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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

conseil municipal du 9 avril 2010 – 2

Alors ça y est, notre P.T.W. [ voir plus loin ] est déchaîné ! Et comme cela est bien normal, il trouve auprès de la P2R la caisse de résonance dont il a besoin pour procéder à son réveil politique et se relancer en vue des prochaines échéances, cantonales l’an prochain, et municipales dans 4 ans, couplées avec ces territoriales qui lui donneront, ou lui donneraient, ce titre ridicule dont les porte-plume de la P2R l’ont affublé de “ président territorial de Wissembourg ”.

Sans doute ragaillardi par les résultats des élections régionales qui confortent la majorité réactionnaire dans ses positions passéistes, notre homme, que la P2R s’obstine à appeler “ l’ancien maire ” par opposition à “ l’actuel maire ”, histoire de bien faire entrer dans les têtes que le 9 mars 2008 est un accident malheureux qui nous prive d’une vraie municipalité, est parti dans une charge dont l’outrance et la démesure font penser … à tout ce qu’il dénonçait de la conduite de l’opposition lorsqu’il affichait son mépris et sa morgue alors que les vents lui avaient été plus favorables. Combien de fois l’avons-nous entendu ricaner des interventions de Serge Bordier qui utilisait, lui, les ressources de la langue française sans aller chercher l’enflure de l’emphase pour essayer d’impressionner son auditoire.
Car d’où sort cette “ forfaiture ” que Monsieur le P.T.W appelle à la rescousse pour caractériser les termes du budget présenté par la municipalité ? Sait-il au moins ce que signifie ce terme, qui renvoie à un crime apparenté à la concussion, à la malversation et à la malhonnêteté ? Sait-il qu’en proférant de telles énormités, lui qui ne supportait pas la contestation de l’un de ses administrés qu’il a voulu tout simplement ruiner en le poursuivant pour diffamation, sait-il donc qu’il se met dans la situation d’être poursuivi lui-même pour des propos largement excessifs dont il ne pourra pas dire qu’ils dépassaient sa pensée puisque son intervention a dû être préparée ? Mais que sait-il vraiment ? La question a déjà été posée, et on pourrait y ajouter, qu’a-t-il donc retenu des leçons de l’existence et de l’expérience qu’elles apportent ?
Comment peut-il la ramener encore sur les charges de personnel alors que des années durant la propagande de la commune a été confiée à celui qui a “ conçu ” le site internet de la ville, site d’une indigence et d’un misérabilisme qui signent le savoir-faire du personnage.
Lorsque des accusations de mégalomanie sont lancées, peut-on rappeler à cette personne le ratage intégral de l’allée des Peupliers nouvelle, qui a coûté fort cher [ deux millions d’euros ] pour que rien ne change. Et encore, avons-nous échappé à la seconde phase, encore deux millions, qu’il aurait fallu mener de pair avec le pharaonique chantier du Relais culturel.
Comment peut-il avoir un mot à dire sur l’augmentation de la pression fiscale et de la promesse qui a été faite par la municipalité alors que les 4% dont on nous gratifie pour l’année prochaine, c’est après tout … deux fois moins qu’il ne l’avait fait … en 2002, façon sans doute de sanctionner les électeurs de la confiance mesurée qu’ils lui avaient témoignée puisque seuls 1 500 électeurs avaient mis un bulletin UMP dans l’urne municipale l’année précédente.
Et continuons avec une structure que Monsieur le P.T.W connaît bien, le SMICTOM : entre 1997 et 2005, la redevance “ ordures ménagères ” a augmenté de … près de 140%.

Il est fâcheux que, semble-t-il [ je n’en sais rien vraiment, puisque, absent, j’ai dû m’en remettre aux compte rendu de la P2R ], aucune réponse circonstanciée n’ait été faite à Monsieur le P.T.W histoire de remettre les pendules à l’heure, et la disproportion des envolées qui se voudraient lyriques à leur juste place. Il n’est pas moins désolant que les “ journalistes professionnels ” n’aient pas épluché leurs archives personnelles pour donner aux lecteurs de leur publication des éléments objectifs de jugement. Tout cela procèderait-il alors plus de la combinaison que de l’information ? Le doute finit par s’installer durablement à force d’accumuler les indices d’un traitement des uns qui serait différent de celui qu’on infligerait aux autres. on se rappelle ainsi comment était relatées les interventions de l’opposition du temps de l’ancien régime, opposition qui devaient le plus souvent faire le siège de l’agence locale de la P2R pour obtenir que des correctifs minima soient apportés à la publication des comptes rendus des conseils municipaux qu’elle estimait entachés de partialité, de simplifications ou d’approximations invariablement favorables au pouvoir d’alors.

Il serait aussi utile qu’un terme soit mis à la caricature dont on travestit l’impôt. La droite fait une fixation, de l’ordre de la pathologie, sur les impôts. Ces gens en sont encore à un État qui ne serait qu’un parasite dépouillant les braves gens de biens que l’on a mis toute une vie de travail à accumuler. Le problème, c’est que depuis Joseph Caillaux, et le mois de juillet 1914, la France connaît l’impôt sur le revenu proportionnel et progressif, l’IRPP, que la droite actuelle a changé en impôt sur le revenu des personnes physiques [ ce n’est évidemment pas du tout la même chose, mais pour la droite, il faut en finir avec l’impôt sur le revenu, le “ bouclier fiscal ” qui vient de valoir à cette droite dogmatique, autoritaire et sourde une défaite mémorable n’étant que l’ultime avatar de sa stratégie fiscale ].
La question, ce n’est pas le niveau de l’impôt, mais plutôt la manière dont l’argent collecté est remis au pot de l’intérêt général après avoir été soustrait aux intérêts particuliers. Il suffit de voir dans quel état sont les pays où l’on ne paie pas ou peu d’impôt pour comprendre que pression fiscale élevée va souvent avec bien-être et prise en charge sociale. A titre d’exemple, rappelons qu’une assurance-maladie ordinaire coûte 10 000 $ par an aux Etats-Unis, et qu’il n’est maintenant plus rare que des Nord-Américains, pourtant opposés à la réforme courageuse du président Obama viennent se faire soigner chez nous, parce que cela leur coûte moins cher. Pour revenir à la situation locale, mieux vaut augmenter les impôts pour faire fonctionner une épicerie sociale ou une maison des associations que pour financer des dépenses de voirie ridicules et somptuaires avec des bordures de trottoir à un RMI le mètre linéaire.

Autrement dit, Monsieur le P.T.W aurait pu apprendre, après toutes ces années, d’une part à préparer ses interventions, et d’autre part à tourner 7 fois 77 fois sa langue dans sa bouche avant de se lancer. Sans oublier qu’un petit coup de rafraichissement de mémoire n’est manifestement pas de trop.

Un petit encore à propos de ces budgets qui s’empilent au gré des projets plus ou moins en cours. Peut-on s’étonner que rien ne semble s’être dit au sujet du futur lotissement municipal du Gumberle ? Pourquoi les élus d’Altenstadt semblent-ils être muets sur la question, alors que leurs infortunés administrés sont plutôt remontés contre les expropriations à venir et les conditions dans lesquelles la procédure suit son cours ? Le club des vigilants n’aurait-il plus rien à dire ?

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