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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Compte rendu préalable du conseil municipal du 9 avril 2010.

Le point 1 sera de toute évidence adopté à l’unanimité, à moins que Monsieur le Président Territorial de Wissembourg, dit Monsieur le PTW, ou l’uns des membres de la liste qu’il a emmenée à la défaite il y a deux ans ne décide de croiser le fer dès les premières minutes du match. Nous verrons bien, mais il a fort à parier que ce ne soit le cas, tout émoustillés qu’ils sont d’appartenir au camp des seuls vainqueurs de droite sur le sol métropolitain et d’avoir soutenu “ liste de la Majorité Alsacienne qui porte un projet [ … ] porteur d’avenir pour notre Région ”, comme l’écrit, avec légèreté, Monsieur le PTW dans l’encart publicitaire qu’il a fait paraître à la fin-mars.

Point 2 : c’est le gros morceau qui commence, le budget pour une année 2010 déjà bien entamée. Alors que d’autres collectivités territoriales départementale le 15 décembre 2009, et régionale le 15 décembre 2009, ont déjà procédé à ce vote, on n’en finit pas de s’interroger sur cette manie de ne voter les budgets qu’à la fin du 1er trimestre de l’année en cours.
Cette fois, ce sont 24 millions d’euros qui seront consacrés au fonctionnement [ 10 millions ] et à l’investissement [ 14 millions ].
Peu au fait de ce genre d’exercice, je me contente de feuilleter les pages da synthèse que les services municipaux ont bien voulu me transmettre.
Côté dépenses, comme d’habitude, direction chapitres 6531 et suivants qui donnent une idée des indemnités [ 147 000 euros, + 1 000 euros ], des frais de mission [ 40 000 euros, c’est stable ], des cotisations de retraite des élus [ 7 000 euros, c’est stable ], des frais de formation des élus [ 6 000 euros, c’est stable ] et des frais de représentation du maire [ 7 500 euros, c’est stable ].
La charge du CCAS passe de 130 000 euros à 157 000 euros, preuve que la situation sociale continue à se dégrader, malgré la veille vigilante tenue par Monsieur le PTW qui rencontre une fois par mois la responsable du Pôle-Emploi wissembourgeois, c’est lui qui le dit, et c’est l’édition locale de la P2R qui le rapporte. Il ne suffit pas de veiller, il faut encore agir, et selon toute vraisemblance, c’est un peu moins facile.
Les investissements révèlent que dans l’un ou l’autre domaine, si l’information [ dans le jargon, on parle de communication, ça ne veut pas dire la même chose, et c’est fait pour brouiller l’écoute ] reste plutôt confidentielle, les travaux avancent, et plus vite qu’on ne le croit.
Ainsi, la mise en place de la ZAC Steinbaechel se précise-t-elle avec 90 000 euros qui viennent s’ajouter aux 71 000 euros précédents pour régler des “ frais d’étude ”. En fait il s’agit de faire avancer les dossiers, d’établir des diagnostics et de livrer à la “ concertation ” dans sa phase ultime, et alors que tout aura été décidé, un projet intégralement ficelé dont seuls les contours marginaux seront susceptibles d’être éventuellement discutés. Cela vaudra également pour le point numéro 8 du lotissement municipal [ et non artisanal ] du Gumberle, pour lequel on est passé d’une présentation au conseil municipal à la fin de l’année 2009 à l’établissement d’un budget [ pourquoi est-il distinct du budget général ? ] alors que la discussion, que l’on sache, n’a pas été engagée, que seule une esquisse d’avant-projet a été présentée aux élus, et que les propriétaires des terrains concernés sont plutôt remontés contre la municipalité qui a raté une belle occasion d’opération exemplaire.
Il y a bien ces 50 000 euros qu’il faut encore dépenser pour établir le énième diagnostic sur le musée Westercamp, sans qu’aucun ne soit jamais demandé ni à celle qui y a(urait)  travaillé [ ?! ] depuis ce funeste 1er novembre 2002 sans jamais préciser ce qu’elle a réellement fait, ni à ceux qui ont décidé de confier à cette personne et à la structure qui l’emploie ce qui ressemble plus à du brassage d’air qu’à une réelle ambition pour ce musée. Il s’agit là d’un véritable scandale qui témoigne d’une grande légèreté, surtout si l’on met en rapport ce qui aurait été fait avec ce que proposaient ceux que l’on a éconduits, au prétexte qu’ils n’étaient que des autodidactes. Cette affaire est une verrue sur le bilan déjà pitoyable en matière culturelle laissé par l’équipe de Monsieur le PTW qui serait bien inspiré de faire son acte de contrition s’il veut encore conserver un peu de crédit.
Pour le reste, tous ces investissements relèvent plus de l’entretien ordinaire et font partie de ces dépenses courantes auxquelles aucune municipalité ne peut échapper.
On observera avec attention les réactions des restes de l’équipe autour de Monsieur le PTW qui ne devraient pas manquer d’inspiration, eux qui avaient tous ces dossiers, si complexes, si compliqués, en tête et tant de choses à dire quand ils avaient la parole.

Point 3 : nos impôts augmentent de 4%. En fait c’est plus, puisque la loi de finance doit mettre un chouïa en plus pour rattrapage d’inflation, si bien qu’on doit être autour de 5 à 6%. On entend déjà les restes de l’équipe autour de Monsieur le PTW qui ne devraient pas manquer d’inspiration pour dénoncer cette pression fiscale insupportable que la politique du gouvernement minoritaire, impopulaire et par conséquent autoritaire qu’ils soutiennent rend nécessaire. Sans oublier que dès qu’il est à Strasbourg, Monsieur le PTW vote un budget de recul, sorte d’aveu de l’inconsistance des choix politiques et économiques de ses amis.

Points 4 & 5 : budgets eau et assainissement qui ne devraient pas engager de débat.

Points 6 & 7 : budgets lotissement artisanal tranches 1 & 2 qui devraient permettre de faire le point réel sur ce qui se passe là-bas. Ça se remplit, oui, ou non ? Et pour faire quoi ?

Point 8 : budget lotissement communal “ Gumberle ”. Alors là, le minimum d’explication s’impose, et on attend ceux que l’on n’entend plus depuis si longtemps, Monsieur le maire délégué d’Altenstadt et ses trois conseillers, qui devraient se faire les porte-parole des habitants dont les terrains vont servir à ce projet. Et si l’on en juge çà ce que l’on entend, on ne doute pas que Monsieur le maire délégué d’Altenstadt et ses trois conseillers vont se relayer avec vigueur et dynamisme pour faire cette voix de la vigilance qui leur tient lieu de référence depuis qu’ils occupent leur siège. Attendons, attendons, ils vont quand même dire quelque chose !

Point 9 : budget zone d’aménagement de la Pépinière. Compte tenu de tous les ratés dont ce terrain a été le malheureux héros, tout ce qui pourra se faire dessus et qui mettra un terme au spectacle désolant de ces vitres cassés, de ces locaux vandalisés, des ces tags au goût douteux est forcément le bienvenu.

Point 10 : contributions aux charges intercommunales = 700 000 euros. Un petit bilan serait sans doute le bienvenu.

Point 11 : gestion financière qui ne devrait pas engager de débat.

Points 12 & 13 : attribution et demandes de subventions qui ne devraient pas engager de débat.

Point 14 : gestion forestière qui devrait engager le débat autour du scandale de la suppression du siège de l’ONF à Wissembourg, mais il est plus prudent de parier sur un silence prudent et réservé de la part de l’ensemble des conseillers municipaux, toutes tendances confondues.

Points 15 & 16 : gestion financière et politique touristique qui ne devrait pas engager de débat.

Point 17 : projet d’aménagement “ Narthex ” [ 15 000 euros ] proposé par le conseil de fabrique de l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul. Il s’agit en fait de relayer une initiative du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France (CEF). Il a pour mission d'assurer la présence de l'Eglise catholique de France dans le domaine de l’Art Sacré, en vertu de la mission conférée au SNPLS par la Commission Episcopale pour la Liturgie et la Pastorale Sacramentelle, présidée par Mgr Robert Le Gall, Archevêque de Toulouse et membre de la Congrégation pour le Culte Divin et la discipline des sacrements. Narthex est une revue “ bi-media ” dédiée aux arts sacrés, au patrimoine, principalement religieux et à la création contemporaine. Ne devrait pas engager de débat.

Point 18 : nouveaux tarifs pour les droits de place au marché de Pentecôte. S’agit-il d’une baisse ? Ne devrait pas engager de débat.

Point 19 : restauration de l’orgue Dubois de l’abbatiale Saints-Pierre-et-Paul. Contrairement au procès en opacité instruit contre la municipalité, les choses semblent être claires : consultation, commission élargie, experts et musiciens, commission d’appel d’offre et conseil municipal. Des conseillers municipaux se feront-ils les relais des colporteurs de ragots et des rapporteurs de cancans pour interroger M’sieur l’mair’ ? Vous le saurez en assistant vous-même au conseil municipal !

Point 20 : nouveaux vestiaires au FCW. Ne devraient pas engager de débat.

Point 21 : acquisition de parcelles pour la construction de la station d’épuration. Depuis le temps qu’on en entend parler de ce truc, on se demande si ça se fera un jour. En attendant, il y a des propriétaires qui se voient mois après mois dépossédés à des pris dérisoires de terrains qu’ils sont acquis, entretenus ou plantés. Tout ça pour une station d’épuration dont il est question depuis près de 20 ans ! Ça fait vraiment sérieux ! Ne devrait malheureusement pas engager de débat.

Point 22 : rectificatif à une promesse de vente au lotissement artisanal. Ne devrait pas engager de débat.

Point 23 : acquisition des terrains Minges. Ne devrait pas engager de débat.

Point 24 : on va vendre la deuxième phase du lotissement artisanal en une fois à un aménageur de type “ retail park ”, anglicisme snobinard qui désigne un ensemble commercial. Et dans deux ans, il y aura des magasins, et il est même permis d’ajouter que les ouvriers seront tous des patrons Devrait engager un débat, mais compte tenu de l’heure, et comme ça fait près de deux heures que je commente un truc qui n’a pas encore eu lieu, on imagine dans quel état de fraicheur seront les conseillers municipaux pour s’étonner qu’une sorte de fermier général, de la même sorte que celui qui va gérer la ZAC du Steinbaechel soit désigné pour cette affaire.

Point 25 : nouvel adjudicataire pour la chasse. Les conseillers écolos devraient voter contre.

Point 26 : convention avec le SIVOM. Ne devrait pas engager de débat.

Point 27 : gestion administrative du personnel. Ne devrait pas engager de débat.

Point 28 : indemnité de l’archiviste municipal. Ne devrait pas engager de débat.

Point 29 :
les fonctionnaires municipaux vont toucher une prime de rendement ! Ne devrait pas, hélas, engager de débat.
Point 30 : il y a encore du changement dans l’organisation de l’école de musique.

Ah ! L’école de musique !
L’école de musique est une réussite, la preuve, 153 enfants et 15 adultes y suivent des cours.
Et d’ailleurs, il n’y a pas de problème avec l’école de musique, il n’y en a jamais eu, et il n’y en aura jamais, et d’ailleurs l’école de musique est une réussite, la preuve, 153 enfants et 15 adultes y suivent des cours.
Ne devrait pas engager de débat.

Point 31 : il nous manquait un chargé de mission pour Natura 2000, eh ben, c’est fait. Pour 3 ans maximum. Il va travailler pour un programme dit LIFE [ L’Instrument Financier pour l’Environnement ] qui finance de actions contribuant au développement, à la mise en œuvre et à la mise à jour de la politique et de la législation communautaires dans le domaine de l’environnement. Si avec ça la planète n’est pas sauvée, je ne m’y connais pas ! Ne devrait pas engager de débat.

Point 32 : pour information, 16 dons pour la collection du musée Westercamp… Ne devrait pas engager de débat.

Point 33 : divers… Ne devrait pas engager de débat, du moins on l’espère.

Et courage à celles et ceux qui iront assister à cette séance marathon !

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Regis Hulot 10/04/2010 09:03



Grâce à Pumpernickel, je sais maintenant ce qu'est un "retail park", et, comme le capitaine Haddock, je me sens déjà plus instruit.


Sérieusement. Le pari n'est pas difficile à gagner. Qui se hasarderait à entamer un débat, à cette heure tardive, sur ce qui est la solution de facilité: brader à des initiatives privées la
richesse publique, dans le seul but de pouvoir se débarrasser d'un problème qu'il aurait fallu traiter.


Pourquoi se hâter de faire aujourd'hui une chose qu'on faire faire demain par un autre, dit le proverbe.