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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil d'alsace – la Boulangie se lâche – J – 25 jours !  – § 38

Chaque jour nous en amène un autre, rarement une autre d’ailleurs, comme si la défense du projet boulangiste relevait plus des ces messieurs que de ces dames. Ce mercredi n’a pas dérogé, avec la petite nuance qui ferait presque la grosse différence. Rendez-vous compte, on [ il s’agit de l’édition bas-alsacienne du bras médiatique de l’armada propagandiste localiste ] a donné la parole à deux élus du Front de Gauche, c’est un événement ! Bon, que l’on se rassure, ils sont bien encadrés. Il y a ici l’immense Monsieur F. Brunner, président du non moins immense mouvement des jeunes démocrates d’Alsace, et là un courrier des lecteurs bien fourni, avec une piqûre de rappel de Monsieur P. Higi, qui a déjà eu les honneurs de cette chronique, et tel "citoyen anonyme" qui veut en savoir encore plus sur ce mirifique projet qui va bouleverser l’Histoire régionale, puisqu’on vous le dit.
Que les oui-istes nous disent-ils que nous ne sachions déjà, eux qui occupent la scène à tel point que l’on se demande s’ils ne se lassent pas de nous rabâcher sempiternellement la même antienne ?
Ils nous entreprennent sur les économies [ qui sont de plus en plus hypothétiques, c’est même l’un des leurs, ce Monsieur P. Higi qui le confesse ], sur l’unité que nous devons afficher face aux autres [ vous avez remarqué, nous vivons dans une forteresse assiégée, qui doit se défendre, s’affirmer face et contre tous ces méchants qui lui en veulent ], sur les grands défis que nous devons affronter [ c’est perpétuellement une sorte de rhétorique guerrière qui leur sert de porte-voix ], sur les choix que nous sommes sommés de faire [ alors que nous n’avons jamais été associés à la rédaction du texte qui nous est soumis et que ceux qui l’ont écrit n’ont jamais reçu mandat de le faire de leurs électeurs ], sur les perspectives d’un avenir radieux [ et des lendemains qui chantent puisqu’on aura à l’exécutif régional un type qui n’aura de comptes à rendre à quiconque ]. Et voilà maintenant que ce Monsieur F. Brunner vient nous donner des leçons de civisme et de morale en nous faisant un cours sur la responsabilité du citoyen face à l’urne. Eh bonhomme, tu es qui, tu es quoi pour la ramener sur le sujet ? Mais laissons-le à ses découvertes, à son pathos et à ce factum verbeux que l’on se doit néanmoins de citer : "Un référendum local [ sic ] aura lieu le 7 avril 2013 [ Monsieur découvrirait-il ? ]. Il s’agit d’un outil malheureusement trop peu utilisé dans notre démocratie locale [ re-sic ]. Cet outil permettra aux citoyens de choisir et d’assumer leur choix [ ? ]. Voilà [ on suggérera "voici", pour l’amour du français ] lie risque d’une élection [ ? ] pour celles et ceux qui votent : le vote est une responsabilité, une responsabilité qui fait peur [ !? ] parce qu’elle implique une conséquence sur le collectif [ ?!? ]. Souvent lorsque les élus déçoivent, toutes les fautes leur sont reprochées, pourtant ils ont été choisis par les citoyens responsables [ alors là, c’est complètement confus ]." Et c’est à ce type de déclaration que le bras armé de la propagande oui-iste donne la parole, on en est abattu.
Les deux élus "Front de Gauche" développent une argumentation que l’on connaît sur les similitudes entre les projets des partis sécessionnistes italiens, belges et espagnols et le brouet qui nous est proposé. Ceux qui le nient sont ou bien ignorants ou hypocrites. Les libéralités que la droite localiste se fait forte d’obtenir de la part d’un gouvernement qui ne sait déjà plus à quel saint se vouer pour tenter de survivre seront la fin de l’égalité de traitement des citoyens sur le territoire national. C’est la mise en place des facilités ici, des dérogations là, des aménagements ailleurs, quand on ne généralisera telle "expérimentation" qui se traduit invariablement par une régression des droits des travailleurs. Ah, on les voit déjà, arrogants et dominateurs, édictant quelque licence à l’égard des possédants, sur le dos de ceux que l’on licencie, que l’on humilie, que l’on détruit. "Territorialisation" du pays, tel est l’objectif à atteindre au travers de cet exercice qu’un faux naïf de la politique croit pouvoir qualifier d’outil de démocratie locale.

Il y a aussi cet impérissable feuilleton entretenu par l’excellence journalistique régionale qui prétend nous tenir au courant de cette "guerre du net" que l’on se livrerait sur ces "réseaux prétendument sociaux [ où il est de bon ton de résumer sa "pensée" en 140 signes, ce qui nécessite une grande concision, à moins que cela ne témoigne d’une réflexion plus que rudimentaire ]. Ce qui est amusant, c’est de lire ces fortes réflexions dans une rubrique appelée "éclairage". À dire, on n’en sort pas plus lumineux, surtout qu’il s’agit ni plus ni moins de la énième resucée de qui nous a déjà été infligé précédemment. Même la recension des blogs qualifiés d’experts [ on attend de savoir sur quels critères ils ont été sélectionnés ] reprend sans rien y changer ce qui a été déjà réécrit les fois précédentes. Monsieur l’Allumeur de réverbères ne redoute pas le jugement péremptoire de celui qui sait qu’il peut s’exprimer en toute impunité : "Tout ce bruit s’amplifie, un grand bazar où il est difficile de faire la part du vrai et du faux, de l’argument fondé et… de « l’enfumage »." On n’a toujours pas bien compris de quoi il s’agit ni de qui il parle, on sait seulement que comme il y aurait des dizaines, des centaines de réunions, d’actions militantes, de communiqués et de tribunes, Monsieur l’Allumeur de réverbères se contente de ne citer … que les quelques-uns qui lui plaisent, taillant au passage un short sur mesure à ce "prof d’histoire-géo [ on suggérera "professeur d'histoire et de géographie", à moins qu'il ne faille parler de journaleux ou de pisse-copie ] d’Altkirch formé à la philosophie, président du Cercle républicain 68 et élu à Mooslargue, dont les arguments font se dresser les cheveux sur la tête de Philippe Richert parce qu’il considère que le projet de conseil unique fait le lit du courant autonomiste."
En fait, écrire cet article "La campagne pour le référendum du 7 avril sur Internet Tous en ligne…" n’a pas dû prendre trop de temps à son auteur dont le nom importe peu. Pour ce qui est du travail de journalisme, d’investigation et de prise de distance, on continuera la discussion et la disputation, cher ami.

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