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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil d'alsace – c’est dans 40 jours ! – § 25

Après des semaines d’incessant canonnage médiatique, de colportage de comptes rendus de réunions de propagande au frais des collectivités départementales et régionale, est-il possible de faire un bilan de tous ces "serments" et "engagements", de ces "professions de foi" et déclarations passionnelles et "passionnées", de ce désordre de slogans, de mots d’ordre et de sentences, de ces mises en garde, de ces clichés et de la pseudo-éloquence qui prétend les servir, du dénigrement des adversaires, mais surtout de ce déluge d’argent quand on nous demande de nous serrer la ceinture ?
Où en est-on vraiment de ces protestations d’efficacité, de simplification, de rationalisation et de mutualisation sur fond d’antiparlementarisme primaire, pour ne pas dire de primate par égard pour nos cousins, quand on nos serine chaque jour de chaque semaine qu’il y a trop d’élus et qu’on va en supprimer "environ 10 à 20 %", on ne sait plus trop, même les thuriféraires s’y perdent !
Qu’en serait-il réellement du mode de désignation de ces conseillers alsaciens et quel serait leur mandat ? On est actuellement dans le flou entretenu par une comète de serviteurs zélés qui se relaient pour nous faire l’article alors que plus ils "expliquent" et plus le doute s’installe ! Le gindre a beau battre l’air de ses poings crispés pour tenter à la fois d’éloigner le mauvais et d’autre part de se persuader qu’il a trouvé la martingale du succès, la mayonnaise ne prend pas en dehors du cercle restreint de celles et ceux qui croient qu’il peuvent parler en notre nom. Interrogez votre voisin, votre collègue [ si vous avez la chance d’avoir encore un travail ], vos connaissances, et vérifiez que tout le monde se moque bien de ce hochet qu’il va falloir offrir à celles et à ceux dont on peine à constater les succès.
Rappelons-nous simplement de quoi ils ont été capables lorsqu’ils ont été livrés à eux-mêmes.

Est-ce ce "Paris", dont ils prononcent le nom comme s’il s’agissait d’une grossièreté, qui les a contraints à l’aventure du Bioscope ? Et rappelons-nous combien ils étaient, en 2006, à inaugurer ce parc de loisirs, qui n'a jamais trouvé son équilibre et qui était annoncé comme une solution à la reconversion des Mines de Potasse, fermées au début des années 2000. Les collectivités locales ont investi plus de 25 millions d'euros dans cette grande affaire, sans oublier les 20 millions de la Caisse des Dépôts, pour aboutir à des pertes cumulées de 28 millions d’euros. Voilà l’un des résultats de cette Alsace confiée à ces gens qui prennent les vessies de leur inconscience pour les lanternes des solutions aux problèmes d’emploi.

Est-ce ce "Paris", dont ils prononcent le nom comme s’il s’agissait d’une grossièreté, qui les a contraints à payer plus que les autres collectivités territoriales une ligne TGV qui n’arrivera à Strasbourg que dans quelques années, si tout va bien, avec des tarifs parmi les plus élevés du réseau ?

Est-ce ce "Paris", dont ils prononcent le nom comme s’il s’agissait d’une grossièreté, qui les a contraints à multiplier les bévues à l’écomusée d’Ungersheim en confiant le service commercial, la réservation et la gestion de la billetterie et des services marchands à un prestataire extérieur, finalement récupérés par l’association de gestion qui doit ensuite développer des trésors d’imagination pour mobiliser les bénévoles et inverser les courbes de fréquentation ?

Voilà trois exemples qui en disent malheureusement long sur l’incapacité non pas des Alsaciens à gérer leurs affaires, comme le prétendent les partisans de la boulange localiste, mais sur ceux qui se sont approprié le pouvoir que nous avons l’imprudence de leur confier.
Une dernière chose : ce fameux referendum, ce "congrès d’Alsace" ou ce "groupe de projet" faisaient-ils partie du programme électoral des listes qui se sont présentées aux suffrages des électeurs tant en 2010 [ régionales ] qu’en 2011 [ cantonales ] ? En bonne démocratie, un élu doit réaliser ce sur quoi il s’est engagé dans un contrat qu’il a proposé à l’électorat qui a le dernier mot. S’il sort de ces engagements, il perd sa légitimité, tout simplement. Mais, parti comme ça semble l’être, et même en imaginant un rapport 2/3 – 1/3 en faveur du "oui" mais avec le minimum de votants, on aurait une décision qui recueillerait péniblement 17 à 18% du corps électoral, soit un électeur sur six, de quoi ridiculiser définitivement ceux qui s’appuieront dessus pour aller discuter les modalités de la mise en application des énigmatiques esquisses du texte qui nous est soumis.
Manifestement, et malgré les centaines de milliers d’euros qui vont être mis dans la poche des marchands de publicité, ces professionnels du conditionnement psychologique, ces spécialistes de la propagande institutionnelle, l’affaire ne tourne pas à l’avantage de ces bonimenteurs et de leurs affidés, appointés.

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