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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Bulletin d’alerte : Radicus – 2, le retour

D’abord, une précision et un rappel. Radicus = renouvelés, actifs, dynamiques, intègres, compétents, unis, et solidaires !

C’est l’acronyme qu’ils n’avaient pas vraiment choisi lors de la campagne électorale qui leur a été défavorable il y a deux ans et demi. Mais il synthétisait à peu près l’idée qu’ils voulaient donner d’eux-mêmes après 19 ans de pouvoir sans partage. On a vu ce que cela a donné.

Pour l’heure, c’est au-delà de l’inquiétude.
Samedi dernier 4 septembre, celui que l’on s’était habitué à ne plus voir sillonner les rues de Wissembourg du temps où il affectait de ne connaître personne, absorbé qu’il était des “ dossiers ” tant de la commune [ en tant que premier adjoint ] que de la communauté de communes [ en tant que président, ex-bénévole doit-on tout de même préciser, puisqu’il a prétendu au début de ce mandat qu’il le ferait pour rien, mais, comme il ne le démentait lors d’un entrevue en 2005 qu’il serait judicieux de ne pas contester, ce bénévolat a duré moins longtemps que les impôts ], l’ancien tout donc faisait une sorte de “ come back ” l’autre samedi en discutant avec le maire à la terrasse de la Vignette, où Pumpernickel tient ses quartiers depuis quelques années. Il y avait là un conseiller municipal et le maire d’une commune avoisinante.

On en serait resté là si le même personnage qui peut parader, comme l’écrivait Jacques Prévert [ voir en note ], “ roséole de la légion d’honneur ” à la boutonnière n’avait pas été vu en ville le lendemain, dimanche 5 septembre, en grande conversation avec un ancien conseiller municipal, qui avait été envoyé au conseil d’administration du collège un peu comme RenéMonory, paix à ses cendres, était devenu ministre de l’Éducation nationale. Et la discussion semblait aller bon train !

Récidive ce mardi matin 7 septembre entre l’ancien chef de file des Radicus, dossiers sous le bras comme il sied à tout “ élu responsable ” qui se respecte et un élu de l’opposition à qui beaucoup avait été promis pour cette mandature, à lui qui n’avait pas hésité, en 1995 si ma mémoire est bonne, à déserter le camp des progressistes pour rejoindre sans gloire celui de la résignation, du conformisme et du conservatisme.

On dira que chacun a bien le droit d’aller et venir comme bon lui semble.

On a aussi le droit de rappeler cette forte sentence du maire d’antan qui n’hésitait pas à déclarer à “ lapresse.com ” qu’il trouvait normal que le maire sache qui était chez qui [ il ne faisait hélas que préfigurer la dérive sémantique et sociale dans laquelle des personnages sans boussole morale nous entraînent pour les accompagner dans leur chute ] pour justifier les entraves à la liberté d’aller et venir que l’on s’apprêtait à instaurer, ce qui rétrospectivement ne fait que mériter plus et encore ce qualificatif d’homme de droite dure dont Pumpernickel l’avait gratifié.

Ces trois événements devraient sonner le tocsin chez celles et ceux qui sont attachés à la défense des libertés publiques, qui croient au dialogue et à la discussion, qui refusent les prébendes et les arrangements. Oui, comme annoncé il y a maintenant 18 mois, non seulement la droite réactionnaire locale n’est pas comateuse, mais il est maintenant certain, qu’après s’être reconstituée, elle estime qu’elle doit s’afficher pour tenter de se refaire une crédibilité, comme d’autres s’essaient à la virginité d’occasion. Nous devons prendre cet essai de résurrection au sérieux, et organiser cette véritable proposition municipale qui donnera aux Wissembourgeois les termes d’une authentique alternative.

Note :
C’est en 1930 que Jacques Prévert écrit “ souvenirs de famille, ou l’ange garde-chiourme ” où l’on trouve cette phrase admirable qui ira droit au cœur  de tous les pistonnés de la légion d’H. :
“ … Un jour, mon père reçut la Roséole de la légion d'honneur et perdit beaucoup de cheveux, il bégaya aussi un peu et prit l'habitude de parler tout seul; l'abbé le regarda en hochant tristement la tête… ”
Heureusement, tous les légionnaires d’honneur ne s'appellent pas de Maistre, et ne sont pas des pistonnés !

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