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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

cantonales : quelques mots sur les résultats, et ce qui nous attend

En attendant demain, le troisième tour de la séquence électorale [ comme disent ceux qui sont payés pour la commenter ] des semaines passées, peut-être peut-on se pencher sur les résultats obtenus par les uns et les autres, lors des deux épisodes de ce qui s’apparente à une mauvaise farce.
N’étant pas au courant de la situation des villages, qui ont pesé lourd dans la réélection du sortant, on s’en tiendra à observer ce qui s’est passé à Wissembourg qui pourra peut-être alimenter la réflexion de ceux qui ont pris de lourdes responsabilités en laissant le champ libre à l’expression de pulsions plus instinctives que réflexives. En effet, voter pour un gars qui n’a pas fait grand-chose ces 25 dernières années ou pour un type dont le “ programme ” se résume à mettre ses pas dans ceux de la fifille à papa amène à s’interroger sur la réalité de la nature humaine, dont on se demande si elle ne ferait pas mieux de calquer ses comportements sur ceux de groupes qu’elle s’obstine à qualifier de primates.

Inutile de revenir là-dessus, le nombre d’abstentionnistes, plus de 3 000 à Wissembourg, et en augmentation d’un tour à l’autre, en dit long tant sur le désintérêt que suscite le bilan de l’actuel titulaire que de l’incapacité de ses concurrents à accréditer la thèse selon laquelle ils représenteraient un réel second terme de l’alternative.
La situation est encore plus dramatique si on doit constater que celui qui tient l’hôtel de ville en est réduit à un peu plus d’un cinquième des voix, ce qui ne va pas manquer d’alimenter les conversations sur les terrasses. À la limite, peu importerait que le maire de Wissembourg ait gagné ou non les élections cantonales, l’important pour lui, comme pour nous, aurait été qu’il soit premier dans “ sa ” ville, qui est tout de même notre ville. Il doit se demander [ et il semble qu’il soit en train de le faire, ce qui est plus que rassurant ] pourquoi il lui aura manqué près de 900 voix à l’issue du premier tour [ différence entre ce qu’il avait obtenu il y a 3 ans et le 20 mars dernier ]. En d’autres termes, se demander pourquoi alors que son bilan, sur un certain nombre de sujets, n’est pas si négatif que ça, que la réalité semble lui être si favorable, pourquoi donc ses concitoyens et administrés s’obstinent-ils à ne pas avoir une vue aussi réaliste et objective que la sienne. Si l’on voulait faire de l’humour, on pourrait dire qu’il a une certaine vision de la réalité d’une ville qui s’entête à contester cette réalité. C’est l’écart entre ce qui est et ce que l’on ressent, ou entre ce qui est vrai et ce qui est vraisemblable.

Comme cela a déjà été remarqué, le seul sujet de satisfaction, c’est l’effondrement lent et durablement progressif du candidat sortant qui perd, qui perd, qui perd imperturbablement entre 150 et 200 voix à chaque élection depuis 1989. Cela dit, il n’est pas interdit aux autres de se secouer un peu pour d’une part le faire taire, lui qui n’a rien à dire, et, quand il parle, lui qui le dit si mal, et d’autre part de tout faire pour remettre à la place qui lui revient, la dernière, celui qui ne se donne même pas la peine d’exister, de faire campagne ou de parler. Car c’est l’autre énigme de ce scrutin : comment se fait-il que les électeurs fassent semblant de faire l’impasse sur tout le passif trimballé par le parti de ce personnage, on pense évidemment au compagnonnage avec les anciens de la LVF, de l’Algérie française ou des comités de soutien à Monsieur V. Giscard d’Estaing, et lui accordent ce qui est bel et bien, et depuis longtemps maintenant, une adhésion, une confiance, et pourquoi pas l’expression d’une espérance. On peut invoquer tous les meilleurs prétextes et toutes les mauvaises raisons que l’on veut, ce type qui ne sait rien dire d’autre que se retrancher derrière ce qui sert de pensée à la file du chef, qui mélange tout avec son contraire, qui nous dresse les uns contre les autres a vu tout de même ses résultats électoraux, lui qui rêve de supprimer les élections, augmenter, en termes de voix à Wissembourg, de 43% d’un tour à l’autre, soit dans les mêmes proportions que le candidat sortant [ + 44% ]. On a donc des sortes de frères jumeaux, des clones qui font vibrer les cordes les plus nauséeuses de notre inconscient, qui sont l’un et l’autre, les jouets de montreurs de marionnettes invariablement dans l’ombre, qui affectent de faire des phrases, qui sont incapables de développer une pensée sauf si c’est pour dénigrer, embarrasser ou tourmenter.

Les blancs et nuls sont aussi intéressants à observer, puisqu’ils ont augmenté spectaculairement, passant de 79 à 209 [ + 130 ], alors que le nombre de votants à baissé, de 2617 à 2546 [ – 71 ]. Ce qui conforterait celles et ceux qui pensent qu’aucun des candidats ne représentait une chance pour le canton, et qu’il valait mieux ne pas se mêler d’un duel qui ne nous concerne pas. De ce point de vue, appeler, en tant que candidat éconduit, à voter pour celui que l’on n’a cessé d’éreinter est au moins maladroit, d’autant que les conditions qui étaient mises l’ont été sans contrepartie alors que l’on connaît, bien, l’individu. Peut-on rappeler que rejouer localement la farce du second tour de l’élection présidentielle de 2002, alors que l’on n’est même pas sûr qu’à l’époque le candidat sortant a bien voté pour Monsieur J. Chirac a quelque chose de pathétique qui discrédite celui qui a pris cette initiative ridicule. Comment imaginer une seconde que le conseiller général du canton de Wissembourg va se démarquer de la politique de casse sociale du gouvernement, une fois de plus délégitimé par les urnes, minoritaire dans le corps électoral, discrédité sur le plan moral ?

Demain, les nouveaux et anciens élus vont se retrouver au conseil général pour se répartir postes, délégations et indemnités. On aura de la part de celui qui confond charade et acrostiche [ se référer au “ texte ” de ses vœux de nouvelle année dont il semble très content parce qu'il ne manque pas de préciser qu'il les a prononcés devant 700 personnes ! ] l’une de ces déclarations d’intentions vides de sens, bourrées de convenances, oscillant entre les banalités, les lieux communs, les poncifs et les stéréotypes. Le conseiller général du canton de Wissembourg retrouvera-t-il sa sinécure, cette présidence pour rire d’une commission qui en fait si peu qu’elle ne produit même pas de rapport annuel d’activité, mais qui assure à son titulaire une gratification que personne ne lui envie.
Nul doute que le message des électeurs aura été entendu, que le désarroi des familles sera plus encore pris en compte, que la concertation va encore être développée, que les projets innovants s’appuyant sur les forces vives de la société civile vont être stimulés, que notre patrimoine, terrien de préférence, puisqu’il ne ment pas, lui, sera à l’honneur et que notre culture, rurale de préférence, puisqu’elle ne ment pas, elle, une fois de plus glorifiée.

Pendant ce temps-là, quand les uns repartiront vers des contrées plus ou moins lointaines en nous promettant de revenir lors de la prochaine consultation, les autres reprendront leurs petites habitudes de porte-à-porte pour venir nous faire remarquer que notre voisin avec qui pourtant on s’entend bien, qui est souriant, poli, serviable et hospitalier, qui pratique la solidarité, eh bien ce voisin, vous avez remarqué qu’il ne parle pas la même langue que nous, il ne fréquente pas le même lieu de culte, sa femme est curieusement habillée, il est par conséquent sûrement à l’origine de ce fameux climat qui nous empêcherait de dormir en nous obligeant à nous enfermer à double-tour après avoir prévenu la gendarmerie. Et on peut compter sur le conseiller général du canton de Wissembourg, lui qui voulait savoir, quand il était maire de Wissembourg, qui était chez qui, pour trouver que ceux qui pratiquent ce genre de militantisme sont des gens qui posent les bonnes questions, mais qui malheureusement encore pour l’instant qui y apportent de mauvaises réponses.

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