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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Compte-rendu préalable du conseil municipal de ce vendredi 16 décembre 2011, 18h00

Le conseil municipal est à la portée de tout le monde. C’est tous les ans la même chanson, seule la tonalité peut éventuellement évoluer, mais le tempo et les accords restent inchangés. Ainsi pour celui de vendredi, il suffit de se reporter à ce qui figure sur le blog à la page du 12 décembre 2010, et vous avez déjà une idée. D’ailleurs probablement plus précise que la plupart des conseillers municipaux qui ouvrent leur enveloppe au moment de s’asseoir à la table de l’assemblée communale.
Point 1 : adoption du compte-rendu du précédent conseil municipal Comme il ne s’y est rien dit ou presque, gageons que cela ne fera pas l’objet de beaucoup de débat. Soyons prudents néanmoins, les supporters de l’ancien maire étant capable de dégainer on ne sait quelle vieille histoire, pour [ se ] donner l’illusion qu’ils ont vraiment quelque chose à dire.
Point 2 : de quoi la P2R est-elle le nom ? C’est la question qu’il convient de se poser à quelques heures d’un conseil municipal qui va s’asseoir sur la volonté exprimée majoritairement par les parents d’élèves des deux écoles [ puisque l’on veut rassembler les cycles et les enfants, que l’on rassemble alors le vote des parents, même s’il est défavorable au projet de la municipalité ], au nom d'un article L212-7 du code de l’Education qui dispose que “ dans les communes qui ont plusieurs écoles publiques, le ressort de chacune de ces écoles est déterminé par délibération du conseil municipal. ” On signalera que cette assemblée n'est pas qualifiée pour délibérer puisqu'elle n’a pas été élue pour ça [ ce regroupement des écoles ne figurait dans aucun programme électoral lors des municipales d’il y a un peu plus de trois ans ]. Il convient donc d'en rester au statu quo ante plutôt que de vouloir changer un état certes perfectible en une construction dont le flou est tout sauf rassurant, même la P2R étant contrainte de le reconnaître.
Mais la municipalité n’en a cure, et elle a usé de toutes les ficelles, de tous les câbles devrait-on dire, pour imposer un changement qui n’empêchera rien, car mettre les enfants dans une même école n’a jamais empêché que dans cette école il y ait des classes comme ci et des classes comme ça. Le prétexte d’une sectorisation qui accentuerait les différences sociales est plus une argutie qu’un argument. De même que l’on ne doit pas confondre plaidoyer et plaidoirie, on ne doit pas mélanger vessies et lanternes, et surtout ne pas faire prendre les unes pour les autres. En l’occurrence, on aura assisté ces derniers mois à des échanges que l’on pourra qualifier d’artillerie entre ceux qui se drapent dans une légitimité qu’ils ont perdue, car ils outrepassent leur mandat en débattant de sujets extérieurs au mandat qui leur a été confié, et ceux qui croient à l’expression populaire devant laquelle les élus doivent d’abord s’incliner.
Il faut donc s’appeler P2R pour tricoter un article que l’on ose titrer, s’agit-il d’une coquille ou d’un acte manqué, “ l’heure de l’apaisement ” alors que c’est bien de stratégie d’épuisement dont il est question. C’est d’ailleurs ce qui ressort des propos d’une représentante des parents qui se dit résignée. C’est probablement d’accablement dont il est question tant les pressions, exercées plus ou moins directement sur des “ partenaires ”, tenus le plus souvent dans l’ignorance de ce qui se préparait et mis devant des faits accomplis, des diktats ou des oukases, ont fini par plonger les bonnes volontés dans la lassitude, fatiguées d’être promenées par ceux qui en sont réduits à exhumer des textes réglementaires ou législatifs votés par leurs adversaires politiques pour se dédouaner de ce qu’il s’apprêtent à perpétrer. On dira ce qu’on voudra, mais ce n’était pas ce à quoi nous pensions lorsque nous mettions dans l'urne un bulletin de vote qui nous assurait que tout allait être fait ensemble et surtout autrement. Le reste, ce n’est sûrement pas de la littérature, à peine du bavardage, ça n’a aucun intérêt, il s’agit d’un jeu de bonneteau qui n’est pas à la hauteur des enjeux et qui disqualifie ceux qui en usent. Ils pourront toujours se prévaloir d’on se sait quelle majorité, d’une hypothétique cohésion, d’une indéfectible volonté, c’est dérisoire, pitoyable et pathétique, et, répétons-le pour qu’ils le comprennent, aux antipodes des méthodes qu’ils prétendaient promouvoir.
L’autre méthode, s’il était si nécessaire de regrouper les cycles, c’était de perdre une année pour en gagner dix autres, en mettant les protagonistes autour d’une vraie table, en faisant taire les bavards pour écouter ceux qui ont des choses intéressantes à dire, puis à réaliser une vraie synthèse fruit d’un compromis [ cela veut dire que chacun en lâche un peu, sachant qu’une petite contrariété vaut mieux qu’une grosse discorde ]. Pour ce faire, on s’en remet à une personnalité reconnue et estimée de tous, cela s’appelle un médiateur, et on avance réellement.
Le spectacle qui nous a été imposé est à l’opposé, et rappelle, par sa brutalité, ses manœuvres et la division que l’une des parties s’est évertuée à instiller lors de chacune de ses interventions, les funestes années durant lesquelles il a fallu subir, endurer, encaisser la morgue méprisante de ceux qui nous avons réussi à congédier. Les années qui viennent vont être insupportables puisque jalonnées de ces comportements tout sauf adultes, tout sauf respectueux, tout sauf citoyens.
Mais dans l’accompagnement de cette mise à mal de la démocratie, il s’est trouvé une plume que l’on a connue plus et mieux inspirée pour servir de marchepied à un mauvais coup, et ce n’était vraiment pas nécessaire.
Affaires financières
Point 3 : quart budgétaire.
Comme tous les ans, la commune va vivre sous le régime du quart budgétaire [ comme on ne peut soi-disant pas préparer le budget parce que les bases n’ont pas été communiquées par les services fiscaux, on recourt à un dispositif qui ressemble à l’expédition des affaires courantes, comme lorsqu’un gouvernement a été mis en minorité et qu’il attend les prochaines élections ; le problème là-dedans, c’est que d’autres collectivités territoriales ont déjà voté leur budget, et on peut se demander sur quelles bases ]. Tout va maintenant se passer comme les autres années : on reconduit les priorités de l’année précédente, puis, en fin de premier trimestre, on vote un budget qui, volens nolens, tient compte de ce qui a déjà été fait, et on remet à plus tard ces fameuses grandes orientations qui ne font l’objet d’aucun débat. Cela ressemble au renouvellement du sénat, organisé pour que la majorité conservatrice, de droite ou de gauche, y conserve toujours le pouvoir. C’était le même système qui prévalait avec les conseils généraux jusqu’aux années ’70, quand ils étaient renouvelés par tiers. L’espoir de changement était illusoire.
Cette fois, comme les précédentes, les trois budgets, ville, eau et assainissement vont être concernés à hauteur du quart de ce qu’ils étaient l’an dernier. Ah bon !
Point 4 : emprunts !
Près de deux millions d’euros pour, pour un tiers, financer les différents travaux et investissements réalisés
en 2011, pour un autre tiers préfinancer des cessions de bâtiments (notamment l'ancien bâtiment du service technique ainsi que le bâtiment situé 15, rue de la Pépinière – ancienne Trésorerie). Nous sommes bien heureux d’apprendre que les anciens services techniques vont être vendus, de même que les locaux qui abritent l’université populaire transfrontalière. Encore quelques opérations immobilières en vue dans le cadre de la production des cinquante logements par an dont une chargée de communication a dit qu’ils étaient nécessaires comme on le lui avait recommandé.
Il convient d’ajouter encore un million deux cents mille euros pour ces opérations immobilières de la Pépinière, du Gumberlé et du Steinbaechel. Là, on est typiquement dans ce qui était décrit au point numéro 2, à savoir des faits accomplis, des diktats ou des oukases sur fond de cessions à l’amiable et d’écoquartier dont les contours peinent à être définis, c’est le moins que l’on puisse dire.
Point 5 : fixation du tarif de l’eau et de l’assainissement – 2012
Ça augmente, or on avait cru comprendre que la bonne gestion de ces trois dernières années avait permis de mettre de côté un petit trésor qui nous mettait à l’abri du besoin. Ce ne semble pas être le cas, et nous sommes fort aise de l’apprendre à l’occasion de ce conseil municipal.
Point 6 : demandes de subventions
Il n’y a évidemment rien à dire sur les demandes des clubs qui permettent aux enfants de pratiquer sports et activité diverses, gages de leur épanouissement. On espère seulement que l’on ne va pas rééditer l’exploit de l’animation de Noël de l’association Ex Nihilo, qui a reçu mille euros de subvention pour se voir présenter quelques semaines plus tard une “ facture ” de plus de trois mille euros pour “ mises à disposition de personnel communal ” dont il n’est pas inutile de préciser qu’il est déjà payé, par les impôts des membres de l’association Ex Nihilo entre autres…
Point 7 : baisse de plus de 25% de la participation pour non-réalisation d’aires de stationnement
Là, il doit y avoir une bonne raison qui échappe à un premier examen. Mais on peut compter sur les conseillers municipaux pour poser les bonnes questions qui nous donneront les bonnes réponses.
Point 8 : indemnité de conseil au trésorier, que l’on pourrait intituler “ bis repetita placent ” !
Comme d’habitude, un fonctionnaire qui est payé pour faire son travail par une administration centrale qui prélève par ailleurs une taxe sur les impôts locaux pour se faire compenser le surplus de travail occasionné par la perception des dits-impôts [ oui, je sais, c’est un peu compliqué, mais ce n’est pas moi qui ai inventé cette usine à gaz ] est défrayé pour faire ce travail. Comprenne qui pourra.
Point 9 : subvention pour ravalement de façade
Trente mille euros pour que la ville soit encore plus belle ! Amusant de lire que cette décision date de l’époque où on nous a imposé la “ Narrenkappe ” sur la tour romane de l’abbatiale. Etonnant !
Point 10 : tarifs municipaux
Ne disposant pas des éléments de comparaison autres que ceux de la feuille de synthèse, on peut imaginer, en survolant le document que peu de prix baissent. C’est normal puisque tout augmente !
Marchés publics et conventions
Point 11 : attribution du marché fioul pour l’année 2012 -marché passé sur procédure adaptée dont chacun sait qu’elle est la préférée de ces colonnes. Mais on en reparlera tout à l’l’heure.
Donc, là, c’est le maire qui va s’occuper de tout. Ah bon !
Point 12 : convention relative à l’organisation d’une étape des masters de pétanque 2012
Comme tout s’est si bien passé l’an dernier, on remet ça cette année. Félicitations tout de même à la société Quarterback qui s’engage à apporter tout son savoir-faire et sa compétence pour l’organisation sportive et technique de l’événement ainsi que pour sa promotion et sa production télévisuelle. Mais tout ce savoir-faire a un coût qu’il convient de rémunérer à sa juste valeur que l’on estime à trente-cinq mille euros environ. Mais quand on aime …
Affaires immobilières, enfin !
Point 13 : Gumberlé
Cinq mille euros payés par la commune pour quatre ares, c’est toujours ça de pris, quand la plus grande transparence épouse l’intérêt général ! Génial !
Points 14, 15 & 16 : sans commentaire
Point 17 : dons au musée Westercamp
La fermeture, décidée pour des raisons obscures dont aucun compte n’a jusqu’à présent jamais été demandé à quiconque, et singulièrement surtout pas à ceux qui ont pris cette décision ridicule, remonte au 1er novembre 2002, soit plus de neuf années. Pendant tout ce temps, quelqu’un a été payé pour y faire quelque chose, mais aucun compte n’a jamais été publiquement rendu. Des engagements de manifestations ont été pris, comme en atteste le numéro du Sycoparc de décembre 2007, qui n’ont été pas été honorés. Et comme il faut rafraîchir les mémoires, voici ce que l’on peut y lire, sans rire, signé de Madame C Schultz :
“ Une opération spectaculaire, tant par les techniques nécessaires à sa réalisation, que par le volume impressionnant des collections concernées, a eu lieu cet été au Musée Westercamp de Wissembourg.
Le musée, bien que fermé au public depuis novembre 2002, connaît depuis sa fermeture une activité intense autour des collections. En effet, la réalisation de l'inventaire a révélé les problèmes de sauvegarde des collections et la nécessité de mettre en œuvre une politique pluriannuelle de conservation et de restauration, afin d’en assurer la pérennité. Entre autres éléments, le musée dispose d’une remarquable collection lapidaire (stèles, sarcophages, éléments architectoniques) couvrant une période allant de l’Antiquité gallo-romaine au XIXe siècle. Ces collections étaient les dernières encore en place au musée, dans leurs anciens espaces de présentation : cour intérieure, lapidarium et appentis devant le jardin, dans un environnement très défavorable Sous un appentis, côté jardin, se trouvaient les collections volumineuses, exposées aux eaux de ruissellement du mur de soutènement du rempart et aux déjections des oiseaux qui sont, depuis la fermeture du musée, les seuls visiteurs du lieu. Il s’agissait donc de transférer et de stocker ces vestiges dans un local aéré, accessible et sécurisé dans des conditions conformes aux exigences de conservation de la pierre. Depuis 2003, la municipalité s’efforce de trouver à Wissembourg un tel lieu. Suite à la fermeture d’un site industriel, un local a pu enfin être mis à disposition en automne 2006. Il s’agit d’un dépôt, situé en périphérie du centre ville, accessible par un quai de déchargement, qui peut être sécurisé et qui présente les conditions adéquates de thermo-hygrométrie nécessaires au stockage sans choc thermique des collections en pierre. Suite à un avis favorable délivré par la commission régionale pour la restauration des œuvres des Musées de France, le transfert a pu être envisagé durant l’été 2007. Un restaurateur agréé et une société de transport spécialisée dans le déplacement d’œuvres et de monuments historiques ont été retenus pour mener à bien le chantier. L’opération a nécessité 6 jours entiers d’intervention dans la première quinzaine du mois de juillet. Les équipes composées de 6 personnes en plus des personnels du musée, sont intervenues sous la houlette et le contrôle du restaurateur agréé, qui a procédé aux opérations les plus délicates : il a fallu procéder à un descellement, voire à une dé-restauration qui a consisté à retirer le ciment et les briques qui avaient servi de remplissage et de fixation au sol ou sur les murs des pièces. L’opération s’est déroulée sans incident, et toutes les pièces ont été menées sans encombre vers leur nouveau lieu de stockage, en attendant leur nouvelle mise en lumière, dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. Le musée Westercamp de Wissembourg, dont la majorité des collections sont maintenant inventoriées, conditionnées, traitées et mises en réserve, pourra entrer dans la phase des travaux sur le bâti après ce transfert. Depuis plusieurs années, la municipalité a engagé une réflexion concernant le projet de rénovation du musée. Cette réflexion devrait aboutir en 2008 à la rédaction d’un projet scientifique et culturel, élaboré en accord avec la Ville et la DRAC et validé par la DMF. Les collections déplacées et mises à l’abri seront, pour la plupart, destinées à être utilisées lors d’expositions thématiques programmées dans le cadre du projet de rénovation du futur musée. D’autres pièces choisies dans le cadre de l’exposition de préfiguration programmée en 2007, mais reportée par la ville de Wissembourg, en raison des travaux du Relais Culturel et du déménagement de la bibliothèque dans le lieu initialement dévolu à cette exposition, nécessiteront également une consolidation, un nettoyage plus poussé, voire une restauration, en prévision de leur exposition dans le parcours de chronologie historique. Mais la plupart des éléments du lapidaire du musée devra bénéficier d’une étude scientifique plus approfondie, afin d’en déterminer l’origine et l’historique. Des partenariats avec les Sociétés d’histoire et d’archéologie et les universités de Metz et de Strasbourg seront à envisager, afin de préparer encore mieux la réouverture du musée, que tous attendent avec impatience. ”
Alors après tout ce bavardage, on peut encore accepter des dons tout en ayant privé une génération entière d’un musée qui est également le témoignage d’une forme d’humanisme et d’altruisme dont on se demande si les membres de ces assemblées savent encore à quoi ces mots renvoient.
Point 18 : récapitulatif des décisions prises sur délégation en vue de passer des marchés à procédure adaptée, information a posteriori !
La dernière fois qu’on en a parlé sur ce blog, c’était le 8 septembre 2010, et il y en avait pour 193 394 euros, du 6 novembre 2009 au 24 août 2010, soit environ 20 000 euros par mois. Cette fois, c’est 242 109 euros, du 16 février 2011 au 20 septembre 2011, soit au moins 34 587 euros par mois. Comme on le voit, tout augmente ! C’est curieux, mais ces procédures très “ ancien régime ”, on n’arrive pas à s’y faire.

Bon courage à celles et ceux qui ou bien participeront à la cérémonie, ou bien y assisteront. Bonjour l’ambiance !

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