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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

chaises musicales dans l'ancien lycée stanislas.

Cela nous avait échappé, à tous, mais il était temps que les services municipaux réintègrent les locaux rénovés de l’Hôtel de Ville, abandonnant ceux de l’ancien lycée Stanislas, dits "cour de la Commanderie"

[ cette dénomination permet d’effacer petit à petit des mémoires que ce lieu a été une sorte de temple de l’instruction publique des décennies entières ; c’est comme pour le relais culturel qu’il est bon d’affubler d’une autre dénomination complètement décalée et sans aucun rapport avec les éléments architecturaux qui y sont mis en valeur ]

où il ne faisait manifestement pas bon vivre ou travailler. C’est l’édition locale des Déhaina qui nous le dit en creux en nous présentant Monsieur Pierre l’Ancien faisant, effondré ?, le tour du propriétaire avec ses employés qui semblent effarés de ce qu’ils découvrent. Pourtant, il connaît bien les lieux pour en avoir organisé la première "rénovation" quand ils étaient le siège des cellules de reclassement des ouvriers licenciés victimes des plans sociaux ou qu’il a été envisagé, un temps, de faire de la bâtisse le siège de l’ONF. Oui, tout cela devient difficile à suivre, tant on a le sentiment d’être les jouets d’une partie d’un jeu de société bien connu où l’on déplace maisons et hôtels au gré des fluctuations des envies et des disponibilités financières. Mais à bien regarder la photo, il semble découvrir une réalité qui lui a complètement échappé, ce qui en dit peut-être un peu sur l’attention qu’il prête aux affaires de notre commune, mais c’est une autre histoire que nous règlerons dans 310 jours si les comptes de Pumpernickel sont exacts.

Nous en apprenons tout de même de bonnes avec cette occupation progressive des lieux qui se fera en fonction de l’avancement des travaux … de rénovation ! Et il y en aura [ aurait ? ] pour € 800 000,00, à peine un tiers de referendum perdu, mais que l’on se rassure, il ne s’agit que de la première tranche ! Ouf ! Il ne s’agit rien de moins que de s’occuper des trois premiers niveaux, ceux qui étaient occupés par la mairie, qui y avait pas mal de place et quelques installations plutôt confortables [ en particulier un écran géant d’ordinateur que l’on pouvait commander directement de son téléphone à tout faire ; est-ce bien nécessaire ? ], les combles devant attendre l’an prochain pour qu’il y soit aménagé la salle de réunion dont Wissembourg est dépourvue jouxtant l’espace de repos dont Wissembourg est dépourvue. Sachons être patients et compatir à la douleur de malheureux employés du conseil général qui sont confrontés à l’indigence et au dénuement.
La lecture fort instructive de cet article nous apprend incidemment que la salle voûtée du rez-de-chaussée, ex-salle de sport de l’ancien lycée, sera mise à la disposition de la commune qui pourra y tenir des expositions [ ça tombe bien, puisque Wissembourg manque cruellement de salles d’exposition ]. Pumpernickel a d’ailleurs une proposition à formuler à cet égard, mais il doit encore en préciser les contours avant de la rendre publique. Mais celles et ceux qui lisent un peu peuvent déjà avoir une idée sur la question.

Est-il permis de signaler que l’installation provisoire de la mairie avait nécessité … des travaux de rénovation, ce qui n’a pas échappé à l’attention du chef de file proclamé de l’opposition municipale, et qu’il était permis de penser qu’on en avait terminé de ces aménagements complémentaires, remises à niveau et autres mises aux normes. Car ce petit million d’euros viendra abonder le tonneau des Danaïdes de la rénovation en tous genres qui va bientôt concerner le rossignol que le conseil général a généreusement "échangé" contre les bâtiments de l’ancien lycée. Là aussi, il y a fort à parier que l’installation d’un "pôle éducatif municipal" va encore nous faire allonger quelques centaines de milliers d’euros dont nous ne savons pas encore s’il faudra les inscrire aux comptes de la bonne ou de la mauvaise dette.

Parce qu’il est nécessaire de nous tenir au courant de l’organisation administrative d’un conseil général financièrement en difficulté qui rêvait le 7 avril de se faire harakiri pour titriser ses dettes et repartir sur d’autres bases, nous devons faire la connaissance de la faisant fonction de sous-préfète départementale qui aura la haute main sur tout ce monde de cette maison du département dont personne n’ose plus rappeler qu’elle aurait dû s’installer … dans la palais Stanislas, qui est, aux dernières nouvelles, encore propriété du conseil général. C’est dommage, cette amnésie générale, ces vérités évolutives, ces déclarations fluctuantes qui laissent tout de même pas mal d’amertume au palais de ceux qui sont contraints d’assister, passifs, à un jeu où les parieurs sont d’autant plus téméraires que les mises sont issues de la collecte générale de l’impôt, dont le principe n’est pas contestable, seule l’utilisation qui en est faite est mise au débat.

On se rassurera en constatant que les différentes structures que le conseil général a mises en place dans la commune, en louant des locaux tant aux particuliers qu’aux associations vont tous être rapatriés dans l’ancien lycée, laissant ici et là quelques dents creuses locatives dont on ne peut que souhaiter qu’elles soient réoccupées au plus vite. Avec tout ça, une école de musique dans l’ancien lycée Stanislas, avec un grand parc de stationnement, au milieu de la ville, ça aurait eu de l’allure non ? Et comme on ne nous a rien demandé, on a bien le droit de le rêver.

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