Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

De l'eau dans le soleil ?

Nous savons maintenant que quand le président Hollande se déplace en Alsace sur le site d'une centrale nucléaire qu'il a décidé de fermer (dans environ quatre ans) pour (au moins) faire semblant de respecter les engagements pris vis à vis de ceux à qui il doit (en partie) sa victoire, il est accueilli par des salariés qui veulent, au nom de la défense de l'emploi, empêcher cette fermeture. Ils ont tort, car fermer une centrale nucléaire ne met pas en péril l'emploi, vu le temps nécessaire pour (tenter de) se débarrasser de ces chaudrons diaboliques que sont les réacteurs nucléaires. Pour information, le tout petit réacteur de Brennilis est en cours de démantèlement depuis 19 ans et les salariés d'EDF encore présents sur place, et exposés comme la population aux "incidents" radioactifs, n'en ont pas fini avec ces opérations dans le but est, selon la phraséologie habituelle, le "retour à l'herbe".

Nous savons aussi que, puisque le "gros oeuvre" est achevé à près de 95% à Flamanville, madame le ministre de l'environnement considère qu'il faut aller au bout de cette entreprise dont la durée de construction sera plus que doublée, et le coût certainement triplé - ce qui en dit long sur les compétences de ces experts qui passent leur temps à faire des prévisions que les faits démentent en permanence. Mais, après tout, il vaut peut-être mieux avoir des experts incompétents que des militaires trop belliqueux... Sans compter que là-bas, en Finlande, on doublera la mise, puisque Areva et consorts devront avaler retards et sur-coûts. Avant que l'EPR ne nous donne du courant électrique au prix promis il y a dix ans, l'ayraultport de NDDL aura été construit, livré en retard comme il convient, pour un prix plus élevé que celui annoncé au départ (les contribuables sont là pour faire la soudure), et peut-être même fermé pour cause de faible fréquentation.

 

Et pendant ce temps-là, il y a des gens qui réfléchissent et qui créent, du grand, du gigantesque, de l'ambitieux, mais aussi du modeste, du petit, de l'accessible. Je voudrais aujourd'hui vous renvoyer à deux articles trouvés sur la toile, l'un qui traite du projet "Desertec France", une sorte de vision globale ressources/emplois à l'échelle Europe/Moyen-Orient/Afrique du nord. C'est un peu fou, c'est gigantesque, mais cela vaut sans doute la peine d'être considéré comme une hypothèse de travail susceptible de nous sortir de la malédiction du nucléaire (dont il faut rappeler que les déchets "à vie longue" dureront plus longtemps que la civilisation n'a duré jusqu'ici). L'autre voit les choses différemment, en liant deux problèmes qui pourraient paraître sans relation: production d'électricité et production d'eau potable, même dans les régions désertiques. Si on imagine volontiers le principe mis en oeuvre (paroi chaude/paroi froide, ou compression/détente, ou tout autre procédé), on ne peut que s'émerveiller devant le (relativement) faible investissement réalisé en considération de la valeur (inestimable) du bien et du service rendu.

Une fois de plus, on s'interroge du peu de considération dont font l'objet ces inventeurs qui, au moins en apparence, se mettent au service de leurs concitoyens, alors que les marchands de "grands projets inutiles" voient dérouler sous leurs pieds les tapis rouges des honneurs. A moins que ce ne soit là que le comportement normal de ceux qui, pour satisfaire leurs caprices, sont capables de décisions imbéciles comme quelque part au nord de Nantes. 

Faites de beaux rêves.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article