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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

en marge des avis d'imposition fonciers

Sans doute avons-nous tous en mémoire le numéro 42 de Pumpernickel, de décembre 2005, qui donnait quelques éléments d’appréciation sur les bases d’imposition locale ainsi que sur les conséquences l’augmentation systématique des taux votés en conseil municipal. Plusieurs tableaux étaient proposés dont l’un pour la taxe foncière d’une propriété bâtie dont la base de calcul était passée de € 687,00 en 2001 à € 725,00 en 2005, soit une augmentation mécanique, due aux lois de finance, de 5,53% en 5 ans, soit environ 1% par an, correspondant à l’inflation officielle.
Avec une base d’imposition portée à € 813,00 en 2011, on arrive à une inflation officielle de 12,14% en 7 ans, soit un peu plus de 1,5% par an, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes puisque l’euro, en plus de tous les bonheurs qu’il devait nous apporter, était le garant de la suppression de l’inflation [ qui voit son rythme, même modeste, augmenter de 50% sur la période par rapport à celle de référence ].
La municipalité aurait pu s’en tenir là, mais elle a décidé de rattraper le temps perdu [ rappelons-nous ce budget 2009 [ voté le 27 mars 2009, quand pour la première fois, sans doute dans l’histoire politique de la petite ville, la nouvelle équipe avait décidé de s’en tenir aux taux précédents ], et a frappé fort. Et là, je m’étais trompé dans le compte rendu préalable du conseil du 9 avril 2010 [ voir compte rendu préalable du conseil municipal du 9 avril 2010 ]. Je tablais sur une augmentation de autour de 5 à 6%, alors qu’on est 7,83%, ce qui n’est pas rien, et aboutit pour la propriété qui nous sert d’exemple à une augmentation de € 9,00. ne voulant pas d’ailleurs être en reste, l’intercommunalité [ qui remplacera la commune à partir de 2014 ] nous met encore € 1,00, soit une augmentation de 5,56%. Le seul qui n’en profite pas pour une petite ponction indolore mais diablement profitable, c’est … l’État, oui, vous avez bien lu, qui fait passer les frais de gestion de la fiscalité locale directe de € 17,00 à € 7,00, histoire de se faire bien voir à l’approche d’une année électorale qui a toutes les chances de se dérouler comme les précédentes, depuis 2008 en particulier.

Que l’on ne se méprenne pas ! Il ne s’agit évidemment pas de surfer sur les lieux communs des libéralistes qui vomissent l’impôt. Ces égoïstes n’envisagent la société que comme une juxtaposition ou un empilement d’individualités mises en concurrence entre elles, de préférence entre parents et enfants. Dans ces colonnes, on préfère décliner la solidarité, la fraternité, la justice et l’internationalisme. Dans ce contexte, celui du progressisme, l’impôt est le correctif que la civilisation apporte à la barbarie pour que ceux dont le papa n’a eu de chance puissent continuer à espérer.
La seule question, c’est l’usage qui est fait de l’argent public.
Doit-il servir à payer un directeur de cabinet dont le rôle interroge encore, ou des équipes qui conçoivent d’ennuyeuses campagnes de communication, ou encore des achats de terrains ou d’immeubles transformant la municipalité en agence immobilière.
Où sont les maraichers qui devraient être installés aux marches de la commune, intégrés dans un circuit de distribution court et coopératif ?
Quand l’usine de fabrication de capteurs pour chauffe-eau solaires remplacera-t-elle la friche industrielle de Wimétal ?
Qu’en est-il d’une politique d’entretien des espaces verts recourant aux animaux pour la tonte des espaces en herbe ?
Quid d’un conseil municipal de la jeunesse, tournant le dos au paternalisme de l’ancien régime ?
Quand les budgets participatifs seront-ils mis à la disposition de conseils de quartiers encore à créer ?
À quand l’annonce de la réduction des indemnités des élus, signe de leur participation à l’effort collectif qui nous est demandé ?
Si quelqu’un a d’autres questions, il est prié de les transmettre au blog qui les publiera. En attendant, ces questions peuvent être posées au travers de cet examen de l’évolution des taux d’imposition décidés par des élus qui perdent pied, insensibles à la réalité qui s'impose à chacun d'entre nous, et manifestement pas à eux.

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