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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

En marge du conseil municipal du 27 novembre …

… auquel je n’ai pas assisté, retenu que j’étais par des obligations professionnelles.

Ainsi a-t-on voté le rééquilibrage des tarifs de la navette qui emmène des enfants de leur école jusqu’à leur domicile. On va payer entre 5 € et 8 € si j’ai bien compris selon que l’on va descendre de l’autobus ici ou là. L’adjoint aux déplacements, au développement durable et à l’écologie, etc., Jean-Louis Piquard, s’est quant à lui opposé à cette mesure à laquelle il aurait préféré la gratuité intégrale. C’est au nom de la responsabilisation, et du fait qu’un acte gratuit est sans valeur [ cet “ argument ” est souvent employé par les serviteurs de l’actuel gouvernement, et avait déjà servi, on se le rappelle, lors de cette mémorable séance du conseil municipal à Altenstadt, en décembre 2005, alors qu’il fallait “ justifier ” les émoluments de l’ancien chargé d’com’ de l’ancienne mairie ; cela avait été noté par Serge bordier dans une chronique destinée à l’inoubliable “ Gazette de Wissembourg ”, chronique qui lui avait attiré les foudres de celui qui démentait avoir prononcé ce que tout le monde avait entendu. ] qu’il serait nécessaire de faire payer le transfert, quelques centaines de mètres durant, de quelques enfants durant la pause de midi.

Au-delà du caractère objectivement ridicule de ce transport  [ à tout casser une petite vingtaine de minutes, pour des jambes de 10 ans, autrement rien du tout, ou pas grand-chose ! ], on ne peut que s’étonner de la reconduction, en l’état, de ce système. C’était le moment ou jamais de tourner la page du grotesque et de rejoindre la bonne centaine de communes qui ont fait le choix de l’hippomobilité. Parce que là, tout change : les enfants sont transportés  [ puisqu’il paraît qu’ils ne sont plus capables de parcourir seuls une distance supérieure à 250 mètres ] mais dans des conditions qui n’ont plus rien à voir avec l’entassement banal, commun et trop ordinaire dans un autobus. Le transport en calèche devient l’attraction, tout le monde s’y retrouve, le rythme s’adoucit, le contact avec l’animal apaise les plus énervés  [ il n’y a qu’à constater les réussites des thérapies organisées autour des animaux pour s’en convaincre. ], et la pause de midi change intégralement de sens. Alors, il est effectivement possible, et moral, de demander une participation aux frais d’entretien de l’animal, de son soigneur et de l’infrastructure qui est nécessaire à sa présence. Accessoirement, et pus efficacement encore que les beignets aplatis des rues Nationale et de la république, la présence de la calèche calmera pour un moment les ardeurs des automobilistes en mal d’excès de vitesse.

Il est rgrettable, et fâcheux, que l’adjoint aux déplacements, au développement durable et à l’écologie, etc. n’ait pas eu l’idée de proposer une véritable alternative, c’est-à-dire d’exposer qu’il y avait deux possibilités qui s’offraient à la commune : ou bien reconduire le statu quo ante, ou bien s’engager concrètement dans une autre mode de résolution des questions de déplacement.

A part ça, la vie est belle et c’est tant mieux.les chants de Noël emplissent les allées du marché, le chaland baguenaude au gré des étals et de ses envies, nous faisons semblant d’oublier les tracas petits et grands causés par ceux qui prennent les décisions en notre nom et surtout sur notre dos, et malheur à nous s’il nous vient l’idée de les contester ou d’en rire, il pourrait bien nous en cuire ! Et ce ne sont pas les humoristes qui diront le contraire.

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