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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

ambiance plombée_dernier conseil municipal de l’année_Altenstadt.

Se trompant de procès en éliminant dans les formes les plus exécrables celui des adjoints qui n’a peut-être pas donné le maximum au service de la collectivité, la municipalité a réussi à donner un peu de couleurs à une opposition réduite à batailler sur les termes du contrat qui va lier la commune … à l’aérodrome de Schweighofen ! Certes les nuisances liées à un usage déraisonnable des années durant [ vacarme intempestif de l’avion des parachutistes au-dessus des habitations, longtemps nié par les zozotorités du village “ associé ” ] en ont exaspéré plus d’un. Certes, l’action, même tardive, de l’ancien équipage a réussi à mettre un terme aux agissements d’un “ club de parachutisme ” qui recruterait dans toute l’Allemagne, selon le chef de file de l’opposition, mais quand on en est réduit à ce type de débat, et que pour marquer sa différence, on prétend qu’un bail de 10 ans révocable à la troisième infraction constatée n’est pas suffisant et qu’il faudrait un bail annuel tacitement reconductible, admettons que pour ceux qui avait le bec grand ouvert au nom des dossiers qu’ils connaissaient par cœur et qui étaient si complexes qu’il fallait au moins 5 ans pour les comprendre, c’est un peu léger. Mais peu importe, ils ont réussi à animer une pseudo-discussion sur un non-sujet et à donner l’illusion qu’ils étaient susceptibles de revenir tenir le manche.
Ensuite, il y a eu cette cérémonie, ce point 11, au terme duquel il apparaît que sur 28 votants, dont 6 de l’opposition wissembourgeoise, et 4 de la vigilance d’Altenstadt, 15 conseillers se sont déterminés contre le maintien de l’adjoint au musée fermé, aux débats exotiques et aux abonnés absents quand 13 autres se sont réfugiés dans une courageuse abstention qui les honore. J’ai toujours aimé les abstentionnistes. Du temps de Monsieur A. Zoog, il était fréquent que la liste d’opposition s’abstînt lors du vote du budget, ce qui ne manquait de plonger celles et ceux qui lui avaient fait confiance dans une certaine perplexité, puisque quand on est dans l’opposition et qu’on est pour un projet majoritaire, chacun sait que l’on s’abstient.
Cette fois, malgré l’appel de l’infortuné débarqué qui exhorta l’espace d’un instant ses futurs ex-amis à ne pas participer au vote, l’ensemble y est allé comme un seul homme, avec le résultat que l’on voit.

Se trompant de procès ? Oui, bien sûr, car il y avait le point 2, au cours duquel il aurait été si facile de demander des comptes tant à celle qui veille sur le musée depuis 7 ans qu’il est fermé, servant ceux qui en ont la décision, puis les autres, en attendant les troisièmes probablement, qu’à ceux qui en ont ordonné la fermeture, livrant à demi-mots, lors de cette séance, une partie de leur “ pensée ” : ne votant pas le projet scientifique et culturel signé de Madame C. Schultz, et en s’abstenant [ voir ci-dessus ], ils ont cru bon, par la voix de leur chef de file, se “ justifier ” en arguant que les frais de fonctionnement d’un musée comme le Westercamp étaient trop importants pour les finances de Wissembourg, et qu’en ces temps de crise, s’embarquer dans une rénovation suivie d’une réouverture signifiait la mise à mal de l’équilibre financier de la commune. Ah, si on les avait écoutés, eux qui voulaient faire une évaluation [ que ne l’ont-ils faite durant les 5 années de secret dont ils ont entouré le travail de romain de Madame la Conservatrice ! ] et qui aiment rappeler les expositions temporaires à l’origine desquelles ils seraient sans doute parvenus à drainer des peuples immenses, charmés de ces initiatives novatrices et entreprenantes. Le malheur, c’est que d’expositions temporaires avec le fonds Westercamp, il n’y en eu guère, même pas celle que Madame la Conservatrice a la maladresse d’aborder dans l’édition de décembre 2007 de la feuille de propagande du parc des Vosges du nord. Mais qui le sait ? Mais qui a réellement envie de la remettre à sa place en lui demandant de faire preuve du minimum d’humilité et de tenue, en reprenant son rôle sans vouloir avoir l’air, elle qui n’a pas l’air du tout. Bref, comme c’est la règle, il faut supporter l’impudence, et s’en remettre à ces calendriers de pacotille qui nous annoncent que dans trois mois, ce qui n’a pas pu être fait en 7 ans sera intégralement bouclé, et que le musée sera ouvert à la veille des prochaines élections municipales. Quant à retrouver le charme de la délicieuse désuétude des lieux, on ne peut qu’être inquiet quand on lit que “ les objectifs à atteindre sont définis à partir des manques et des lacunes de l’ancien musée sur la base de ce qui est acceptable pour la rénovation d’un musée de France tout en visant la pertinence des choix adaptés aux moyens disponibles pour la ville de Wissembourg et son futur musée principal. ”  [ page 33 ]. C’est beau comme du Claude Guéant récité par Nicolas Sakozy.
Mais qui a lu cette prose insipide qui n’est là que pour remplir des pages et justifier des années d’un travail dont on apprend au fil de la lecture qu’il n’est même pas fini… ? Peu de gens probablement, puisque personne n’a eu l’embryon d’une question à poser, et que le vote a été expédié à l’unanimité moins 6 abstentions pour cause de “ coût de fonctionnement ”.

Il faut dire que tout avait assez mal commencé avec l’intervention chaotique d’un personnage dont j’avais oublié l’existence et qui avait déjà tenu la vedette lors d’une réunion PLU à Altenstadt, sous l’ancien équipage. A l’époque il était déjà incompréhensible, et cette fois, la difficulté venait qu’il ne maîtrisait pas, mais vraiment pas, le logiciel qui gère la carte de ce fameux PLU. Bon, il connaît bien la ville qu’il ne découvre plus comme il y a 3 ou 4 ans, ce responsable d’Egis Aménagement qui nous abreuve de zones qui sont passées de N à U, et que s’il y a 58 ha de plus qu’au POS qui sont maintenant urbanisables, c’est parce qu’en fait, il y en a moins, c’est évident. Nous avons été ravis d’apprendre au passage que la programmation de la mise à sac du Steinbaechel se poursuit avec une imperturbable régularité et que les études y avancent [ comme c’est normal, nous serons avisés des conclusions une fois que les décisions seront prises, mais comme on ne peut pas prévenir tout le monde, autant ne prévenir pesonne. ]. Entre deux mises au point, on capte que la route d’accès de l’ex-allée des ex-Peupliers au lycée [ Mais qui peut bien avoir eu l’idée de mettre un lycée à un emplacement aussi inapproprié ? Et surtout, pourquoi ne pas avoir tendu l’oreille quand s’élevaient deux voix lors de cette pseudo-réunion publique de 1989 au relais culturel, en compagnie de l’architecte, des proviseurs, du responsable des lycées à la région, et de tout le bestiaire de ceux qui comptent… l’argent public ? ] a été déplacée vers l’ouest, et partira du bout de la rue de Roseaux pour terminer rue Rosselmühle ! Voilà qui va réjouir les riverains, et on n’oublie pas celles et ceux qui n’en finissent pas de se désoler de constater que tous les espaces sensibles et sauvages sont livrés tout à tour aux promoteurs immobiliers ou à ces aménageurs qui nous ont fait tant de mal !
Un camping transfrontalier devrait voir le jour vers Schweigen : pas mal, 20 ans après que “ Wissembourg en vert ” en a fait la proposition dans son programme [ en cours de réédition qui sera mis en ligne sur le blog, avis aux collectionneurs de bonnes idées ].
Puis, c’est l’annonce qui ne mange pas de pain : il y aura des pré-réunions publiques d’information qui préfigureront celles de l’enquête public en vue de la déclaration d’utilité publique [ défense d’éclater de rire ].
En fin de compte, elle est où la différence avec le POS : même conjonction de spécialistes, mêmes conciliabules entre ceux qui savent pour le bonheur de tous ces ignorants que nous sommes, mêmes décisions qu’il faut ensuite subir sous peine de mauvaise humeur des services techniques qui accordent ou non les autorisations.
Toute cette mise en scène venait clore le chapitre “ présentation aux personnes publiques associées ”. Rafraichissez-vous la mémoire en cliquant sur le lien, retrouvez l'épisode SCOTAN et reposez-vous la question : ils sont où, les citoyens ?

Et pour finir, rappelons cette autre séance, de fin-juillet 2003 : au point 9 de la réunion, l’accusateur public se lève et prononce son réquisitoire dérisoire et inepte à l’encontre de Pumpernickel. Je suis sur les bancs du public, cloué au silence. Elle n’est pas très belle, leur France, en tout cas, elle ne ressemble pas beaucoup à l’idée de celle pour laquelle mon grand-père a combattu ni de celle qu’avait mon oncle, jeune sous-lieutenant, tombé au champ d’honneur en mai 1940. La suite, on la connaît : des demandes extravagantes [ 15 000 euros, histoire de ruiner celui de leur concitoyen et administré, coupable d’avoir eu l’insolence d’avoir raison trop tôt ] pour ruiner, surtout au propre, celui qui parle. C’est à cela que je pensais lorsque je voyais celui dont on votait la révocation, damnatio memoriæ, en me disant qu’on aurait probablement pu faire certaines économies procédurales. En tout, cas, au-delà des mérites ou des démérites des uns ou des autres, ce soir, j’étais vraiment mal.

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betclic 22/03/2010 17:51


Merci pour ce ptit recap très instructif, le style de rédactin est vraiment agréable pour le lecteur que je suis...


Regis Hulot 19/12/2009 15:36


Comment ne pas penser à cet homme de bons sens qui disait qu'après une guerre, il faudrait fusiller tous les généraux, quel que soit le résultat de la guerre en question. Si elle est perdue, pour
incompétence, si elle est gagnée, parce que devenus inutiles.

Je vote donc pour la destitution (je suis gentil), ou le banissement (je suis d'assez mauvaise humeur), de tous ces "techniciens qui savent" et qui nous l'ont bien assez démontré depuis des lustres
et des lustres, afin que les citoyens ordinaires (qui n'y connaissent rien, c'est vrai, mais est-ce pire) redeviennent libres de faire eux-mêmes toutes les bêtises dont ils devront assumer les
conséquences.
Ce serait au fond plus juste que d'avoir à subir les conséquences de l'incompétence (je n'ai pas dit de la malhonnêteté) de ceux qui décident à notre place.