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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

compte-rendu préalable du conseil municipal de vendredi 26 novembre, 18h15

 

Note de synthèse reçue ce samedi 20 novembre.

Attention, la cérémonie se tient à “ La Folie ” du relais culturel nouveau, salle “ Marie-Jaëll ”.

Avant tout chose, il est nécessaire de faire un point de vocabulaire, de sémantique diraient les pédants. L’affaire du Steinbaechel arrive fort opportunément pour en fournir l’occasion.


Que veut dire concerter ? De ce point de vue, le dictionnaire historique de langue française est une mine qu’il serait dommage de ne pas exploiter.
Attesté au XIVème siècle, il est emprunté au l’italien concertare [ projeter quelque chose en commun ] et au latin chrétien concertare [ agir dans un but commun ]. En latin, il signifiait “ rivaliser ” ; il est composé de cum et de certare , “ débattre, lutter, combattre et rivaliser ”.
L’emploi musical, “ jouer ensemble harmonieusement ” [ 1623 ] correspond probablement à un réemprunt à l’italien succédant à celui de “ concert ” ; le dérivé “ concertation ” est devenu usuel en politique, en particulier dans les affaires sociales.
Par préfixation, on a formé “ déconcerter ”, fin XVème siècle, pour signifier “ déranger un accord entre personnes, troubler la bonne entente ” ; au XVIIème siècle, ce verbe prend la valeur de “ faire perdre sa contenance à quelqu’un ”.


Les mots ne sont pas innocents, leur usage ou leur choix ne l’est pas moins. Galvaudés, employés à tort et surtout de travers, ils perdent leur sens pour n’en conserver qu’un travestissement qui brouille le parole publique et entretient le trouble et l’aliénation des esprits.
On peut très bien décider de simplement se réunir, d’échanger, de disputer, d’entendre, et quand tout cela est terminé, de prendre une décision. Tous ces mots sont intelligibles, c’est la raison de leur absence dans les protocoles établis par des ignorants, quant ils ne sont pas roués, qui veulent faire prendre les vessies de leurs décisions autoritaires pour les lanternes de l’exercice ordinaire de la démocratie.
Alors que l’on nous avait promis une “ concertation ” exemplaire, avec des “ ateliers thématiques ” pour le mois de septembre suivis d’une “ restitution ” pour la fin octobre, non seulement la phase d’expression populaire est remise aux calendes grecques pour une “ raison ” de calendrier électoral [ ? ? ] mais la procédure administrative continue de plus belle, s’amplifie avec achats de terrains et budget annexe, rendant caduque tout retour sur nos pas, asphyxiant toutes les possibilités de remise en cause. C’est un procédé ignoble, tout simplement ignoble, qui trahit d’une part une grande fébrilité et d’autre part les engagements qui ont été pris, même a minima lors de la campagne municipale de 2008.
Il est permis de dire tout ça, puisque Pumpernickel est maintenant tricard à la mairie [ où il lui faudrait demander rendez-vous pour rencontrer le maire lors d’une audience, non merci ] après avoir été abondamment sollicité surtout quand il fallait donner des arguments chiffrés, concrets, factuels, alors que celui qui allait s’installer dans le fauteuil ne connaissait que peu de détails sur une commune qu’il redécouvrait. Et pendant que l’on amusait à affecter de tenir salon ici ou là, les dossiers lourds, continuation de l’œuvre destructrice des précédents, étaient remis en selle, et “ finalisés ” [ on préfèrera “ mis au point ” éventuellement final ] comme disent les importants.


Point 1 : Monsieur le maire communique. Encore l’un de ces mots vidés de leur substance qui désigne par euphémisme une action que l’on aimerait rendre présentable. En l’occurrence, la communication 2010 n’a rien inventé puisqu’elle est la fille légitime de l’autoritarisme et de la propagande.

Point 2 : l’adoption du compte rendu du précédent conseil ne devrait pas poser de problème insurmontable. À moins que l’opposition, en quête de reconnaissance sociale, n’ait quelque salve à envoyer, en particulier sur l’échange de qualificatifs qui vaudrait à n’importe lequel d’entre nous un procès en diffamation. L’ancien maire a trouvé une martingale moins défavorable pour gagner il ya quelques années, ne l’oublions jamais !

Point 3 : on aime bien l’ancien site “ Pasek ” parce que ça rappelle cette séance du conseil municipal au cours de laquelle on a mandaté le maire-délégué de la commune dite associée pour aller assister à la vente aux enchères. Il serait intéressant que l’on demandât [ pour parler comme Monsieur le président de la République, rien que l’écrire me fait rire ] à Monsieur le maire-délégué de la commune dite associée qu’il s’explique sur son rôle exact lors de cet épisode, sur la hâte que l’on avait à vouloir acquérir le site pour quelques centaines de milliers d’euros [ on parle de mémoire ] en vue de le “ renaturer ” pour le rendre à l’agriculture. Rien que d’en parler, et de savoir quelques-uns des majoritaires actuels siégeaient sur les bancs de la minorité d’alors, il est permis de penser que quelques-uns vont tout de même se laisser aller.
Quant au projet de plate-forme de valorisation de déchets, s’il s’agit d’un site de concassage de matériaux, pourquoi pas ?

Point 4 : le voici, le voilà, le budget du Steinbaechel. On ne voit pas très bien à quelle réalité correspondent ces € 237 000,00 de budget de fonctionnement [ ? ] et ces € 236 000,00 de budget d’investissement [ ? ]. Mais faisons confiance aux pédagogues municipaux pour éclairer notre lanterne. Ce que l’on peut dire en revanche, c’est ce qui a été dit plus haut, dont il n’y a rien à retrancher.

Point 5 : jeu d’écriture sur le principe des chaises musicales dont on sait qu’elles n’ont d’intérêt que de créer un mouvement inutile en sachant qu’il ne peut y avoir que des perdants sauf un.
On déplace des sommes ici pour les mettre là sous un autre numéro de compte, en priant que personne n’ait l’idée de faire le bilan global.
Exemples : les jardins familiaux perdent-ils de l’argent ? Non, en fait ils gagnent € 3 000,00 ! De même prévoit-on qu’il y aura 20% de moins d’imprévus, ce qui est assez drôle.
Au bout du compte, en additionnant tous les nombres de la colonne modification, on aboutit à € - 1 000,00, ce qui ne veut sans doute pas dire grand-chose.

Point 6 : attribution de subventions qi ne devraient faire l’objet d’aucune contestation.

Point 7 : l’augmentation des tarifs de location des salles est intéressante. De € 0,50 à € 1,00 par heure, ce qui nous fait 17% pour la grande salle du gymnase, la salle multi-activité et le mur d’escalade, 12,5% pour la salle moyenne du bas et 28% [ associations à but non-lucratif ] et 11% [ associations à but lucratif ] pour la salle du Dojo. On entend déjà que, les tarifs n’ayant pas bougé ces n dernières années, il était opportun de remettre les pendules à l’heure.
Rappelons tout de même que nous payons plusieurs fois ces équipements : lors de leur construction alors que cela n’a fait l’objet d’aucune discussion, puis lorsque nous avons l’insolence de vouloir les utiliser, ce qui est en fait assez drôle. Sans compter que, qu’il y ait ou non des utilisateurs à l’intérieur, le chauffage y fonctionne, l’éclairage aussi, tout comme le gardiennage. On aura la même chose avec “ La Folie ” du relais culturel nouveau où les tarifs sont intéressants.
Ah ! Le service public au service du public ! Ah ! Les fonctionnaires, qui nous coûtent si cher !

Point 8 : ce doit être la 3ème ou 4ème fois que l’on construit des vestiaires au stade des Turcos. Espérons cette fois sera la bonne.

Point 9 : le fermier général augmente encore sa capacité de nuisance et de pression sur les collectivités locales.
“ …la société nous a informés qu’elle avait changé de dénomination, la nouvelle dénomination est ETDE-LIGNEST. ” Euh, oui, mais c’est un peu incomplet.
Voici ce que l’on trouve sur le site de la “ nouvelle dénomination ”:


ETDE, filiale électricité et maintenance de Bouygues Construction, vient d’acquérir la société Lignest, basée à Hoerdt, près de Strasbourg (67). Avec une cinquantaine de collaborateurs, Lignest a réalisé un chiffre d’affaires de 4,9 millions d’euros en 2004. Présente en Alsace depuis 32 ans, Lignest est spécialisée dans les réseaux électriques basse et moyenne tension, ainsi que dans l’éclairage public. Lignest gère ainsi plus de 10 000 points lumineux sur une quinzaine de communes, et compte parmi ses principaux clients Electricité de Strasbourg.
Après le rachat du fonds de commerce Taesch à Metz en novembre 2004, ETDE poursuit son développement dans le Nord-Est de la France en s’implantant pour la première fois dans le département du Bas Rhin (67). Après les nombreuses acquisitions réalisées depuis 2002 (plus de 30 sociétés ont été rachetées par ETDE depuis cette date), cette opération s’inscrit dans la stratégie de croissance externe d’ETDE qui vise à compléter sa présence géographique sur le territoire national et à acquérir de nouvelles compétences.
Suite à ce rachat, une nouvelle organisation, placée sous la direction d’Edouard Kiener, a été mise en place. Jean-Claude Fechter, ancien gérant de Lignest, conserve la responsabilité commerciale de l’entreprise.
Filiale de Bouygues Construction, ETDE est un ensemblier-intégrateur de solutions techniques et de services, qui intervient auprès des clients publics et privés dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, du tertiaire, des transports, de l’environnement et des télécommunications.
ETDE développe ses compétences au travers de trois métiers, clairement structurés et orientés clients : réseaux extérieurs ; génie électrique, mécanique et thermique ; Facility Management et Télécoms.
En France comme à l’international, ETDE propose une offre globale de compétences en ingénierie, travaux, maintenance et exploitation.
ETDE s’appuie sur le savoir-faire, l’engagement et la réactivité de ses 10 000 collaborateurs pour apporter des solutions innovantes et à valeur ajoutée technologique à ses clients. Avec 171 établissements en France et une présence dans 20 pays à l’international, ETDE a réalisé 1 milliard d’€ de chiffre d’affaires en 2005 et prévoit d’en réaliser 1250 millions d’euros en 2006.


Ainsi les honorables conseillers municipaux en savent-ils un peu plus sur l’évaporation du pouvoir politique au profit d’un secteur privé dont on connaît les capacités en matière de progrès social, culture, humanisme et philanthropie.

Point 10 : nous aurons des nouveaux panneaux de signalisation. Ouf !

Point 11 : masters de pétanque à Wissembourg les 20 et 21 juillet 2011, avec l’élite mondiale et le label “ partenaire local des masters de pétanque 2011 ” à la clef, ça ne se refuse pas mais ça se mérite. Il faut donc en passer par les conditions de la société QUATERBACK qui apporte tout son savoir-faire [ et les factures y afférentes ] à raison de € 35 000,00 environ. La commune mettra à disposition de ces professionnels de l’organisation tout ce dont ils ont besoin mais que la modicité de leurs tarifs ne leur permet pas d’acquérir. Merci pour tous les pétanqueurs de l’élite mondiale !

Point 12 : dans le cadre de son plan de désherbage municipal de ville au développement durable, la commune va se faire accompagner de la fédération régionale de  défense contre les organismes nuisibles et signer avec elle une convention pour la mise en place de ce plan. En fait, ce n’est pas si cher, € 2 280,00 seulement.

Point 13 : le lotissement artisanal se remplit, le lotissement artisanal se remplit, le lotissement artisanal se remplit, le lotissement artisanal se remplit, le lotissement artisanal se remplit !

Point 14 : la tour porche du Geisberg qui a bien besoin d’une restauration est cédée à la commune pour l’euro symbolique.

Point 15 : heureux propriétaire de la maison ex-logement de fonction du chef de chantier de l’ex-DDE qui vient de l’acquérir pour € 150 000,00.

Point 16 : la concertation bat son plein au Steinbaechel où la commune acquiert les terrains après une intense campagne d’information de l’ensemble de la population en général et des riverains en particulier, comme tout le monde le constate ! À € 4 500,00 l’are, ce n’est peut-être pas une mauvaise affaire pour ceux qui vendent.

Point 17 : on honore Messieurs Maurice Allais [ on aurait préféré Alphonse ! ], Alfred Kastler, Karl Ferdinand Braun et Joseph Achille Le Bel [ ça manque de femmes ! ] en donnant leur nom à quatre “ rues ” de ce désert industriel.

Point 18 : entre le 26 août 2010 et le 10 septembre 2010, on a signé pour € 216187,96 de marchés, ce qui ne soulèvera aucune interrogation chez quiconque comme d’habitude.

 

Point 19 : divers, sans commentaire.

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