Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

"Chaque fois qu'il y aura un blocage, je ferai trancher le peuple français"

Aujourd'hui, mercredi 15 février 2012, J moins 67 pour le 1er tour, J moins 81 pour le second tour !

Merci à lematin.ch de nous rafraîchir la mémoire.

"Chaque fois qu'il y aura un blocage, je ferai trancher le peuple français", c’était ce soir sur la plateau d’une chaîne amie, TF1. Mais il y en a eu d’autres durant ces cinq dernières longues années, la plupart du temps sources de polémiques, de division, de fragmentation, de segmentation, de dislocation, de morcellement et de désunion dans la société française :

On commence très fort le 6 mai 2007 à Paris. Dans sa première déclaration de président élu, il fait de la défense des droits de l’Homme la priorité de sa diplomatie. "Je veux que partout dans le monde, les opprimés, les femmes martyrisées, les enfants emprisonnés ou condamnés au travail, sachent qu’il y a un pays dans le monde qui sera généreux pour tous les persécutés, c’est la France".

Puis, c’est l’enchaînement, l’escalade, la spirale de l’agitation et du désordre.
26 juillet 2007 à Dakar, il prononce un discours à l’université : "Le drame de l’Afrique, c’est que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire". Ces propos, écrits par sa plume Monsieur H. Guaino, ne lui seront jamais pardonnés en Afrique.

[ … ]

20 décembre 2007, lors de sa première visite au Vatican et à Benoît XVI, en la basilique de Saint-Jean de Latran : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". La gauche dénonce une remise en cause de la laïcité.

31 décembre 2007, premiers vœux télévisés, il lance ce concept tiré des écrits du sociologue Edgar Morin : "J’ai la conviction que, dans l’époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j’appelle une politique de civilisation". Le concept disparaît rapidement des discours présidentiels.

8 janvier 2008, première grande conférence de presse du quinquennat et un  "Avec Carla, c’est du sérieux !" suivi du non moins fameux "Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?"

4 février 2008, visite de soutien aux salariés des aciéries de Gandrange (Moselle), sans commentaire.

[ … ]

5 juillet 2008, devant un conseil national de l’UMP : "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit", lance-t-il pour vanter sa réforme sur le service minimum dans les transports en commun.

25 septembre 2008, à Toulon : "cette crise financière marque la fin d’un monde (...) c’est la crise d’un système qui s’est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui, en quelque sorte, a trahi l’esprit du capitalisme".

[ … ]

22 janvier 2009, à l’Elysée, à des chercheurs inquiets de la réforme de la recherche : "A budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Evidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venus, il y a de la lumière, c’est chauffé…"

[ … ]

6 mars 2010, au Salon de l’agriculture, cette réflexion : "Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire".

10 juillet 2010, après des émeutes à Grenoble, il se rend sur place : "J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms". Tollé à gauche, à droite et même au Vatican.

24 janvier 2011, rare mea culpa sur la réserve de la France au début des "printemps arabes" : "Nous n’avons pas pris la juste mesure de la désespérance et de la souffrance" en Tunisie.

Et récemment, le 29 janvier 2012, à la télévision, interrogé sur ce qui pourrait faire - il n’est pas encore candidat - la différence avec son rival François Hollande : "Si j’avais un mot à dire, je dirais la sincérité ou l’authenticité".

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Régis Hulot 16/02/2012 02:02


Toujours fâché avec le français "tel qu'on le cause", notre président.


 


Le peuple français a-t-il vraiment envie d'être tranché au moindre blocage?


 


Pour ce qui me concerne, je préfère toujours que le peuple tranche lui-même, et pas qu'on le tranche.


 


RH