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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

deux cents policiers en civil et en uniforme [ et combien selon la police ? ] …

“ …Juste après le jugement, environ deux cents policiers en civil et en uniforme [ et combien selon la police ? ndlr ] se sont rassemblés au pied du palais de justice de Bobigny et ont fait retentir les sirènes d'une quinzaine de voitures de police… ” selon le site lemonde.fr le 10 décembre 2010.

Curieuse pratique de la part de celles et ceux qui doivent être irréprochables, et qui ne se privent jamais de l'occasion de le faire savoir ou sentir. Doit-on ou peut-on leur rappeler qu'ils sont interdits de manifestation, revêtus de leur uniforme en particulier, qui plus est lorsqu'il s'agit de contester le verdict qui reconnaît la culpabilité de quelques-uns de leurs collègues dont la tenue vestimentaire à l'audience est en soi une manière de montrer en quelle estime ils tiennent ceux qui les ont jugés.

Les représentants syndicaux de la police passent alors en boucle pour relayer la colère des fonctionnaires et nous disent que “ radio police a bien fonctionné ” [ doit-on comprendre qu'ils auraient utilisé la radiotéléphonie de service pour fixer le rendez-vous de cet apéro géant d'un genre nouveau ? ], et qu'il faut y voir la raison du succès de cette réaction [ dans tous les sens du terme ? ]. Le tout bien entendu sur fond de dizaines de voitures de police et de fonctionnaires qui prennent la précaution de remonter leur col pour cacher leur identité, ce qui est en soi une manière de donner l'idée qu'ils se font du courage de l'affichage de ses opinions. Les mêmes auront l'air de quoi quand ils feront la chasse aux cagoulés qui polluent les manifestations et donnent une image stigmatisante des revendications et de ceux qui les expriment.

Comme cela ne suffisait pas, c'est ensuite le préfet, installé il n'y a pas si longtemps en grandes pompes par le président de la République, qui prend le relais et reçoit les représentants des mécontents pour leur annoncer qu'on ne va pas les laisser tomber, et que le parquet va faire appel. Entre nous, vivement que ce soit les procureurs qui remplacent les juges d'instruction !

Bien entendu, il faut reconnaître que le travail des policiers est tout sauf une partie de plaisir quand il faut slalomer entre la cristallisation des rancœurs et le chiffrage des objectifs qui rendent leurs missions impossibles et les amènent à des comportements en contradiction avec ce qu'on leur a appris lors de leur formation. Dans ce contexte particulièrement dur, les appels à la dénonciation ou les opérations de sécurisation de périmètre à chaque déplacement d'un membre du gouvernement [ dont on ne se lasse pas de rappeler que son impopularité maintenant chronique remet sa légitimité en cause ] ont de quoi désespérer non pas Billancourt, mais paradoxalement celles et ceux qui sont chargés d'abord non pas de l'ordre public mais bien plus de la tranquillité publique.

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le journal des tueursnet 12/12/2010 14:06



Eteignez les feux !

L'ordre c'est comique
Vous avez-vous aussi probablement vu ces policiers manifester
Devant le palais de la justice, avec leurs gyrophares et leurs tintamarres
Quel désordre établi !
L’hirondelle ne fait pas le printemps…
Elle défait l’hiver !

http://www.tueursnet.com/index.php?video=Happy



Régis Hulot 11/12/2010 08:22



Deux commentaires pour le prix d'un.


 


1°) Personne n'a jamais été contraint d'entrer dans la police, ou d'y rester. Ce métier est difficile et dangereux... mais faut-il pour autant oublier que, dans le seul secteur du
bâtiment et des travaux publics, il y a chaque année près de 200 morts pour cause d'accidents du travail...


Voilà qui devrait être de nature à relativiser.


Par ailleurs, il faudrait peut-être rappeler également que le faux en écriture publique est puni par le code pénal. Qu'on applique la loi à ceux qui sont chargés de la faire appliquer n'a rien de particulièrement étonnant - en cas de
besoin, et malgré les dires, on l'applique aussi à tous les autres.


 


2°) Tout le monde sait que la police est gangrenée par les organisations d'extrême droite comme de droite extrême, et que c'est sur elles que l'actuel (comme l'ancien) ministre de l'intérieur
s'appuie pour contraindre la police, dans son ensemble, à des tâches auxquelles bien des policiers répugnent.


 


Et s'il en était vraiment besoin, je rappelle ce qui s'est passé en mai 1983, place Vendôme à Paris, devant le ministère de la justice. C'étaient près de deux
mille policiers qui réclamaient la démission du ministre de l'époque, Robert Badinter, coupable d'avoir fait abolir la peine de mort, et qui, comme certains de ses collègues du gouvernement de
gauche de l'époque, avait la grande tare d'être juif...


Il faut bien dire qu'en 1983, pour certains caciques de l'Intérieur, on était entré dans la carrière dans les années 40, et qu'on avait su faire ses preuves tout au long des années 50 et 60.
Ceux-là sont depuis longtemps en retraite, mais ils ont semé des graines qui ne demandent qu'à germer.


"Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde", écrivait Brecht.


 


RH