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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil d'alsace – le poing de vue d’A.C.C. – 2 – J – 5 jours ! – § 50

accaPeu d'éléments circulent au sujet de la consultation du 7 avril prochain en Alsace, hormis, bien sûr, la propagande pour le OUI, qui s'intensifie à l'approche de ce "référendum". Vous trouverez ici le lien qui conduit à la dernière version, complétée et illustrée, d'un texte paru dans le n° 242 (mars 2013) de la revue "A Contre Courant". D'autres informations et d'autres analyses sont disponibles sur le site en particulier dans la catégorie "faux référendum alsacien". Merci de les diffuser largement.
Ainsi, en "ne nous laissant pas seuls avec l'Alsace du OUI", vous contribuerez peut-être à faire passer le nombre de "OUI" haut-rhinois sous la barre des 130 000. Cet objectif n'est pas totalement irréaliste. Mais qui le sait et qui sait que, dans ce cas, le "référendum" serait retoqué ?

Pour les libéralistes, c’est "OUI" depuis longtemps !
Dans un texte très documenté paru en 2010 disponible à partir du site d'ACC, Yvonne Bollmann décrit la mise en place progressive des "eurodistricts". L’auteure y voit la résurgence de la "question allemande". Mais c’est d’abord la logique implacable du Capital qui s’impose : pour se déployer, elle a besoin de faire éclater les cadres et structures qui l’entravent. La création du CTA est avant tout un moyen pour faciliter et accélérer la généralisation de ce qu’on a appelé "la concurrence libre et non faussée" lors du référendum sur le TCE.
Les politiciens libéralistes, ultra-majoritaires en Alsace, n’ont pas attendu le 7 avril 2013 pour se consacrer à la mission dont ils se sentent investis.
Deux exemples récents l’illustrent bien.
Pour colmater un peu le trou de la dette, le président du conseil général du Bas-Rhin s’est vanté d’avoir souscrit un emprunt "innovant" auprès d’une banque d’outre-Rhin, "Helaba", suivant un contrat régi par le droit allemand. "Moins coûteux", affirme-t-il, "20 millions d’euros sur 15 ans à un taux de 3,55%, excusez du peu !
Quant au président du conseil général du Haut- Rhin, il a réuni sous sa tutelle les membres d’un organisme transfrontalier (créé en 2010) qui entend "favoriser les flux" au sein de la "Région Métropolitaine Trinationale". Les patrons, bien sûr présents dans cet organisme, jubilent. On leur promet le développement du bilinguisme en Alsace. Tout ce beau monde peut compter sur des juristes qui ont depuis longtemps préparé le terrain en réfléchissant à l’adaptation tous azimuts du droit local (voir à ce sujet un autre article d’Yvonne Bollmann).
En s’appuyant sur les faiblesses idéologiques et la situation géographique de l’Alsace, les initiateurs libéralistes du scrutin cherchent à donner davantage de légitimité, d’efficacité et de rapidité à leur action qui se poursuivra, quels que soient la nature et le nombre de bulletins trouvés au fond des urnes alsaciennes le 7 avril au soir. Cela dit, rester les bras ballants, sidéré par tant de culot, n’est pas satisfaisant. La réaction du "Conseil Populaire 68 pour l’abolition des dettes publiques" est plus intéressante (voir ci-dessous). Elle a au moins le mérite de (pro)poser une question centrale en opposition à la question piégée.
Et, - le savez vous ? - si moins de 130 000 électeurs votent "OUI" dans le Haut-Rhin, leur faux référendum serait invalidé. Voilà qui les gênerait… un peu.
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Si on ne nous prenait pas pour des imbéciles, on nous poserait cette question le 7 avril :
"Approuvez-vous l'intention de la région Alsace d'inciter à la mise en place immédiate d'un moratoire sur le remboursement des dettes publiques des collectivités territoriales alsaciennes qui décideront de se libérer de la tutelle écrasante des banques et des spéculateurs ?"
Les instigateurs du référendum alsacien font grand cas des économies que permettrait la création du CTA. Qu'en est-il ? De l'avis d'experts, ces économies atteindraient tout au plus 0,2% du budget de la nouvelle collectivité (soit entre 5 et 8 millions d'euros).
Alors qu'un moratoire sur le remboursement de la dette des deux départements et de la région pourrait représenter, dans l'année qui vient, une économie correspondant à 12 ou 15% de ce budget, soit 60 à 75 fois plus !
Les chiffres sont là : pour un budget total qui pourrait approcher les 3 milliards d'euros, avec un moratoire sur les dettes, les trois collectivités (Région, Bas-Rhin et Haut-Rhin) pourraient disposer de moyens supplémentaires pouvant aller jusqu'à 300 ou 400 millions d'euros. Sans parler des centaines de millions que pourraient économiser l'ensemble des communes et des communautés de communes de toute l'Alsace. Des millions qui seraient soustraits à l'avidité des financiers. Ce ne serait pas seulement moral, ce serait aussi génial sur le plan économique, social et écologique. Vous imaginez tout ce qu'on peut faire avec de pareilles sommes ?! Au minimum, on peut mettre en œuvre une politique sociale et des services publics de proximité absolument somptueux. Le tout, immédiatement, sans prendre la peine de créer le CTA qui occasionnerait, au contraire, de fortes hausses d'impôts locaux par transfert de nouvelles responsabilités que l'État ne compensera pas pour payer sa propre dette !
Nous n'en dirons pas plus ici (1). Faites vous-même une liste des projets qui deviendraient réalisables. Et si vous rencontrez quelqu'un qui s'apprête à voter "OUI" en référence à une certaine forme d'autonomie alsacienne, demandez-lui pourquoi il n'a pas pensé d'abord à l'autonomie par rapport aux puissances financières. Interrogez-vous sur les vraies raisons qui ont poussé Richert, Kennel, Buttner et consorts à organiser ce scrutin piégé. Et prenez une bonne résolution : "Je ne serai pas l'imbécile du piège du 7 avril !"
Confectionnez des bulletins de vote "OUI à un moratoire sur les dettes publiques", à fournir aux inconditionnels du OUI, toujours nombreux en Alsace, comme à ceux qui se battent pour une autre démocratie. Mais ceux-là pourront sans doute imaginer des bulletins de vote plus percutants, ou d'autres formes d'élans démocratiques, ou tout simplement voter "NON".

1) Pour en savoir plus sur les dettes publiques rendez vous sur le site www.acontrecourant.org, catégorie «dette publique», et dans la catégorie «référendum alsacien» pour télécharger ce tract et le rediffuser par internet.

Pour tout contact : Conseil Populaire 68 pour l'abolition des dettes publiques
Tél. : 09 71 20 44 50 |  par courriel : abolition-des-dettes-68@gmx.fr

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