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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil d'alsace – De quoi ce referendum est-il le nom ? – J - 5 jours ! – § 49

Pendant que Monsieur J. Fernique fait le jacques en affectant de distribuer des tracts sous la bulle de verre qui défigure la façade de la gare de Strasbourg, ou qu’il se répand en banalités qui le déconsidèrent et le disqualifient définitivement, ses nouveaux amis de la droite crispée et resserrée sur elle-même continuent à agir en se moquant bien de ce qu’il peut penser de leurs errements [ voir ci-dessous ]. Car Monsieur J. Fernique est très occupé par l’efficacité de l’action publique. Il a beaucoup à dire sur les doublons et les gaspillages, qu’il connaît sûrement mieux que d’autres pour en parler aussi savamment. Il veut optimiser les politiques pour s’adapter aux enjeux, et mettre en cohérence l’action sociale, le développement économique et la formation. Il tient surtout à renouveler les outils d’action publique dans les territoires. Peut-on faire remarquer à Monsieur J. Fernique que les territoires désignent souvent des possessions à la tête desquelles la puissance occupante ou coloniale nomme des gouverneurs ? Mais Monsieur J. Fernique a-t-il même idée de la signification des substantifs dont il use ?
De la même façon quand il met ses petits pas dans les chantres d’un union [ qui n’est en fait en fait que l’anagramme d’un "oui" et d’un "non", je pose "union", et je garde "o" ] qui résoudrait tous nos problèmes. Cela rappelle les pressions mises sur les intercommunalités dans le cadre de ces schémas départementaux de coopération intercommunale avec une commission éponyme présidée par un préfet qui peut imposer ses volontés aux quarante-neuf autres membres dont elle est constituée. Rappelons tout de même que cette rationalisation de la carte des intercommunalités intervient après que les mêmes services, qui les ont avalisés et soutenus lors de leur création, découvrant stupéfaits leur manque de pertinence et leur insuffisance de masse. Tout cela relève du grotesque, et fait peu de cas de ce qui se passe ailleurs. Rappelons encore que la fusion un moment envisagée entre Berlin et Brandebourg a été refusée par les citoyens, ce qui doit témoigner de leur part d’une grande myopie intellectuelle ainsi que de la méconnaissance des stratégies macro-économiques qui sont seules en mesure de nous sortir du pétrin dans lequel elles nous ont mis. Entendre alors qu’il est "nécessaire de fusionner les instances pour constituer une collectivité capable de mettre en œuvre des politiques publiques ambitieuses, pour répondre plus efficacement [ ils n’ont que cet adverbe à la bouche ! ] aux besoins des territoires et des populations [ connaît-on encore des citoyens, des administrés ou des habitants ? ], pour peser davantage dans les dossiers importants [ invariablement dans un contexte de concurrence, de lutte et de conflit ], pour mutualiser les moyens dans un contexte de restrictions" [ à quand les tickets, et surtout pour qui ? ] est navrant. D’autant que ce que vous venez de lire est une citation d’un stagiaire à la com’ de com’ de Wissembourg qui a fait son numéro lors du conseil municipal du 27 mai 2011 !
Ce referendum est d’abord une mauvaise pièce interprétée par de piètres comédiens dont le nez s’allonge au fil des semaines. L’ampleur des moyens financiers dont ils disposent, les méthodes de leurs affidés [ on aurait pu imaginer que les deux quotidiens régionaux aient eu l’intelligence de mettre en consultation libre les articles et les opinions sur le sujet ; compte tenu de l’arrosage publicitaire public dont ils ont bénéficié, cela aurait été une bonne manière de leur part ], la parole à sens unique, tout montre une entreprise qui a bien au-delà d’une pseudo-fusion de trois collectivités. Pour s’en persuader, il suffit de constater que les plus enthousiastes se recrutent chez les libéralistes. Et il n’y a que les identitaires monomaniaques pour croire qu’ils feront autre chose que de la figuration dans la construction qui nous est imposée.
––––––––––––––––––––
La mairie de Haguenau réinvente les modalités de l'exercice de la liberté d'expression.
Au courrier de Pumpernickel :

"Je me permets de vous faire suivre ce message reçu de la maison de production M2R du film de Marie Monique Robin "Les Moissons du Futur" non seulement pour que vous puissiez annoncer cet évènement dans votre journal mais également pour vous faire part de la manœuvre inadmissible mise en place pour empêcher la projection de ce film à Haguenau
Je suis une "consomm'actrice" attentiveà la provenance et à la qualité de son alimentation et membre d'une association d'aide et de promotion des producteurs bio et locaux entre Haguenau et Wissembourg
Cette annulation de la projection du film à Haguenau me scandalise car elle est synonyme de censure et d'aliénation du droit de chaque citoyen au choix de ce qu'il mange ainsi que de la façon dont la nourriture est fabriquée. Cette censure est intolérable, eut égard à la multiplication des scandales dans le monde de l'alimentation, qui s’ajoutent aux problèmes de pollution  (même les eaux de source sont polluées). Chacun n’a-t-il pas le droit de savoir ce qui se passe réellement au sein de la chaîne de production de nos aliments et de prendre des décisions en connaissance de cause pour préserver sa santé (voire sa vie) et la planète
La liberté d'expression a été ici de nouveau bafouée pour préserver les privilèges et la réputation des gros exploitants de notre région. La pression des gros producteurs en conventionnel, très virulents en Alsace du Nord, est devenue insupportable. Les nouveaux paysans bio sont mal accueillis et doivent lutter pour survivre de leur production et faire face aux incessantes railleries dont ils sont l’objet."
L. M. de Haguenau.

Envoyé le : Samedi 30 mars 2013 ; objet : Marie-Monique à Strasbourg
Chère amie,
Suite à mon courrier du 20 mars, je vous confirme que Marie-Monique Robin sera à Strasbourg ce 2 avril, pour présenter son film "Les Moissons du Futur", puis débattre avec la salle, à partir de 20h00, Institut Le Bel,
Amphi 1 (Université de Strasbourg)
Cette projection pourrait être dédiée à la liberté de la presse. En effet, "Les Moissons du Futur" était initialement programmé à Haguenau (Grande salle de la Douane) pour le lancement du Festival AlsaScience, organisé en commun avec l'Université de Strasbourg, agissant dans son rôle de diffusion des connaissances scientifiques. Or, sans nous consulter, la Mairie de Haguenau a fait déprogrammer cette projection prévue depuis le mois de janvier, et qui devait s'accompagner d'un débat avec la réalisatrice. Selon nos sources directes, la Mairie de Haguenau a sacrifié l'information des habitants à ses bonnes relations avec la FDSEA, syndicat des grands producteurs agricoles. En organisant malgré tout la re-programmation du film et la venue de la réalisatrice, les associations Campus Vert et Le Jardin des Sciences restaurent la crédibilité de l'Université de Strasbourg, dont le nom est étroitement associé à AlsaScience et au droit à la libre expression - notamment pour les scientifiques, auxquels "Les Moissons du Futur" accorde largement la parole dans les domaines de l'économie et de l'agronomie.
Marie-Monique Robin et M2R Films s'adressent donc à vous aujourd'hui pour que vous fassiez connaître cet événement dans votre entourage en l'appelant du nom qu'il mérite : un acte de censure s'exerçant au détriment des habitants de Haguenau, sous pression d'une arrière-garde qui espère continuer à polluer notre Terre en toute tranquillité.
Merci de votre soutien
Pour M2R Films, David Charrasse, Gérant

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