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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

championnat du monde des rallyes : malvenue en alsace !

 

Consternation après le terrible accident qui a endeuillé la manche française du championnat du monde des rallyes : une famille fauchée lors de la seconde journée

La petite famille a été fauchée par le bolide arrivant à trop vive allure dans le virage où elle était installée, pourtant derrière les limites prévues par les équipes de sécurité. Les épreuves sont maintenant neutralisées, le temps que les enquêteurs fassent la lumière sur les événements tragiques de cette seconde journée consacrée à la traversée du vignoble alsacien.

Évidemment, il ne s'agit pas d'une nouvelle, c'est seulement une reprise du titre des Dernières Nouvelles d'Alsace du 6 juillet 1981 concernant la course de côte de Wissembourg, saluée en même temps comme une grande fête des sports mécaniques. Quittant la route à 200km/h, la voiture a tué une jeune fille de 18 ans et a blessé 3 personnes. La voiture ? Non, le conducteur, qui était au volant, et qui n'a rien vu venir, qui a poussé la mécanique au-delà de ses possibilités, causant le drame et le chagrin pour quelques secondes grappillées au risque de la vie des autres, en pétaradant plus que de raison, en causant à tous des dommages irréversibles, en gaspillant une énergie dont nous savons que nous devons l'économiser.

Que se passera-t-il si pareil accident se produit, comme c'est régulièrement le cas le long des routes utilisées par des “ sportifs ” dont le seul effort consiste à être assis dans une voiture trafiquée et dont le seul mérite consiste à outrepasser les règles élémentaires de la prudence ? Sans oublier l’exemple déplorable qui est donné à ceux qui vont essayer, dans les semaines suivantes, de dépasser au-delà de la limite et d’en prendre à leur aise avec la vie et la tranquillité des autres ! On voit les torrents de larmes de crocodiles se déversant sur les catafalques des malheureuses victimes, qui ont cru aux sornettes ridicules débitées par les plus prestigieuses sommités locales sur “ l'Alsace qui va accueillir le monde entier ” [ Monsieur P. Richert, président du conseil régional, et spectateur occasionnel de rallyes qui annonce des hôtels complets ], “ toute l'Alsace impactée ( ? ! ) [ Monsieur C. Frœhly, vice-président de la CUS ], ou “ l’auto qui est un peu comme une fleur qui éclôt ” [ Monsieur C. Buttner, président du conseil général du Haut-Rhin ]. On n’oubliera pas l’ancien socialiste en peau de lapin [ mes excuses aux lapins ] et maire de Mulhouse, qui n’hésite pas à convoquer les mannes de l’ancien président du conseil régional pour justifier cette débauche de moyens et d’argent servant les caprices d’aventuriers de pacotille vantant les firmes spécialisées dans la délocalisation.

Du beau monde, de la morale, de l’intelligence, de l’altruisme, de la sensibilité, du vocabulaire [ “ on me met la pression, mais il me reste beaucoup de choses à construire avant ” ainsi que n’hésite pas à le déclarer Monsieur S. Loeb, héros d’une fête du gaspillage, de l’argent, du paraître et du dérisoire ]. Ce ne sont pas moins d’un million et demi d’euros qui vont être dispersés en pure perte dans ce cirque obscène offert à une région où les difficultés économiques et sociales s’accumulent sans que cela ait l’air d’intéresser celles et ceux qui devraient être au service des ouvriers licenciés et des familles en détresse. En lieu et place, c’est tout le ban et essentiellement l’arrière-ban d’une région qui ne compte plus qui s’est déplacé à Paris pour parader à la Maison de l’Alsace en compagnie d’un personnage déguisé en panneau publicitaire. Ce spectacle est honteux, simplement honteux. Et ceux qui applaudissent à l’idée de voir rappliquer sur les bords de routes traversant des espaces protégés des centaines de milliers de personnes sont complices d’une supercherie.

D’ailleurs, ils ont tous tellement bonne conscience qu’ils se sont empressés d’habiller de vagues oripeaux soi-disant environnementalisants cette manifestation de l’égoïsme et du mercantilisme. Ce sera, prétendent-ils, éco-responsable, ce qui a le mérite de la franchise puisque cela ne veut strictement rien dire ! Néanmoins lucides quant à l’image déplorable donnée par ces voitures crachant leur gaz d’échappement, se moquant des limitations de vitesse, usant la gomme des pneus dans tous les virages, ils prétendent vouloir balayer la représentation associée à la bagnole : pollution, vacarme, vanité, etc. Et que je te la ramène sur un covoiturage que l’on va promouvoir [ on se moque de qui ? ], ou sur une charte des éco-festivals dont voici les principes fondamentaux :
 

- L’adoption des toilettes à litières pour tous et le compostage des matières fécales sont le symbole et la réalité de l’appartenance de l’humain à l’humus, cette couche de terre vivante qui nous permet de vivre dans cette biosphère. Elles doivent être gérées avec la plus grande attention pour mettre en évidence le bien fondé écologique, sanitaire et économique de leurs principes afin qu’ils s’étendent auprès du grand public.

- L’alimentation biologique n’est pas uniquement l’élément essentiel de la santé humaine mais aussi celui de la santé de la Terre. C’est le refus catégorique de la banalisation d’une agriculture et d’une alimentation qui a remplacé la science de l’humus et de la vie par des produits de synthèse élaborés au mépris d’une vision globale de notre écosystème.

- Une faible consommation énergétique, si possible produite par des énergies renouvelables, doit assurer le bon déroulement de cette rencontre où la musique vivante peut remplacer avantageusement les sonorisations à forte demande en électricité et décibels, où les vitrines réfrigérées réduites au minimum exposent en majorité des produits locaux à faible écobilan, provenant d’artisans et de fournisseurs locaux issus de circuits courts et dont la viande, grosse consommatrice d’énergie, d’eau, de protéines végétales, de surface de terre n’en représente qu’une faible proportion.

- Un espace agréable où la beauté, la propreté ( moindres déchets ) et les lieux de silence nous invitent au respect et à l’écoute des autres pour des échanges fructueux, tout en procurant un bien être qui réconcilie l’homme avec lui-même et ceux qu’il rencontre.

- Une sélection critique et judicieuse, tant des exposants que des intervenants afin que les Ecofestivals se différencient clairement des foires ou salons habituels, de part la qualité pédagogique, l’investissement personnel, la justesse des prix pratiqués et la pensée globale qui animent les acteurs de cette rencontre.

Ce qui signifie par exemple, que le choix des intervenants et des exposants privilégie ceux qui agissent sur les causes des désordres écologiques et sociaux en proposant des solutions simples, concrètes, économes et solidaires, plutôt que ceux qui, agissant sur les conséquences exposent des remèdes à court terme.

- Une attitude de prudence à l’égard des subventions et de tout soutien qui pourraient altérer l’autonomie des orientations fondamentales de l’Ecofestival … ce qui implique une gestion rigoureuse des charges afin de proposer des prix d’entrée abordables sans pour autant être gratuits.

- Une équipe de bénévoles, informée et disponible, équipe d’autant plus respectée, aidée et " choyée" que sans eux, cette espace créateur ne pourrait avoir lieu.

Au delà de ces principes, toute liberté est acquise au service des audaces et innovations en tout genre en souhaitant que les Ecofestivals gardent leur originalité et génèrent chez tous des élans de créativité. Nous invitons les nouveaux Ecofestivals à entrer en contact avec nous ou avec un Ecofestival déjà existant afin d’obtenir soutien et encouragements et de maintenir les exigences de qualité.


Et cer
ise sur le gâteau réellement indigeste, les organisateurs feront le bilan carbone et vont sans doute proposer aux participants de s’acheter une indulgence en “ compensant ” par quelque espèce trébuchante les excès dont ils se sont rendus coupables.

Est-il besoin de continuer pour démontrer le ridicule de cette affaire, encore accru par le soutien de la ville de Haguenau qui se croit obligée, du fait d’un chauvinisme villageois de mauvais aloi, de soutenir l’affaire au prétexte qu’il faudrait faire plaisir à Monsieur S. Loeb parce qu’il nous ferait un magnifique cadeau [ que nous lui payons ! En voilà un homme qui a de jolies manières ! ].

On attend avec impatience la réaction ulcérée de Monsieur le P.T.W. [ président territorial de Wissembourg ], qui ne manquera pas, comme le vendredi 9 avril dernier,de s’insurger contre “ la présentation d'une telle facture [ qui ] relève de forfaiture en période de crise ”, ajoutant probablement qu'il appelle les Alsaciens “ à entrer en résistance contre l'action de ces responsables régionaux, départementaux et locaux ” qui engagent des dépenses extravagantes aux dépens de l'intérêt général.

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Daniel 08/08/2010 21:53



N'est-il pas possible de faire annuler ce rallye ??



Regis Hulot 15/04/2010 17:35



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