Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

contre-réforme_retraites_“ éditorialiste ”_et la “ réponse ” !_et les “ difficultés ” du “ Monde ”

Voir en fin de note, et pour ceux qui manquraient de patience, un clic instructif sur la méchanceté des méprisants !

En vrai porte-parole du patronat, Monsieur M. Noblecourt commet dans le quotidien vespéral de la Contre-Réforme libéraliste l'un de ces articulets dont on se dit qu'il doit bien faire plaisir à tout ce que la comète gouvernementale connaît de serviteurs zélés des intérêts du Fouquet's et du CAC40, ce qui est à peu près la même chose. Après nous avoir servi que la “ réforme du système des retraites ” est évidemment inéluctable, puisque l'argent qui manque a été gracieusement offert, sans contrepartie, aux amis du Fouquet's et du CAC40, ce qui est à peu près la même chose, les porte-plume d'une publication endettée jusqu'au cou à force d'avoir mis en pratique les méthodes de direction apprises des gourous du Fouquet's et du CAC40, ce qui est à peu près la même chose s'en prennent maintenant au front syndical qui doit forcément se lézarder. Qui n'est plus d'ailleurs qu'une histoire ancienne, et on peut les croire, puisque c'est l'un de ses fossoyeurs, un haut responsable de la CFDT, qui le dit. La CFDT, ah que la vie était belle du temps de LIP et de Charles Piaget ! On imagine Monsieur M. Noblecourt allant chercher dans les notes ou les archives de ce qui fut le journal de référence d'une presse française qui n'est plus que de révérence qui était donc ce Charles Piaget dont il a dû étudier le cas lors d'un exposé quand il était en formation. Et que j'en tartine sur le délitement du front commun, et que je t'en raconte sur les bons mots des uns à propos de l'absentéisme des autres ! Ah que je suis drôle et que l'on doit bien rire dans les bureaux des officines patronales quand, entre deux plans de sortie des employés [ PSE, pour plan de sauvegarde de l'emploi, il n'y a que des gens de droite pour pondre de pareilles monstruosités ], on se repasse ce genre d'enterrement préalable de la combativité ouvrière, à laquelle Monsieur M. Noblecourt ne connaît manifestement pas grand-chose, car ayant fait le choix de ne pas la côtoyer. Il raconte cela comme le font les “ correspondants de guerre ” qui nous ennuient avec les témoignages bricolés et les photos retouchées dont ils nous rebattent les oreilles : des sortes d'abstraction, des objets, des choses, désincarnées, dépourvues de sensibilité, sans âme, comme ces gens qui beuglent dans les salles des marchés pour le plus grand profit des amis du Fouquet's et du CAC40, ce qui est à peu près la même chose.

 

Pendant ce temps-là, Monsieur M. Noblecourt oublie de nous parler de celui que l'on présente comme le ministre du travail, liquidateur d'emplois dans le civil, en lien étroit avec les plus grandes fortunes de France, bâties sur la spéculation et les licenciements. Pas un mot évidemment sur l'illégitimité de fait d'un gouvernement certes issu  des urnes mais qui fait bien d'autres choses que ce pour quoi il a été élu et qui multiplie les déroutes, élections après élections. La hâte mise à Mais ça, ça ne fait pas un bel article, ça engendrerait peut-être la réflexion, alors que Monsieur M. Noblecourt, en brave porte-parole du patronat préfère la réaction.

 

En lisant tout ça, signé “ éditorialiste ”, donc ligne éditoriale du journal fondé par Monsieur Beuve-Méry, on se croit dans un cauchemar ou on est effondré, et on ne peut que donner raison à Alain Badiou qui nous recommande de cesser d'acheter ce genre de publication qui a à l'évidence tourné le dos à toute analyse pour ne plus emboucher que les trompettes de ceux qui nous mènent au chaos, à la misère et à la confrontation.

Et la réponse de Monsieur M. Noblecourt qui a cru bien faire en “ répondant ” de cette phrase qu'il doit croire lapidaire :

Votre texte ruisselle d’un tel mépris que très vite il en devient grotesque.

Le mépris, un excellent film du Jean-Luc Godard de la grande époque.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article