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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

comment nos voisins envisagent-ils la crise ?

Intéressante contribution du gratuit 20minutes.ch quant à la perception de cette crise que “ notre président ” avait réglée avant même qu'elle avait éclatée, si on s'en tient à ses discours.

En  10 questions simples, et très suisses, on fait un petit tour de l'autre côté des Alpes, et c'est assez instructif :

1. Que se passe -t-il actuellement sur le marché ?

2. Qu'est-ce que ça change pour moi ?

3. Concrètement, l'économie suisse est-elle vraiment en danger ?

4. Mon travail est-il menacé par la force du franc ?

5. Mon salaire va-t-il diminuer en raison de la vigueur du franc ?

6. Jusqu'où va se poursuivre la chute de l'euro ?

7. Comment va faire l'Europe pour rétablir la situation ?

8. Pourquoi la Banque nationale suisse ne fait-elle rien pour contrer le franc fort ?

9. Où dois-je investir mes économies aujourd'hui pour qu'elles soient sûres ?

10. Comment puis-je profiter de la crise ?

Et pour ceux qui n'auraient pas encore tout intégré de la complexité de la notation de ces fameuses agences, voisic le tableau, disponible sur l'Internet en cherchant un peu grâce à wikipedia.

 

Moody's Standard & Poor's Fitch Ratings Commentaire
Long terme Court terme Long terme Court terme Long Terme Court terme
Aaa P-1 AAA A-1+ AAA F1+ Prime. Sécurité maximale.
Aa1 AA+ AA+ High Grade. Qualité haute ou bonne.
Aa2 AA AA
Aa3 AA- AA-
A1 A+ A-1 A+ F1 Upper Medium Grade. Qualité moyenne.
A2 A A
A3 P-2 A- A-2 A- F2
Baa1 BBB+ BBB+ Lower Medium Grade. Qualité moyenne inférieure.
Baa2 P-3 BBB A-3 BBB F3
Baa3 BBB- BBB-
Ba1 Not Prime BB+ B BB+ B Non Investment Grade. Spéculatif.
Ba2 BB BB
Ba3 BB- BB-
B1 B+ B+ Hautement spéculatif.
B2 B B
B3 B- B-
Caa CCC+ C CCC C Risque substantiel. En mauvaise condition.
Ca CCC Extrêmement spéculatif.
C CCC- Peut être en défaut.
/ D D DDD D En défaut.
DD
D

 

Où l'on voit que l'Irlande, le tigre celtique des années '90 qui nous était présenté comme la réussite des réussites, la preuve des preuves que l'Histoire s'était arrêtée, que les les théories libéralistes d'égoïstes irresponsables et cupides, chantres de la concurrence, soi-disant libre et so-disant non faussée, l'Iralnde donc a maintenant intégré la catégorie infamante des pouilleux, des galeux, des pauvres, des méprisables, ceux que l'on va maintenant mettre un peu plus à fouiller les poubelles, et surtout à se battre entre eux pour s'en disputer le contenu. N'oublions pas ce 1er janvier 1999 lorsque les “ grands argentiers ” européens, Monsiuer D. Strauss-Kahn était de la fête, trinquaient à la mise en place de l'euro, qui devait faire son entrée dans nos porte-monnaies 3 ans plus tard.
Trinquons, trinquons, trinquons, … comme la lune !

Et celles et ceux d'entre vous qui en ont le courage peuvent aller consulter le site de popagande mis en place par la direction de la communication [ qui est à l'information ce que la rumeur est à la vérité, ainsi que la musique militaire à la musique ] de la commission européenne qui traite de cette très sérieuse question qu'est la mise en place de cet euro qui devait nous affranchir de tous les obstacles, établir la prospérité, et faire de l'Europe version monétaire le modèle mondial. Ce qui est drôle dans ce condensé de mauvaise foi, d'approximations et de lieux communs [ genre “ les citoyens ont une mauvaise perception des prix, ils se font des idées, car l'euro n'a fait augmenter les indices que de … 0,3%. ”, c'est ben vrai, aurait sans doute ajouté la Mère Denis si elle avait pu lire ce genre d'ânerie ; pour mémoire, le timbre poste à 41 centimes il y 10 ans est maintenant à 53 centimes soit 50% d'augmentation, quand le point d'indice qui sert de base à rémunérer la fonction publique est passé de 51,8175 € en 2001 à 55,5635 € en 2010, et pour 2011, c'est pareil puisque les salaires sont gelés, soit 7,23% d'augmentation, défense de rigoler trop fort ], c'est qu'on y trouve tous les ingrédients de la crise qui nous frappe d'autant plus durement que nous sommes désargentés, accentuant encore des écarts de richesse qui sont au-delà du supportable sur le plan social.

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Régis Hulot 16/07/2011 10:05



Il y aurait tellement à dire, sur la (les mille) manière(s) de faire payer les pauvres, non parce qu'ils ont de l'argent, mais parce qu'ils sont les plus nombreux, donc les plus divisés, donc les
plus faibles.


 


Un mot, tout de même. En Grèce, on va donc réduire les salaires et les prestations sociales, allonger la durée du travail, et mettre au chômage (non indemnisé) une grande partie de la population.
Tout cela pour "faire des économies" afin de rembourser ceux qui prêtent de l'argent à des taux usuraires...


Cela ne suffira pas, puisque le premier "plan de sauvetage" a été un échec avant même d'être mis en oeuvre.


C'est alors qu'arrive le second étage de la fusée. Pour rembourser ses créanciers, la Grèce va devoir brader (je ne trouve pas d'autre terme) tout son secteur public, pour le plus grand plaisir
et le plus grand profit des requins de la finance qui n'attendaient que cela.


 


Qui n'attendaient que cela? Je ne suis pas loin de penser que c'était là le but premier, le vrai complot des banksters qui ont contribué à cette situation.


 


Il est vraiment grand temps de se débarrasser de ces gens, avant qu'ils ne nous offrent la solution des solutions, celle qui engraisse encore plus les plus riches, et jette les pauvres dans la
plus terrible des misères, et qu'on appelle communément la guerre. Ils l'ont déjà fait, ils pourront donc le refaire.