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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

de retour : neige & conseil municipal

Ainsi aura-t-il suffi d'une absence de quelques jours pour que le désordre s’installe à Wissembourg ! Ce n’est pas la première fois, mais cette semaine aura été une sorte de feu d’artifice de confusion et de trouble sur fond que quasi cataclysme.

Tout commence avec le dérèglement climatique qu’il ne faudrait pas prendre en compte parce qu’il n’existe pas mais qui nous frappe de façon autant injuste que sournoise : imaginez un peu, de la neige en décembre ! Mais, comme s'était si bien exclamé l’ancien président de la communauté des communes, “ Où va le monde ? ”. On ne rend jamais assez hommage à ce type de réflexion qui pose les vrais problèmes et interroge sur les vraies questions en utilisant les vrais mots. À l’époque, on lui avait demandé où il était allé chercher tout ça, mais il n’avait pas jugé utile de nous répondre.
Effectivement, où le monde va-t-il ?
N’est-il pas curieux qu’alors que des centaines de satellites “ météologiques ”, comme l’a répété le ministre de l’Intérieur la semaine où il n’y avait pas eu de pagaille, sauf dans les rues quand elles sont en pente, tournent autour de la Terre et sont reliés à des ordinateurs de plus en plus puissants qui “ modélisent ” de plus en plus précisément les probabilités des caprices du temps, n’est-il pas curieux donc que l’on en soit toujours au système D pour sortir des automobilistes “ naufragés des intempéries ” de la difficulté où ils se trouvent ? Comment expliquer qu’alors que l’on a failli désensabler “ Spirit ” à plus de 230 millions de kilomètres de la Terre, et que son jumeau, “ Opportunity ” poursuit imperturbablement son périple vers le cratère “ Endeavour ”, il est impossible de faire rouler des trains au prétexte que, quand il neige, il fait froid [ C’est un peu la même chanson en automne, saison durant laquelle il arrive que les feuilles tombent des arbres et, qu’en se collant aux rails de chemin de fer, elles fassent glisser les trains ; c’est à se demander si à force de nous débiter ce genre d’ânerie, ils ne vont pas finir par penser que c’est vrai. ] !
Bref, on a été pris de court, mais, courageux et téméraire, le pouvoir qui se prend pour l’autorité a décidé, pour la semaine suivante, … d’anticiper. Heureusement que l’on sait depuis Émile de Girardin que “ gouverner, c’est prévoir ” ! D’ailleurs, on n’a pas été déçu, puisque les informations de RadioParis ont passé en boucle les témoignages de ces automobilistes accueillis charitablement dans quelque gymnase où de dévoués personnels de la protection civile leur servaient des boissons chaudes en distribuant les lits de camp. Pendant ce temps-là, les panneaux dits d’information installés dans les gares étaient incapables de donner les mêmes informations que celles disponibles sur le site Internet de la SNCF ! Comprenne qui pourra.

Wissembourg n’a pas été échappé aux intempéries et l’état des rues témoigne de l’ampleur de la catastrophe : selon leur situation, elles sont plus ou moins recouvertes de neige, et le redoux qui arrive, provisoirement, ne va pas améliorer la situation. En attendant, les uns, les plus chanceux, voient la couleur qui des pavés qui de l’asphalte, les autres, qui le sont moins, doivent bien faire contre mauvaise fortune bon cœur.

L’autre point d’embrouillement, c’est l’esclandre, pour parler comme la rédaction de l’organe du PPA, sise place de la République, au dernier conseil municipal, où, manifestement, “ la recherche de l’opposition l’emporte sur celle du consensus ”. Prenant prétexte des ennuis financiers d’un office de tourisme qu’il a lui-même largement contribué à déstabiliser [ il suffit de se rappeler comment la présidente de l’époque 1989-1995 a été congédiée de la plus détestable des façons ], celui qui court après un semblant de reconnaissance sociale et politique croit qu’il peut quitter les lieux dans une sorte de coup de théâtre qui se retournera évidemment contre lui. Pour s’en persuader, il suffit de rappeler ce que disait, avant les élections générales belges de juin 2009, Monsieur E. Di Rupo, premier responsable du parti socialiste wallon, alors qu’on le pressait de sortir de tous les gouvernements [ et l’on sait que la Belgique n’en est pas dépourvue ! ] : “ … Quand on est dans l’action politique, on ne renonce jamais, on assume. Si on claque la porte, le coup d’éclat dure quarante-huit heures, et puis les portes sont fermées, peut-être pour vingt ans. ” Monsieur le Pétéoué [ P.T.W. : président territorial de Wissembourg, comme l’a délicatement appelé l’organe du PPA dans son édition du 20 mars 2010 ] devrait méditer cette réflexion émanant d’un responsable politique que l’on disait perdu et qui a gagné les élections en Wallonie, écrasant tous ses adversaires.
Mais pourquoi s’embarquer dans une telle affaire en utilisant de tels moyens ?
Qui Monsieur le Èss’técé [ S.T.C. : subjonctif territorial conditionnel, voir article du blog du 29 mai 2010 ] espère-t-il convaincre lorsqu’il ressort les histoires sur la gratuité des entrées aux festivités de Pentecôte pour justifier son ire ? Faisant son outragé, il s’en prend même à une presse qui jusque-là ne l’aura pas beaucoup éreinté, mais qui risque de se raidir à son endroit. Non content d’avoir eu un comportement qui confine au ridicule, il s’épanche dans le bulletin municipal [ qui fera l’objet d’une lecture critique et subjective comme en juin 2010 ] en prenant à partie un maire à qui il reproche de n’en faire qu’à sa tête [ et là, c’est à l’indicatif, et c’est le spécialiste qui s’exprime ] et qui est à l’origine d’une gabegie financière et de décisions qui vont mettre à mal la cohésion des agents municipaux. C’est vrai que ce n’est pas sous ses diverses mandatures que l’on aurait vu [ conditionnel ] des “ investissements ” dispendieux [ cf. le projet de restructuration du relais culturel auquel nous avons échappé ]ou surdimensionnés. Non, avec lui, rappelez-vous, on avait tendance à prévoir des rues trop étroites [ voir blog, 4 octobre 2006 ] ! Non, vraiment, notre homme a manqué une bonne occasion de taire, d’autant qu’il aurait fallu interpeller sérieusement la municipalité sur cette question des finances de l’office de tourisme, en lui demandant par exemple qu’une séance extraordinaire lui soit consacrée, façon d’en finir avec les racontars, les approximations et les rumeurs qui ne peuvent que se nourrir du flou entretenu jusqu’à présent.

Le compte rendu du “ journal ” ponctue cette affaire avec l’intervention du maire délégué d’Altenstadt, qui a cru bon de rappeler qu’il faisait partie de cette ancienne équipe [ dont le maire venait de dire qu’il était malvenu de sa part de vouloir administrer des leçons ]. Le maire délégué d’Altenstadt a même été un supporter actif de l’ancienne équipe. Il distribuait force tracts et savait gesticuler ce samedi 8 mars 2008, place de la République, quand il fallait en remontrer à ceux dont il soupçonnait qu’ils allaient gagner. Nous avons été deux à faire les frais de ses manières, pris à partie par quelqu’un qui était, ce matin-là, très en verve, et ne dédaignait cette polémique [ la guerre ] qu’il voudrait maintenant interdire aux autres. Laissons à la journaliste la responsabilité de la gravité de son expression, et contentons-nous de rappeler ces quelques lignes :
“ … Il s'est essayé à l'œuvre éditoriale en tentant de publier un bulletin semestriel dont la notoriété est restée malheureusement et injustement trop confidentielle.
Sous des dehors souriants, notre homme sait dissimuler un tempérament volontiers autoritaire, ne supportant que rarement une contradiction qui l'exaspère. Ainsi, en 1984, a-t-il très mal pris que l'un de ses administrés soit l'initiateur d'une pétition […]. Convoqué comme un domestique qui aurait désobéi, cet ex-concitoyen a eu droit à une leçon que l'on aurait voulue dissuasive.  […]
Sur le plan de la gestion municipale, après avoir soutenu Monsieur A. Zoog, il a été un supporter de Monsieur A. Andrès, pour ensuite accorder sa confiance à Monsieur P. Bertrand. Il n'est pas douteux qu'il soit maintenant en accord total avec Monsieur C. Gliech, surtout s'il gagne comme c'est prévisible. Voilà donc quelqu'un pour qui "Harmonie" et "Consensus" forment un ménage durable pour la paix duquel il est prêt à tous les sacrifices.
Comme il lui est assez difficile de savoir vraiment à quoi il sert, il met en place à chaque échéance une sorte d'assemblée d'en-bas, appelée "conseil consultatif", sur le modèle de ces chambres que les régimes autocratiques constituent à leur attention, à la seule condition qu'elles s'abstiennent de toute velléité d'indépendance d'esprit. Il puise alors dans le vivier de ce qu'il est convenu d'appeler "les forces vives" de ce qui reste du village, récompensant l'un, gratifiant l'autre, sanctionnant le troisième. L'une des activités centrales de cette création est d'aller en voyage ici ou là une fois par an, puis de poser sur les photos dont le journal municipal de Wissembourg est parsemé sans que l'on perçoive bien l'utilité de tout ce déballage.  […] ” Pumpernickel, numéro 52, février 2008.
Cela permet de relativiser la gravité de l’intervention ainsi que de nuancer l’appel à la concorde [ même si Altenstadt s’est appelée Concordia ! ].

Dans tout ça, qui perd ? Sans risque de démenti, les Wissembourgeois, qu’ils habitent la commune, Altenstadt ou Weiler. Les uns houspillent les autres, les autres morigènent les troisièmes, les troisièmes protestent de leur loyauté [ évidemment discutable ], et les problèmes financiers subsistent, sur fond de rancœur, de frustration et d’invective. On pourra incontestablement conclure qu’il serait préférable de tenir les séances du conseil municipal prévues à Altenstadt dans une arène de cirque, elles y auraient leur place. Une autre solution serait tout simplement de les supprimer, tant elles sont génératrices de conflit qui ne servent en aucune manière les intérêts tant de la commune, de la commune dite associée [ en fait annexée ], de la commune avalée [ Weiler ] que des forces politiques en présence, et en concurrence [ contraintes à la surenchère pour tenter d’exister ].

Très humblement, et alors que j’avais fait mon travail en préparant et en commentant l’ordre du jour de ce conseil municipal, et que je savais que je ne pourrais pas être présent l’autre soir, je n’imaginais pas que l’on pourrait en arriver à de telles extrémités.

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