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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Ça y est, on va morfler ! [ les cantonales ]

Notre boîte à lettres est devenue aujourd’hui le réceptacle de cette insipide propagande électorale qui prétend, en quelques pages, nous faire oublier tout ce qui s’est passé ces dernières années, à condition bien sûr qu’il se soit effectivement passé quelque chose. C’est le sortant, nanti d’une suppléante dont on aurait pu imaginer qu’elle avait plus et mieux à faire que d’accompagner le has been local, qui ouvre le feu, avec une photo reprise des autres campagnes, la main en avant de celui qui a vraiment envie, mais absolument envie, terriblement envie, horriblement envie, de vous en serrer cinq.
Passons sur ce slogan dépourvu de toute signification “ Un engagement, une parole. ” dont on se demande qui lui a déniché une telle banalité et tournons la page, les pages doit-on préciser, puisque notre homme, plus que celle qui l’accompagne et qui n’est là que pour faire de la figuration auprès de celui qui disait pis que pendre de la parité quand il était encore quelque chose “ quelque part ” comme il aime à le répéter, a besoin de trois A4 pour décliner ce qu’il prend pour son bilan et nous présenter ce qui doit s’apparenter à des perspectives. Selon lui, plus de 15 millions d’euros auraient été déversés sur le canton au cours des 6 dernières années pour aménager un territoire [ 27% ] que l’on veut développer [ 34% ] et épanouir une personne [ 32% ] que l’on veut aider [ 7% ]. Évidemment, ce genre de calcul n’a aucune signification mais ça permet une sorte d’inventaire que l’on n’ose pas qualifier de “ à la Prévert ” par respect pour l’homme d’intelligence, d’esprit et d’indépendance que le Grand Jacques aura été. On laissera les uns et les autres piocher à leur gré dans les 39 items qui nous sont proposés, en faisant le tri entre ce qui revient réellement au sortant et ce qu’il emprunte aux autres.
Exemples ?
Si les 32 logements du quartier Breitwiese à Wissembourg sont maintenant quasiment terminés, ce n’est pas à celui qui voulait d’abord terminer son allée des Lampadaires avant d’envisager le logement social qu’on le doit.
Quant à la piste cyclable le long de la rue de la Gare à Wissembourg, on doit se rappeler qu’elle borde la rue étroite qu’il a fallu élargir en catastrophe après que l’on s’est aperçu que là encore, on avait preuve d’un grand dilettantisme.
L’aménagement du siège de la communauté de communes du pays de Wissembourg dans les anciens locaux de l’école Ohleyer renvoie à un épisode malheureux qu’il eût été plus habile de ne pas nous rappeler. Ce ne sont pas moins de 600 000 euros qui ont été dépensés pour un siège dont on se demande encore à quoi et à qui il sert. Rassurons-nous tout de même en allant y faire un tour et constatons que les “ aménageurs ” ont bon goût quand il s’agit d’installer des bureaux.
Il est surprenant de voir convoquer les travaux de réfection du relais culturel au titre du bilan [ permettre l’épanouissement de la Personne… ] par celui qui ne passe pas un conseil municipal wissembourgeois sans grommeler contre ce qui y a été fait.
Signalons également que le déménagement des courts de tennis de Wissembourg ne s’est pas fait sans dommages, d’abord pour le riverain dont le terrain est devenu impropre à la culture [ du fait d’engagements non tenus en matière de drainage en particulier ], et passons sous silence l’inesthétique de l’ensemble dont on nous dit qu’il est susceptible d’être submergé de 40 cm lors de la prochaine crue centennale de la Lauter. Faut-il y voir encore un symptôme du professionnalisme particulier du personnage ?
Si la paroisse Saints-Pierre-et-Paul a mis son foyer en conformité avec les normes, ce n’est en aucun cas de l’initiative d’un conseiller général, fût-il 6ème vice-président. Doit-on le préciser ?
Rien à dire sur la création de la maison de l’enfance, ni sur une structure d’accueil pour les personnes dépendantes même s’il s’agit plus d’accompagner un mouvement national dans le cadre des grandes causes que de l’idée personnelle de celui qui se targue d’avoir “ porté et défendu au Conseil Général des centaines de projets initiés dans les 13 communes de notre canton. ”
En revanche, on frise l’humour probablement involontaire en ressortant une fois de plus une photo du collège, presque la même que celle qui avait servi … pour les élections municipales de 2008.
On rappellera, sans doute de conserve avec lapresse.com qui se décide à organiser un débat, elle qui avait dit, sans rire en 2008, que lapresse.com n’était pas un organisateur de débat, mais les temps changent, les certitudes aussi, que si l’épicerie solidaire a vu le jour et que l’accompagnement du chantier d’insertion des remparts n’est plus au point mort, c’est plus à l’intervention de la mairie actuelle de Wissembourg qu’on le doit qu’au précédent équipage. On évoquera aussi les réticences du sortant quand il s’agissait d’installer un home d’accueil pour les personnes socialement fragiles à Weiler dans l’ancien bâtiment de logement des douaniers.

On continue la lecture avec une allusion aux maisons du conseil général qui ne sont pas des bâtiments à proprement parler. C’est le cas de le dire puisqu’il est important de se remémorer l’épisode ridicule de l’achat – échange de l’ancien siège de l’ex – DDE et du palais Stanislas, qui devait abriter … la maison du conseil général. Comprenne qui pourra.
On reste interdit face à ce type de déclaration : “ Je défendrai à l’avenir comme par le passé la réflexion permanente qui vise à privilégier l’approche par territoire des services rendus, dès lors que la qualité de ce service est garantie. ” Bon, on a compris, c’en est fini de l’égalité sur le territoire d’une République qui a cédé la place à une société anonyme “ gouvernée ” par les chevau-légers d’un “ néo-libéralisme ” décomplexé, chantre de l’argent facilement “ gagné ” dans les opérations de vente et de rachat des fleurons du patrimoine public. Parce que c’est ça que représente le candidat sortant, et rien d’autre. Mais c’était sous le chapeau “ coller à vos besoins et à vos attentes ”, qui rappelle le temps où le maire de Wissembourg remerciait les enseignants de leur adhérence [ sic ] au projet qu’il présentait.
On passe sur le soutien obligé aux communes et aux communautés de communes, parce qu’il faut bien faire passer la pilule de l’éclatement du canton en deux entités, avec à l’ouest, Wingen, Lembach et les deux Steinbach rattachés de fait au canton de Woerth, celui du président du conseil général, et grand adversaire du conseiller sortant.
Éclat de rire à la lecture du soutien au tourisme d’itinérance [ sic ] douce, sorte d’éloge du vice automobile à la vertu cycliste. C’est tellement énorme de la part de celui qui a méprisé comme rarement les cyclistes de la ville dont il était maire qu’on espère qu’un journaliste courageux, porteur de carte de presse, vérificateur de sources et déontologue confirmé ne manquera pas de remettre les pendules à l’heure et la boussole au nord.

On passe sur les banalités d’usage de celui qui s’engage à assumer avec dynamisme les missions que la loi a confiées au Département. C’est beau comme de l’antique, et tellement du registre du poncif que l’on se demande même pourquoi on en parle.

Couplet obligé d’indispensable allégeance pour le nécessaire coup de brosse à reluire quand on croit pouvoir aborder la mise en place des conseillers territoriaux. Et que je suis d’accord, surtout avec Monsieur Richert, que c’est vraiment lui le meilleur parce que c’est lui qui commande et que je vais mettre toute mon énergie pour la bonne réussite des travaux préparatoires. On est dans un registre d’infantilisation presque maladif qui semble en dire long sur le niveau de respect que lui inspire les électeurs dont il sollicite la confiance.

Avant-dernière page d’instruction civique pour celui qui a révisé ses fiches et nous prend pour des ignorants. Personne n’est impressionné par l’énumération des “ chiffres du canton ”. On se contentera de signaler que nous sommes des êtres humains qui ne sauraient être réduits à des catégories statistisées mises en scène par des individualités en mal de reconnaissance sociale. Celui qui en est à son quatrième mandat [ décidément, on n’en voit pas le bout, et ce n’est pas la configuration actuelle qui est de nature à changer quoi que ce soit au schmilblick ] la ramène en nous expliquant le rôle du conseiller général, n’oubliant aucune de ces inévitables compétences dont on nous saoule à longueur de discours.

Tournons la page et c’est la photo de famille qui date d’on ne sait quand, avec les copies des lettres attestant que le personnage qui nous la fait est encore plus important qu’on ne saurait l’imaginer. Rendez-vous compte, il connaît le président du Conseil général du Bas-Rhin [ qui a pris la précaution lors de son élection il y a trois ans de le sortir du premier cercle des intimes en lui donnant la 6ème vice-présidence, alors que Monsieur était 1er vice-président sous la houlette de l’ancien président ] qui “ atteste de sa parfaite connaissance des attentes des habitants et de sa constante implication dans la promotion des dossiers du canton de Wissembourg. ” On dirait un membre du gouvernement en train de soutenir Madame Alliot-Marie après avoir défendu Monsieur Woerth. Et comme ça ne suffit pas, le maquettiste a fait une boulette, il a affublé Monsieur Kennel du titre de ministre des collectivités territoriales. On espère que les dossiers du canton de Wissembourg promus par le candidat sortant sont mieux tenus que la mise en page de sa propagande électorale.
Bien entendu, le président de la seule région métropolitaine tenue par la droite doit se fendre d’une petite recommandation dont le sortant ne devrait tout de même pas avoir vraiment besoin. Ou alors, c’est à désespérer.
Quand à la gestuelle, elle vaut son pesant de cacahouètes avec les deux mains de celui qui est en train d’expliquer à ses interlocuteurs éberlués et un brin incrédules [ on les comprend ], que, oui, je vous assure, c’est avec ces deux mains-là que j’ai inventé l’eau tiède !

Heureusement pour nous, candidat et suppléante sont up-to-date et par conséquent sur Facebook où ils doivent compter de nombreux amis, en particulier parmi leurs électeurs qui se recrutent essentiellement dans la tranche d’âge des plus de 50 ans de milieu rural. On imagine déjà l’apéro géant qu’ils vont nous organiser pour le 20 mars au soir.

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Tchen 12/03/2011 09:12



vous aurez noté, sur la "plaquette" du Maire actuel, les ENORMES fautes de (petite) frappe l'une dès la première ligne et l'autre plus bas... Oui, il était imprimeur et a fait faillite... On
comprend mieux. 


Wissembourg heureusement lui survivra



Régis Hulot 06/03/2011 19:06


Le sortant, et sa suppléante... Dans Le Monde daté du 1er mars (cahier économie), Thibault Gajdos (CNRS-Greqam), sous le titre "l'action publique doit être féminisée", rappelle fort à propos que la
France se trouve au 69ème rang (sur 188 pays classés) pour la représentation des femmes à l'Assemblée nationale, que 87,7% des conseillers généraux sont des hommes (donc moins de 13% des femmes),
que SIX conseils généraux sur CENT-UN sont présidés par une femme, et que ce sont environ 80% des titulaires aux élections sont des hommes (et que les femmes sont reléguées au poste de
suppléant)... ce qui fait que, malgré (ou à cause de la rédaction de) la loi, les hommes dominent les assemblées, partant les postes où se prennent les décisions, et plus encore les domaines
d'intervention de ces assemblées. Et tout cela est bien dommage... car les femmes* sont plus sensibles que les hommes aux politiques environnementales, à la protection sociale, aux dépenses de
santé publique, aux politiques favorables à l'insertion des handicapés... alors que les hommes pensent qu'il faut reculer l'âge de la retraite, ou à augmenter les dépenses militaires ou les
subventions agricoles. On comprend mieux pourquoi certains hommes et certaines forces sont si réticentes à pratiquer la parité. *Gender Gaps in Policy-Making: Evidence from Direct Democracy in
Switzerland, document de travail 2010, Patricia Funk, Christina Gathmann.