Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Cacophonie municipale, interminable suite

La recherche a été plus longue que prévu, mais quand même couronnée de succès : oui, c’est en octobre 2003 qu’un conseiller municipal s’est épanché, pour reprendre le " mot " d’un ancien " journaliste " de l’ancienne équipe de l’agence locale du premier quotidien d’Alsace, pour déverser tout le ressentiment que lui inspirait à l’époque ce qu’il appelait " une certaine presse ".

Dans un titre résumant probablement sa volonté d’en finir, faute d’orthographe comprise [ en effet, il avait écrit " Jetz langt’s " " Jetz lang’ts ", mais on ne peut pas tout savoir ], il répondait point par point à une " tribune libre de l’opposition " dont on se demande, près de 10 ans plus tard, à quoi se limitait sa liberté. Il s'agissait d'une sorte de " droit de réponse ", à moins qu'il ne faille comparer cela à cette " parole à un adjoint " qui voisine dorénavant avec l'espace trop mesuré dévolu à l'opposition dans l'organe de propagande municipale. Dans un texte, dont le brouillon avait probablement été écrit par le premier adjoint d’alors, il s’en prenait, avec une véhémence qui n’a pas laissé d’étonner, à ceux qui avaient l’insolence de contester ce qui s’était passé lors de la vente d’un bâtiment municipal. Il justifiait sans le savoir le principal grief adressé aux maîtres d’alors en revenant sur le prix, modeste, auquel l’ancien lycée avait été cédé à un promoteur privé. Un clic sur l’image vous donnera une idée de l’ampleur de l’argumentation.

jetzt langt’sPuis, c’est le second paragraphe, qui répond … au second paragraphe de la " tribune libre de l’opposition ", il s’en prend au jugement formulé sur la manière dont les salariés de l’entreprise " Bois de France " ont été plus ou moins abandonnés à leur sort, la municipalité ne pouvant tout faire à la fois, attaquer l’organe d’une " certaine presse " et organiser le reclassement d’ouvriers licenciés. Pour mémoire, on a rejoué la même pièce quelques années plus tard avec Wimétal, quand le maire d’alors leur envoyait une lettre dans laquelle il exprimait son expression.

Décidément très au fait des enjeux de la mondialisation libéraliste, notre conseiller municipal, ou sa plume, ne manque pas de s’en prendre aux propos fumeux d’une opposition qui parle des " victimes de la logique libérale ". C’est vrai qu’avec le recul, ces déclarations, qui ont pu encore faire illusion quelques mois durant, paraissent complètement surannées, et en tout cas intégralement démenties … par l’encore président de la République qui ne manque jamais de fustiger ce capitalisme déréglé à la source de nos malheurs et qu’il convient de moraliser sans tarder.

On terminera ce rappel quasi-historique, imposé par ceux-là mêmes qui pensent que l’amnésie qui les frappe est un mal partagé, par la citation exacte de ce que ce malheureux conseiller municipal, estimable par ailleurs, a signé, on peut même utiliser la formule dont ils usaient à l’époque, " texte transcrit dans son authenticité " :

" … J’invite certains soi-disant journalistes apprennent à travailler modestement, mais professionnellement comme les élus de base, dont le suis, les « moutons », comme ils disent. Ils y gagneront en sérieux et peut-être en lecteurs. "

Il est nécessaire de rappeler tout cela pour que les uns et les autres assument leurs responsabilités respectives.

Ajoutons que la " tribune libre de l’opposition " se terminait par ceci :

" … Et tous nous devons nous mobiliser, sans attendre les prochaines échéances, pour qu’ils comprennent enfin ce que dialogue, concertation et écoute veulent dire. "

Ce qui a permis à l’équipe municipale de signer un éditorial où elle développait la vision qu’elle avait … du dialogue, de l’écoute et de l’action, dont il serait cruel de vous épargner la conclusion :

" … Alors, malgré les inquiétudes et les doutes, continuons à avancer ensemble, à ouvrir les portes de notre avenir, à l’image de celles qui symbolisent l’ouverture et la beauté de notre ville. " [ on en a les larmes aux yeux, c’est beau comme de l’antique ! ]

Epilogue : le garnement est condamné moins d’un an plus tard, la ville n’y comprend rien, le doute s’installe, la contestation s’organise, les langues se délient, tout est en place pour congédier ceux qui ont perdu le contact. À bon entendeur, … !

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article