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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

compte-rendu préalable du conseil municipal de vendredi 25 juin, 18h00

C’est bien parce que la note de synthèse na été postée que le 21 juin, et que, absent les 22 et 23 juin suivants, je n’en ai pris connaissance qu’aujourd’hui jeudi 24 juin, jour de grève interprofessionnelle, que je ne vous livre mes commentaires que cet après-midi.


De quoi va-t-on parler ? Essentiellement de budget, et surtout de compte administratif, c’est-à-dire de ce qui a été effectivement dépensé durant l’année 2009. Pour simplifier, on peut retenir trois ordres de grandeurs :
le fonctionnement, environ 8,8 millions d’euros, soit 96% des prévisions,
l’investissement, environ 5,8 millions d’euros, soit 61% des prévisions,
et le total, le fonctionnement, environ 14,6 millions d’euros, soit 78% des prévisions.
Pour le détail, les contestations, les rappels, les précisions, faisons confiance à nos élus, de quelque bord qu’ils soient, pour alimenter la discussion et parfaire l’information de leurs concitoyens.
Comme il y a du rab, on parle d’excédent, il va être affecté ici et là pour alimenter qui le budget général, qui les budgets particuliers, qui ont tout de même tendance à se multiplier ces derniers temps. Après les “ lotissement artisanal (ex-)allée des (ex-)Peupliers tranches 1 & 2 ”, nous n’allons pas tarder à voir rappliquer le lotissement municipal “ Gumberlé-Village ”, cette technique budgétaire étant destinée, si on a bien compris, à faciliter la levée d’emprunts, dont nous savons tous qu’elle est le garant de le bonne santé financière et que sa multiplication à l’infini ne peut nous apporter que le bonheur. La crise financière dont nous n’avons vu que les balbutiements ces deux dernières années ne peut en effet que nous encourager à amplifier plus et encore ces pratiques de fuite en avant sur l’air de “ nous étions au bord du gouffre et nous avons fait un grand pas en avant ”.

Les points 2, 3, 4, 5, 6 & 7 sont consacrés à ces questions financières dont nous sommes tous friands.

Point 8, bilan des opérations immobilières : on en a acheté pour 312 564 euros et vendu pour 274 222 euros. Ce point fera sans doute l’objet de quelques commentaires, en particulier de ceux qui ont la langue si bien pendue depuis quelques semaines, sauf bien sûr quand il s’agit de traduire en vote négatif tout le mal qu’ils pensent et disent penser de la gestion de leurs successeurs.

Les points 9, 10 & 11 abordent les subventions. Dans ce domaine, à moins de faire preuve d’un excessif sectarisme, on voit mal qu’il y ait contestation.

Le point 12, “ relais culturel ” va permettre à ceux qui ont la langue si bien pendue depuis quelques semaines, sauf bien sûr quand il s’agit de traduire en vote négatif tout le mal qu’ils pensent et disent penser de la gestion de leurs successeurs, de remettre le couvert en se déchaînant contre un projet qu’ils ne parviennent pas à avaler. On peut légitimement s’attendre à quelques remarques assassines, à quelques réflexions bien senties, à quelques affectueuses attentions pour critiquer tout et surtout le reste. Cette fois, on peut ‘attendre au pire.

Idem pour le point 13 qui concerne les travaux à la mairie. On entend déjà l’autoproclamé défenseur du patrimoine architectural wissembourgois, celui qui nous a infligé le “ narrekap ” sur le toit de la tour romane de l’abbatiale, flanqué de ses cadrans solaires aux formes exotiques, tonner une fois de plus contre les atteintes intolérables à l’intégrité du bâtiment de la mairie. On peut déjà prévoir qu’une fois qu’il aura terminé son intervention, il cherchera dans le public quelque regard approbateur qui le confortera dans ses assertions.

Points 14, 15 & 16 : il est amusant pour ceux qui suivent de près la vie municipale de lire que des consultations vont être lancées pour la construction de la station d’épuration. Voilà un sujet qui nous occupe depuis près de 20 ans, et il semble qu’on en arrive maintenant à la concrétisation. Cela veut dire, que quoi que l’on dise, quand “ ils ” ont quelque chose en tête, “ ils ” arrivent à leurs fins. C’est vrai pour la station dépuration comme ce sera vrai pour la route de jonction entre l’ex-allée des ex-Peupliers et le lycée de Wissembourg dont on ne dira jamais assez que ceux qui ont pris la décision et la responsabilité de l’implanter à cet endroit étaient probablement bien ignorants des conséquences de leur geste, et que l’on a le droit et le devoir de leur rappeler que les mises en garde n’ont pas manquer et qu’ils ont mis un point d’honneur à ne pas en tenir compte.
Un peu plus de dix millions tout de même pour cette station d’épuration qui fera dignement entrer les effluents de notre commune dans le vint-et-unième siècle de l’éco-transparence, de l’éco-responsabilité et de l’éco-citoyenneté.

Point 17 : acquisition d’une parcelle. Mais on ne voit pas où c’est, on attend les précisions.

Ah, le point 18 ! On rappellera au rédacteur de la note de synthèse que “ après que ” est suivi de l’indicatif, cela sera confirmé par le spécialiste qui siège au sein de l’assemblée communale.
Il a fort opportunément plu entre le 26 février 2010 et le 25 juin 2010. Cela a pour heureuse conséquence de faire baisser le prix de l’immeuble du tribunal à celui d’un coquet pavillon. On en conclura que la pluie est salvatrice ! Parce que 28,5% de ristourne sur une masure entourée d’un jardin, qui a en plus été refaite il y a quelques années (ravalement de façade, aménagements intérieurs) pour être abandonnée il y a quelques mois, et arriver à 250 000 euros, c’est vraiment une affaire.

Ah, le point 19 ! Si on était à la place de Monsieur L Jourdain et de Mademoiselle F Kauffmann, on demanderait une révision du prix de la transaction. Parce que, s’il a plu ici, il a bien dû pleuvoir là, et il doit bien y avoir quelque dégât des eaux, non ? Pour l’instant, pour eux, c’est encore 350 000 euros qu’il faut débourser. Allons, un effort !

Point 20 : le classement du Geitershof doit probablement permettre d’y ramener la vitesse à 50km/h, ce qui sera pour les riverains un gage de tranquillité.

Point 21 : administration courante, qui ne soulève aucun commentaire.

Point 22 : il s’agit de taxer les friches commerciales qui sont en inactivité de plus de 5 ans. Ce qui est intéressant, c’est que petit à petit, on intègre le vocabulaire technocratique euro-bruxellois avec la généralisation de ces EPCI [ établissement public de coopération communale ] dont personne ne sait ce que ça veut dire, qui viennent compléter les établissements publics à caractère industriel et commercial (ou EPIC) ou les établissements publics locaux d’enseignement (ou EPLE), où à chaque fois, et comme par hasard, c’est un peu moins d’autorité aux élus, et par conséquent aux citoyens, et un peu plus de pouvoir aux “ forces vives ” [ essentiellement celles de l’argent, de la spéculation, de la délocalisation et de l’appauvrissement des plus modestes ] devant lesquelles ils est bon de se prosterner.

Point 23 : cette histoire de promenade des enfants en autobus dans une ville où les distances se chiffrent en centaines de mètres devient grotesque. Si on veut que cela ressemble à quelque chose, il faut tourner le dos au moteur à explosion et organiser les circuits avec une calèche. Cela aura plusieurs effets positifs : moins de bruit, moins de pollution, des emplois de palefrenier, des débouchés pour des productions agricoles locales et l’essentiel, le bonheur des enfants d’aller à l’école. Tout le reste, c’est du bavardage sans intérêt.

Point 24 : il va y avoir enfin des cartes de résidents pour le stationnement en ville. Ce n’est pas trop tôt.

Point 25 : administration courante, qui ne soulève aucun commentaire.

Voilà, vous savez à peu près tout. Pour les plus chanceux d’entre vous, rendez-vous dans les boîtes à lettres dès ce soir pour ce numéro 60 de Pumpernickel que vous êtes nombreux à attendre. Les autres devront patienter jusqu’à samedi après-midi probablement.

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