Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil d'alsace – 2 ou 3 choses en marge d’une campagne qui cherche un sens – J – 7 jours ! – § 48

Tout d’abord, on se rappelle que le futur-ex Philippe 1er était plutôt à l’aise, selon madame Yolande B., pour répondre à une question de fond posée par une ancienne proviseure de Sélestat : "Combien de femmes à des postes de direction à la Région ?". Monsieur croyait pouvoir fanfaronner qu’il y avait quatre directrices à l’administration de "sa" région. Ah oui, mais qur combien de directions, car seule importe la proportion, n’est-ce pas ?

Question de surface : Combien y a-t-il de directions à la Région ? Pour le savoir, il devrait siffur de télécharger l’organigramme proposé sur le site de la région. Devant les difficultés, Pumpernickel a dû contacter directement le standard. Une fois le premier obstacle franchi, "on" lui a passé quelqu’un de la "communication" qui a fait des manières pour communiquer ce document [ "il faut que je voie avec mon responsable…", "parce que pour les journalistes…", etc. ] pour enfin dire qu’elle enverrait le document à l’adresse électronique. Comme prévu, rien n’est arrivé, et Pumpernickel en est tout dépité : l’organigramme téléchargeable est-il un document confidentiel ? C’est de la gaminerie, ou on ne s’y connaît pas. En tout cas, cela en dit plus qu’un long discours sur l’ambiance qui règne au palais de Philippe 0, avec des fonctionnaires territoriaux qui sont incapables de donner des réponses à ces administrés qui veulent en savoir un peu plus que le discours de propagande servi au quotidien. L’interlocutrice a quand même fini par avouer [ ? ] qu’il y avait quatorze directions et quatre délégations, ce qui fait dix-huit postes de fonctionnaires d’autorité. Apprendre par la bande que les femmes ne sont représentés qu’à raison de 22% donne une idée de l’opinion que l’on a d’elles, même pas une sur cinq ! On comprend mieux que notre bonhomme était très à l’aise sur une question qu’il doit dominer comme toutes les autres pour se vanter d’un tel état de fait, qu’il ne songe même pas à faire évoluer, sinon ce serait déjà fait, depuis deux ans qu’il fait semblant d’être à la tête de l’assemblée régionale, tout occupé qu’il est sillonner "ses" terres pour convaincre les manats de lui accorder une confiance au rabais.

Alors que les lecteurs de Pumpernickel savent au moins depuis le 21 avril 2011, grâce au courrier des lecteurs d’un ancien fonctionnaire du Conseil de l’Europe [ à la ville mari d’une conseillère municipale strasbourgeoise d’opposition et grande supporteuse de Monsieur F. Loos, celui qui après avoir abandonné les Wissembourgeois puis les Haguenoviens pour se découvrir un avenir à Strasbourg ; quand va-t-il les abandonner si jamais le sort lui est favorable ? ] que c’est un referendum qui a créé le Land de Bade-Wurtemberg, voilà que L’Alsace nous remet le couvert, sans doute pour nous dire que nous ne devons pas trop nous en faire puisque c’est l’équivalent d’une préfète, sympathisante des Grünen qui nous rassure. Cette opération grossière qui vient à l’issue de trois mois de matraquage indigne, payé par l’argent public qui se déverse à flots ininterrompus sur une presse complaisante. Tout là-dedans donne les apparences de l’objectivité, de la libre-parole, du débat et de la confrontation des idées. En fait, rien de tout ça, puisque tout est verrouillé, le vocabulaire adapté à chacun des interlocuteurs [ les tenants du "non" sont invariablement des obstinés, quand les oui-istes sont raisonnables, posés et pragmatiques puisqu’ils ont une vraie vision de l’avenir, etc. ]. Pensant sans doute emporter le morceau, nos Rouletabille de Haute-Alsace franchissent les frontières pour nous annoncer que les deux cantons bâlois fusionneraient… bientôt, que ce processus découle d’une consultation populaire, qu’une assemblée constituante soit d’abord élue, que le recours à la mobilisation civique l’alpha et l’oméga du déroulement de la transformation ne provoque rien chez eux, aucun stimulus neuronal, rien d’autre qu’une comparaison insensée entre la nuit et le jour ou le chaud et le froid, dont chacun sait que c’est la même chose, et que les effets de l’un sont identiques à ceux de l’autre.

En dernier lieu, pour l’instant, à propos de l’intérêt que nous aurions à confier aux amis de la droite de Philippe 1er les destins d’une région qui n’appartiendrait plus à ses habitants, confiée qu’elle aura été aux appétits des chasseurs de rendement et des tenants de l’efficience managériale : rappelons-nous l’incapacité du conseil général, alors sous la houlette de l’ex-futur prince électeur, à ne serait-ce qu’imiter ce qui se fait ailleurs ! On parle bien entendu de la liaison de transport en commun en site propre à l'Ouest de l'agglomération strasbourgeoise, la TSPO, projet de nouvelle liaison périurbaine dont le concept repose sur une amélioration forte de l'offre en transports en commun sur l'axe Wasselonne-Strasbourg, avec un transport en site propre. Vous ne voyez pas de quoi on parle ? Il suffit d’un clic sur le lien pour retrouver cet article du 6 mars 2009, suivi d’un autre du 16 octobre 2010, le tout faisant référence à une décision prise en 2005 ! Que l’on sache, ce n’est pas "Paris" qui a empêché qu’une solution soit apportée à la congestion automobile des environs de la capitale régionale en général, et de l’ex-Nationale 4 en particulier. Ce sont ces gens qui diligentent des "études" qui sont une sorte de subventionnement de bureaux d’études, sur le modèle de ce qui vient de se faire avec l’agence de publicité tenue par le fils de l’ancien président de la C.U.S. chargée de la campagne de propagande de la Boulanige.
Il faut tout de même avoir dans l’idée que depuis que ces gens ne font rien, se réunissent pour décider de l’ordre du jour de leur prochaine rencontre, ce sont des dizaines de millions de passagers qui ont été transportés en Hollande Septentrionale, à la satisfaction de tous les usagers, et à la surprise des promoteurs du projet dont les hypothèses de fréquentation ont vite été dépassées.
Faut-il encore un exemple de l’inertie et de l’incapacité de la droite boulangienne à se projeter dans l’avenir ? Rappelons ce panneau qui orne l’entrée de Wissembourg depuis… 2007, qui annonce la construction prochaine d’un centre technique départemental pour l’entretien des routes ! Là encore, c’est la caricature qui s’impose, et en aucun cas le professionnalisme, c’est le moins que l’on puisse dire.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment ceux qui se sont distingués dans l’attentisme ici pourraient-ils se transmuter là en courageux aventuriers à la recherche des recettes du bonheur régional ? Poser la question, n’est-ce pas déjà y répondre ?

C’est vrai également que ce genre de personnage s’aplatisse devant un exilé fiscal, soi-disant "enfant du pays", déguisé en support publicitaire, pour lui dérouler le tapis rouge pour qu’il saccage monts et vallées d’une province qui lui est maintenant étrangère.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article