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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

De l'eau dans le gaz.

Il y a une sacrée lurette que je ne suis pas venu mettre mon tout petit grain de sel dans la jolie machine bien huilée de mon ami Pumpernickel - qui ouvre également ses colonnes à cet Antoine M. qui souhaite rester anonyme. Et si je le fais aujourd'hui, c'est que, écolo convaincu (c'est comme cela qu'on devrait qualifier tous ceux qui se posent sincèrement des questions sur notre manière de traiter le sol qui est sous nos pieds et nous supporte, à tous les sens du terme), je reçois régulièrement les annonces d'articles d'un autre blog dit "Objectifterre - Anthroplanète, la Planète où les êtres humains ne sont pas de trop".

Il y a quelques semaines, j'avais donc eu l'occasion de lire un article (clic sur ce lien) qui m'avait bien déconcerté, tant les arguments semblaient sérieux et pesés. Aujourd'hui, nouvelle salve, si on peut dire, avec cet autre article (clic sur ce second lien) qui a au moins le mérite de dire, une fois de plus, que les solutions qui nous sont proposées le plus souvent sont loin de répondre aux réels besoins des consommateurs que nous sommes (hélas, il faut le dire), et encore moins des citoyens que nous aimerions être.

Je rapproche cela des dernières déclarations sur le sujet du premier ministre français, évoquées ici (et reclic, merci), et qui une fois de plus nous laissent sur notre faim. Sans oublier ce que nous entendons depuis quelques jours sur les nouvelles normes de bonus/malus applicables aux voitures neuves qui, on l'a bien compris, doivent orienter les automobilistes vers les véhicules électriques, solution d'avenir qui est loin d'en être une...

Pendant des années, on n'a juré que par le moteur à explosion, moteur à combustion interne. Il a bien fallu s'en rendre compte, cette manière de faire est sans avenir, du fait même de la raréfaction inéluctable des carburants à utiliser, avec ou sans gaz de schiste ou sables bitumeux. La piste de l'hybride est intéressante, mais quand on voit la consommation de ces moteurs hautement sophistiqués (et donc très coûteux à produire et à démanteler), on se demande si cette méthode résoudra le problème. Le tout-électrique est séduisant, mais les batteries de grande contenance ou de grande endurance sont elles aussi coûteuses à produire, et la solution du groupe électrogène embarqué, si elle semble au fond simple et efficace (moteur à régime et couple optimisés, stabilité des paramètres et maîtrise des rejets), n'est acceptable que dans la mesure où on peut multiplier les carburants, mais là se pose le problème de leur stockage. On pourrait aller plus loin et évoquer le couple moteur Stirling/générateur, le mouvement du moteur entrainant le second tandis que la chaleur résiduelle fait fonctionner le premier, lui-même producteur d'électricité, d'où un rendement très largement amélioré.

Il faut, semble-t-il, se rendre à l'évidence. Ce n'est pas la voiture telle que nous la connaissons qui n'a plus d'avenir, c'est l'idée même de la possession d'une voiture individuelle qu'il faut remettre en cause, et avec elle la prééminence de cet industrie dont il faut bien dire q'elle a fait un peu de bien, mais aussi infiniment plus de mal.

Alors, gaz de schiste ou pas, on pourrait davantage se tourner vers des systèmes collectifs et partagés qui nous permettront de réduire (enfin!) notre demande, et de faire reculer notre propension au gaspillage.

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