ces merveilles de formalisme dont on a le secret. La commune va mettre quelques-uns de "ses" fonctionnaires à la disposition du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) dont il est l’émanation, un pur chef-d’œuvre ! La lecture des attendus et des motifs est désespérante de juridisme étroit. Mais, quand on n’a pas autre chose à proposer, on s’occupe avec les miettes de ses poches, et surtout si c’est la chambre régionale des comptes qui le demande, et dont on attend, serein, le rapport d’inspection. Car on met au défi quiconque de prouver quoi que ce soit, en dénichant quelque commencement de preuve que ce soit, puisqu’il n’y a rien à trouver, on connaît la chanson.

Puis on reprend l’expédition des mesures d’administration courante avec deux embauches, dont l’une en contrat dit d’accompagnement dans l’emploi au service du personnel de la mairie, la poursuite du chantier de restauration des remparts et de ses abords, démarré en juillet 2006, qui a pour objet la restauration du mur d’enceinte, la création de cheminements piétonniers et l’entretien des abords, ou encore la réalisation du document unique d’évaluation des risques professionnels.

On devra sans doute attendre le dernier point, numéro 19, dit "divers" pour en savoir plus sur l’activité de ces "commissions", ces espaces de réflexion que seraient ces instances mal connues qui ont été votées (sic) fin octobre dernier, ces comités consultatifs au sens du CGCT. L’impatience nous étreint.

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