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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

droit au but, et soumis [ comprenne qui veut ! ] : reiss – 3, le retour !

Voici ce que vous pouviez lire il y a précisément cinq ans, lorsqu’un ectoplasmique député de la 8ème circonscription du Bas-Rhin s’apprêtait à solliciter nos suffrages pour être reconduit dans les "fonctions" qu’il occupait au titre de suppléant de l’autre :
“ La campagne électorale s’annonce prometteuse ! Vous aurez sans doute aussi dans votre boîte à lettre l’impérissable "lettre de Frédéric Reiss" intitulée "Droit au but". On ignore ce qu’il veut nous dire par là, mais en parcourant le 4-pages proprement indigeste imprimé sur papier glacé, on se dit que la place ne doit pas être tout à fait inhospitalière, du moins si l’on s’en tient à l’énergie qui est mise pour que son titulaire actuel s’y accroche avec autant de détermination.
Comme on n’est pas cruel, on ne s’étendra ni sur la petite quarantaine de "Frédéric Reiss" ni sur ces inévitables photos prises avec ceux que ce monsieur pense importants et auxquels il aimerait bien ressembler… ” Voir la suite d’un clic sur le lien vers la page du 17 mai 2007.
Qu’est-ce qui a changé depuis ? Aurons-nous ces grotesques vers de mirliton que l’on n’ose même pas adresser à des enfants pour espérer les faire rire ? Se pavanera-t-il d’un bilan forcément flatteur sur une action au quotidien en faveur de tout et de n’importe quoi pourvu que ce ne soit ni social, ni altruiste, ni réfléchi, ni ouvert, ni désintéressé ?
Lors de la précédente mandature, qui a été caractérisée, et sanctionnée par le suffrage universel en particulier il y a trois semaines, Monsieur s’est distingué par son apport théorique à la casse d’un système d’instruction publique dont il affecte d’oublier qu’il a évidemment toutes les tares, y compris celles de l’avoir fait vivre ! Entre nous, ce n’est pas joli-joli que de critiquer la mamelle qui vous a nourri.
Chantre des "contrats" qui mettent à mal l’unité de la Nation, en fabriquant ici ce que l’on démolit là, notre ami préconisait, en septembre 2010, de

revoir l’organisation territoriale du service public de l’éducation, notamment en consolidant les regroupements d’écoles,
laisser expérimenter les établissements publics du primaire (E2P),
placer le contrat éducatif au centre du pilotage de proximité,
s’appuyer sur les leaders pédagogiques, les directeurs d’école,
créer un observatoire des bonnes pratiques,
s’engager sans tarder dans la perspective de futures écoles du socle commun,
conclure un pacte éducatif entre services de l’État et collectivités,
améliorer le poste de pilotage en recentrant les inspecteurs de l’Éducation nationale sur leur cœur de métier.

Evidemment, il n’y a rien à redire sur les formulations. On peut s’interroger sur leurs significations réelles, et surtout, sur leurs traductions dans la réalité
Regrouper les écoles, cela signifie que les enfants, en particulier en milieu rural, comme la 8ème circonscription du Bas-Rhin, devront encore plus tôt, être mis dans des autobus pour aller rejoindre les regroupements scolaires. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Expérimenter les établissements publics du primaire, cela revient à généraliser ce qui va échouer à Wissembourg dès la prochaine rentrée, avec une mainmise encore plus importante d’élus souvent en délicatesse avec une école qu’ils méprisent parce qu’ils ne supportent que les autres y réussissent. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Placer le contrat éducatif au centre du pilotage de proximité, c’est la mise en œuvre du point précédent, avec des contrats d’objectifs qui sont jugés et jaugés par des spécialistes, des élus souvent en délicatesse avec une école qu’ils méprisent parce qu’ils ne supportent que les autres y réussissent. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Renforcer le rôle des directeurs d’établissements publics du primaire, c’est mettre en place des "managers" qui s’entourent d’une cour d’obligés et de flatteurs, rémunérés à l’aune de la flagornerie dont ils sont capables. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
L’observatoire des bonnes pratiques peut être assimilé à la création d’une norme qui définira, au-delà des inspections dont les enseignants sont l’objet, ce qui est beau, bon, laid ou mauvais. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
La perspective de futures écoles du socle commun … ? Monsieur préconise de faire évoluer des mentalités et de promouvoir les échanges d’enseignants entre le premier et le second degré [ ?! ]. Les petits collèges et les écoles de leurs secteurs de recrutement devront expérimenter le dispositif, notamment pour l’apprentissage précoce des langues vivantes [ ?! ] dans le respect d’un cahier des charges administratif, juridique et financier d’une ampleur rien moins que considérable. En fait, comme personne ne veut de son truc, on va attaquer le problème par la bande et forcer la main à tout le monde, au nom de l’évolution des mentalités. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Est-il vraiment nécessaire de conclure des pactes éducatifs entre services de l’État et collectivités territoriales, sinon pour décharger l’un d’une tâche, régalienne, qui serait confiée à une multitude de roitelets, potentats, et petits despotes locaux qui feront la pluie et le beau temps, décrétant ce qui est beau, bon, laid ou mauvais. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?
Quant à l’amélioration du poste de pilotage en recentrant les inspecteurs de l’Éducation nationale sur leur cœur de métier, il est probable qu’il n’a probablement rien compris ce qu’on lui a demandé d’écrire, pas plus d’ailleurs que les infortunés lecteurs d’un rapport signé de ce nom qui dégouline la langue de bois libéraliste, avec en embuscade,  à chaque détour de "phrase", des références à la doxa des boîtes de communication et des cours de première année des écoles de commerce. Est-ce vraiment ce que nous voulons pour nos enfants ?

Voilà le "travail" de celui qui se représente aux suffrages des électeurs de la 8ème circonscription du Bas-Rhin, flanqué d’un suppléant qui parvient à dresser la moitié du village dont il est le maire contre l’autre moitié, en se faisant l’avocat d’un projet touristico-immobilier avorté, mégalomane et dévastateur.
On a failli oublier qu’il y a cinq ans, et alors qu’on ne lui avait rien demandé, et tout le monde s’en moque, le sortant d’aujourd’hui, et de naguère, avait cru bon de spécifier sur son tract électoral qu’il était contre … le mariage entre homosexuels. Manière sans doute de faire remarquer qu’il savait se centrer sur le cœur de son métier en même temps qu’il savait faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire.

On a déjà été la risée de la représentation nationale avec un député qui ne savait rien faire d’autre que d’intervenir une fois par an pour faire semblant de défendre les bouilleurs de cru [ en fait, ses interventions grotesques étaient saluées par d’immenses éclats de rire, et il a été lâché par tous ses amis politiques qui n’osaient pas prendre le risque de se porter à son secours ]. On a maintenant toutes les chances d’avoir un gars complètement marginalisé, qi en a remis dans le registre réactionnaire, servant la soupe aux pires d’entre eux. Quelles perspectives !

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dom w. 12/06/2012 12:57


Ce n'est pas très charitable d'oublier de mentionner qu'il s'est particulièrement distingué lors des débats sur la loi hadopi : 


http://www.deputesgodillots.info/depute-frederic-reiss.html