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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Comment réécrire l’histoire…, suite

Régis Hulot, Nantais, a envoyé ce mot à propos de l'article d'hier.

Ah ! Le Busway nantais, il paraitrait même que le nom serait une marque déposée, qui ne pourrait être utilisée que contre paiement de royalties… Inutile d'insister sur le fait que ce Busway est un bonne idée, rendant enfin le transport public en commun rapide, relativement confortable, presque indépendant des aléas de la circulation automobile, et incomparablement moins polluant (encombrement, rejets divers) que cette dernière. Mais il est en effet bien dommage, et encore plus en Alsace où se trouve(rait?) une des capitales de l'Europe, de constater que bien peu de gens savent ce qui se passe ailleurs, à quelques centaines de kilomètres, dans un des pays fondateurs de ce qu'on a appelé "l'Europe des Six", quand ce n'est pas à quelques dizaines de kilomètres chez nos voisins suisses. Merci donc à Pumpernickel d'avoir rappelé l'existence de la "tangente méridionale" en Hollande septentrionale, mais on peut également rappeler que cette idée du chemin ("way" en anglais) réservé à une ligne de bus rapide, confortable (je m'intéresse peu au fond sonore et aux écrans plats dits informatifs) et comportant des correspondances (on dit "pôles d'échange" en novlangue) avec le reste du réseau est quasiment universelle. Un petit tour sur Wikipédia permet de découvrir que, dans ce domaine, si les nuances sont nombreuses, le principe reste le même, et ce n'est pas à Nantes que se trouve la source, n'en déplaise aux "communicants municipaux". Jusqu'à 20 à 25 000 voyageurs par jour, la solution est plus appropriée que le tramway, et on peut monter jusqu'à 35 000 en utilisant des bus à cabine triple (24 mètres de long pour 200 passagers - clic sur le lien), sans oublier les insuffisants mais pourtant réels progrès réalisés dans les modes de propulsion. Au-delà, dès qu'on atteint les 50 000 voyageurs par jour, le tramway retrouve sa primauté, et il est heureux de constater que, dans la plupart des cas, la voie dévolue à ces bus "à haut niveau de service" (novlangue-bis) est calibrée en fonction des (futures) contraintes du tramway. Mais restera toujours une question à laquelle il y a bien peu de réponses : comment feront ceux qui ne vivent pas dans des agglomérations importantes, quand abordera-t-on le problème du transport public individuel ?

Y a encore du boulot !

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