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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

et maint'nant, un' p'tit' chanson…

nddl

Le pouvoir est en train de perdre la seule bataille qu'il pouvait espérer gagner, celle de la confiance que ceux qui ont voté pour lui pouvaient encore lui renouveler, en grenadant, en faisant bastonner, puis "juger" en flagrant délit ceux qui ont l'insolence de lui rappeler les engagements pris il n'y a pas six mois.
Pendant ce temps, et alors que la mobilisation ne fait que s’amplifier, il en est réduit à faire donner les cellules de communication par l’intermédiaire de ses organes de propagande pour faire croire à l’intelligence de ses chimères.
Petit à petit, les langues se délient, et les articles de presse commencent à démêler les appuis et les connivences des uns avec les autres. Le Canard enchaîné, généralement bien informé, ne vient-il pas, dans sa rubrique "Plouf" du 7 novembre dernier, de mettre en lumière les liens étroits, et semble-t-il anciens, qui existeraient entre l’ancien préfet des Pays-de-Loire et le futur fermier général qui se goinfrerait en "exploitant" en tant que concessionnaire si cet aéroport se faisait malgré. Monsieur B. Hagelsteen [ pour l’anecdote, "hagelsteen", ça veut dire "grêlon" en néerlandais, la grêle, qui martyrise les récoltes, l’ennemie des paysans qu’elle réduit à la misère, "ça ne s'invente pas ! ", se serait sûrement exclamée Madame Édith Cresson ]. Cette information a maintenant fait le tour de la presse, et achève, une fois de plus, de déconsidérer celles et ceux qui se vautrent dans les délices du "partenariat public-privé", ces trois P qui sont une machine à creuser les déficits publics tout en remplissant les poches du privé.
[ il y a comme ça des lettres qui vont par trois : du temps de Salazar, c’était les trois F, pour "Fátima Futebol Fado" ; grâce aux Capitaines et à la "Revolução dos Cravos" [ Révolution des Œillets ], on est passé aux trois D, pour "democracia, desenvolvimento, descolonização", pour démocratie, développement, décolonisation, on préfère ! ]
nddl pdlCeux qui le supportent pourront aller voir sur le site des Pays-de-Loire [ pas de lien, clic sur l’image pour l'agrandir ] comment on utilise l’argent public pour faire la retape pour un truc dont tout le monde sait qu’il est complètement dépassé. Les témoins de moralité qui sont appelés à la barre sont presque touchants d’ingénuité.
Comme il en fallait encore, c’est un député qui répond à Pumpernickel. Vous admirerez la profndeur de ses arguments, avec l’inévitable "Ce projet fait l'objet de contestations violentes émanant de personnes majoritairement étrangères au territoire. Elles sont inadmissibles dans un État de droit et masquent la réalité de ce projet porté et voulu par tout un territoire." On connaît : quand on critique un truc et qu’on est local, c’est qu’on n’y a rien compris, quand on critique un truc et qu’on n’est pas local, on a le droit de se taire. Le changement est en route, à marche forcée !
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Madame, Monsieur,
J’ai bien reçu votre courriel par lequel vous me faites part de votre opposition au  transfert de l'aéroport de Nantes sur le site de Notre Dame des Landes. Ce projet fait l'objet de contestations violentes émanant de personnes majoritairement étrangères au territoire. Elles sont inadmissibles dans un État de droit et masquent la réalité de ce projet porté et voulu par tout un territoire. Il est légitime que chacun puisse s’exprimer, mais cela ne doit pas faire oublier qu'une vingtaine de collectivités territoriales parmi lesquelles, deux régions, cinq départements et de nombreuses communes soutiennent ce projet. Les exécutifs qui les dirigent ont d'ailleurs été élus sur la base du soutien au projet de transfert de l'aéroport et leurs assemblées ont majoritairement délibéré. C'est donc légitimement qu'ils demandent le respect des décisions qu'ils ont pris
[ sic ] concernant ce projet. En mai dernier, il a été conclu un accord entre les associations s'opposant au projet et les collectivités locales. Cet accord stipulait qu'il ne serait pas procédé à des expulsions sur la zone pour tous les occupants légalement installés, tant que les recours déposés à cette date n'avaient pu aboutir. En revanche ce même accord prévoyait explicitement que les occupants sans titre devraient quitter le site lorsque les procédures d'expulsion auraient été prononcées par la justice. C'est le cas aujourd'hui et c'est la raison de l'intervention des forces de l'ordre. Ces dernières se heurtent à l'opposition de 150 à 200 personnes ultra radicalisées dont la violence justifie le déploiement d'un nombre conséquent de gendarmes. Ce projet  correspond à un enjeu d'aménagement pour tout un territoire sur lequel se développe [ sic ] de grands projets industriels en particulier autour d'Airbus et de la construction aéronautique. Il n'est pas le fait d'un seul homme, mais de tout un territoire qui a su ces vingt dernières années, élaborer des politiques économiques, sociales et environnementales reconnues par tous et qui viennent d'être couronnées à Nantes par le titre de capitale verte de l'Europe.
Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs
Dominique RAIMBOURG, député de Loire-Atlantique
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Et maintenant, la chanson, que vous pouvez retrouver sur
le site ouèbe de la ZÀD et dont voici les paroles :

Oh, je n’oublierai pas, devant nous les casqués,
Les fusils lance-grenade et les grands boucliers,
Tout ça pour nous forcer quand nous n’avions pour nous
Que nos poings, le bon droit et puis quelques cailloux.
D’abord on s’avançait, en frappant dans mains,
Y en avait parmi eux, des vraies têtes de gamins,
Les regards s’affrontaient, face à face, de tout près,
Eux devaient la boucler, nous pas, et on chantait :

Allez les gars, combien on vous paye,
Combien on vous paye pour faire ça ? [ bis ]

Combien ça vaut, quel est le prix
De se faire détester ainsi
Par tous ces gens qu’tu n’connais pas
Qui sans ça n’auraient rien contr’toi
Tu sais, nous on n’est pas méchant
On ne grenade pas les enfants,
On nous attaque, on se défend,
Désolé, si c’est toi qui prends !

Allez les gars, combien on vous paye,
Combien on vous paye pour faire ça ? [ bis ]

Pense à ceux pour qui tu travailles,
Qu’on n’voit jamais dans la bataille,
Pendant qu’tu encaisses des cailloux
Empain, Schneider ramasse les sous.
Avoue franchement qu’c’est quand même pas
La vie qu’t’avais rêvée pour toi,
Cogner des gens pour faire ses heures
T’aurais mieux fait d’rester chômeur !

Allez les gars, combien on vous paye,
Combien on vous paye pour faire ça ? [ bis ]

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