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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

Fait-il envie ou bien pitié ? Je n’ai pas le cœur à le dire, on ne sent plus le temps passer !
À moins que ce ne soit L'autre jour, je lis le journal, c'était intéressant, Il y avait l’ancien maire qui parlait de bicyclette, Tes discours me fatiguent, Pierre Bertrand, Tu ferais mieux de remonter sur ta mobylette, Oh Yeah !

Ou bien que l’on en soit au coin des piqueurs, bien connu des lecteurs du Canard enchaîné, on ne sait trop !
Toujours est-il que l’édition locale des dernières nouvelles d’Alsace a donné à quelques-uns d’entre nous l’occasion de se pincer pour vérifier qu’ils n’étaient pas en train de rêver.
L’ancien maire de Wissembourg, et président de la fantomatique association vis-à-vis, y présentait la énième [ et coûteuse, forcément coûteuse ] étude commandée auprès d’on ne sait quelle agence pour "valoriser les itinéraires cyclables en Alsace du nord et Palatinat du sud". Ah bon, il est en effet grand temps de se décider à inventer ce que nos avons tous déjà découvert depuis si longtemps, non ?
Figurez-vous que ces gens qui savent déjà énormément de choses viennent de constater que les vélos à assistance électrique ont le vent en poupe en Allemagne, où il s’en est vendu dix fois plus qu’en France. Étonnant en effet pour un pays dont la population vieillit, non ? Nos "zekspairs" ont même découvert qu’avec les problèmes économiques certains ne peuvent plus se permettre de faire le plein deux fois par semaine et s’orientent vers le vélo, y compris à assistance électrique, pour aller travailler. Il y en a même, c’est dingue, qui sont incités à s’y mettre [ au vélo ] pour aller travailler rien qu’en voyant tous ces vélos qui circulent de plus en plus. C’est vraiment incroyable, ce que l’on peut découvrir quand on s’obstine à rester le nez vissé à son ordinateur, sans jamais mettre le nez dehors autrement que pour aller à la prochaine réunion qui doit fixer l’ordre du jour de la suivante. Le bureau d’étude a même été surpris de découvrir la richesse touristique et d’offres du réseau [ ?], mais c’est du fait de leur cloisonnement [ ?]. Puisqu’on vous le dit ! Si on fait l’effort de décrypter cette novlangue de pseudo-spécialiste [ apte à tout, bon à rien, aurait dit mon grand-père ], tous ces incapables d’habitants de l’Alsace du nord sont assis sur un trésor, et non seulement ils n’en savent rien, mais en plus ils sont incapables de s’organiser pour faire fructifier leur capital. Des ânes, on vous dit, de vrais ânes, et pardon aux ânes de les avoir comparés à ces abrutis d’Alsace du nord !

Le seul problème, c’est que toutes ces stupidités viennent de gens qui sont directement responsables du désastre dont ils feignent de constater l’état.
Pamina : ça fait combien de temps qu’ils nous pondent de ces études qui ne servent à rien d’autre que de commenter la précédente ?
Vis-à-vis : sorte de sinécure pour has-been en mal de notoriété et de reconnaissance sociale, actuellement présidée par l’ancien maire de Wissembourg. Rappelons-nous simplement l’attitude de ce personnage lorsqu’il couvrait la chasse aux cyclistes quotidiens, coupables à ses yeux de rouler à contre-sens, et faisait donner sa police pour verbaliser, au-delà de l’entendement, ceux qui avaient l’audace de chevaucher un vélo rose !
Les communautés de communes : leurs conseils sont peuplés de délégués de majorités de conseils municipaux, insupportable suffrage indirect, qui réduit les minorités à une comédie de figuration en assurant aux majorités les moyens d’une inadmissible hégémonie. Pas étonnant qu’il ne sorte rien de novateur de telles enceintes.

Personne ne sera donc surpris de lire que ces gens soient en quête de subventions, en essayant de se placer en position avantageuse, alors que les places de qualification sont chères, disent-ils.
Au passage, on remarquera que si les uns traquent l’Interreg V, d’autres, les associations caritatives qui s’occupent des soupes populaires qui nourrissent des dizaines de millions de personnes en Europe dite développée s’alarment de la baisse des aides "européennes" aux recalés du bonheur libéraliste qui nous est imposé.
Amis peu importe, il faut y aller, et à fond, au risque de dire ou de faire écrire n’importe quoi à la journaliste de service. Ainsi de cette piste cyclable qui s’arrêterait à Lembach, selon le président de Vis-à-vis. Cette personne, mais qui en sera étonné, ne connaît pas la situation : s’il y a bien une piste cyclable en site propre qui vient de Woerth, il s’agit d’une sorte de pointillé qui n’est relié à rien, si ce n’est à quelque autre pointillé alors que les cyclistes ont dû supporter la route, et les automobilistes dont le comportement irréprochable de quelques-uns ne doit pas faire illusion. Pour la suite, et pour qui sait ce que faire du vélo veut dire, on ne peut pas pas parler d’aménagement. Pour aller de Wissembourg à Lembach, il faut ou bien passer par la forêt et forcément emprunter une route empruntée par les voitures, ou bien longer la Lauter et forcément emprunter une route empruntée par les voitures, ou bien emprunter une route empruntée par les voitures. Et ne parlons pas de ce qui attend le cycliste qui voudra poursuivre jusqu’à Bitche. Pour les cyclistes qui savent de quoi ils parlent, aller de Sarrebruck à Wissembourg en passant par Deux-Ponts et Kaiserslautern relève largement moins de la "problématique des fonds de vallée" pour "parler" comme Monsieur le président de Vis-à-vis. [ il serait intéressant qu’il nous dise ce que veut dire "problématique des fonds de vallée" ]. À ce propos, on reconnaît bien celui qui sait dire les choses avec les mots des vraies gens quand il fait retranscrire ce léger et savoureux "À Lembach, 80% des ressources viennent du tourisme. Et comme à Bitche, ils connaissent la problématique des fonds de vallée". Comme elle est belle la langue française quand elle est maniée par des poètes !
On ne dira rien des consternants poncifs, des clichés et des stéréotypes : gastronomie, organisation, innovation, tout cela est d’un ennui !

Pour ce qui le concerne, Pumpernickel a largement participé à la rédaction du programme de mandature proposé aux électeurs wissembourgeois en 1989. Voici ce que vous pouviez y trouver. Une fois que cela aura été lu, interrogez-vous sur la crédibilité de ceux qui vous vendent, au kilomètre, de l’étude prospective, de la concertation citoyenne ou de l’évolution des mentalités. Mais les dominants auraient tort de se gêner : ils imposent leur loi à ceux qui sont commis pour relater leur soi-disant actions, et tout va pour le mieux.

Extrait de "Wissembourg en vert", programme municipal présenté par la liste "Wissembourg-écologie" aux élections de 1989.

Pour un schéma touristique global, pour un tourisme doux et intégré

Cela fait plusieurs années que le tourisme est considéré un véritable gisement d’emplois. Localement, les premières propositions ont été élaborées en 1985, et l’étude du cabinet ALGOE – dans le cadre du CEDENA – l’a confirmé comme un axe de développement. L’important est de ne pas en rester au stade des déclarations d’intentions, mais d’envisager quels pourraient être les moyens d’améliorer la situation. Nous poserons deux questions, et tâcherons d’y répondre aussi complètement que possible.

On perçoit mal le fil conducteur de l’action menée ces dernières années. Certes, on a réformé le syndicat d’initiatives et on ya adopté de nouvelles méthodes de fonctionnement. Mais il ne semble pas que l’on ait réussi à apporter des éléments novateurs pour une fréquentation durable. Aux festivités traditionnelles de Pentecôte et de Carnaval est venu s’ajouter un marché médiéval (reconduit ?). Ainsi, des dizaines de milliers de personnes ont découvert Wissembourg, se promettant de revenir l’année prochaine. Mais a-t-on jugé bon de susciter curiosité et envie de visite des musées et des environs. N’assiste-t-on pas là à une manifestation de tourisme de masse qui offre au plus grand nombre des produits “grand public” sans trop se soucier de la fidélisation de la clientèle que l’on a déplacée. Par ailleurs, des initiatives ne sont pas menées à leur terme, qu’il s’agisse de terrain de camping – dont la réalisation est à nouveau ajournée – ou du gîte d’étape du Langenberg (où l’association maîtresse d’œuvre n’a pas reçu tous les encouragements élémentaires de la part des collectivités territoriales). Point positif cependant que la constitution d’un groupement des hôteliers-restaurateurs, mais à quoi bon accueillir des touristes – et lesquels ? – si on n’est pas en mesure de leur donner des motifs de séjour ?

Nous proposons une mise à plat de la question touristique et une (re)définition des objectifs (et des moyens de les atteindre) de son développement. Les touristes sont une source de revenus financiers qui permet, de manière diffusée, de fixer la population, et de la rendre attentive à l’état de son patrimoine. Nous pensons également que la politique touristique d’une commune ne se définit pas de manière étriquée, repliée sur elle-même, mais au contraire qu’elle doit intégrer le plus grand nombre d’acteurs locaux via un processus de développement local issu du terroir (cf. Haute-Vallée de la Sauer). Enfin, nous récusons les solutions massives (plan d’eau, aménagements coûteux) qui ne font que juxtaposer des populations sans que se nouent les relations d’amitié qui gagent le succès futur.
Le Vorarlberg, un exemple
Qu’en est-il ? Des villages – de montagne – se sont groupés autour d’une idée (développer le tourisme de randonnée et de sports d’hiver). Chacun a apporté sa contribution à l’édifice. Le résultat est saisissant : pas de projet grandiose (prétexte à des opérations immobilières dévastatrices et spéculatives), services décentralisés rendus par l’habitant, redistribution décentralisée de fruit des efforts.
Il faut que soit tenue à Wissembourg, une bourse des chambres d’hôtels et des chambres d’hôtes, en collaboration avec les autres communes (du canton, de l’arrondissement) et que soit amorcée une modification des comportements.
Mais cela ne suffit pas. Nous voulons miser sur un tourisme doux, intégré et culturel. Pour ce dernier point, des aménagements au musée Westercamp permettraient d’en augmenter le rayonnement en intéressant des clientèles plus diverses. Des projets ont déjà été formulés et il convient de les réactiver, faute de quoi cet outil charmant risque de tomber en désuétude.
Pour le reste, la mise en place de circuits cyclo-touristiques sur le territoire des deux communes (Altenstadt & Wissembourg) nous paraît adaptée et urgente.
Cela se ferait en plusieurs phases
Parcours Mairie-Hippodrome (donnant droit à tous, petits et grands, la possibilité de promenade en toute sécurité sans recourir à l’automobile),
Parcours Mairie-Weiler (avec une action en direction des communes allemandes pour que soit prolongée la piste cyclable venant de Dahn),
Parcours Hardt-Bienwaldmühle (le retour du moulin peut se faire, côté allemand, via Steinfeld, Schweighofen et Altenstadt).
Il s’agirait d’équipements irréversibles et absolument prioritaires (feux tricolores spécifiques, balises, etc.). L’observation des habitudes de nos voisins nous permet de compter, à court terme, sur un afflux de clientèle de randonnée qui recherche calme et effort physique.
Or, ces projets doivent être complétés par la réalisation rapide d’un secteur piéton au centre-ville. Dans un premier temps deviendrait piéton le secteur compris entre les places de la République et du Marché aux Choux. Simultanément, on mettrait à une voie la rue des Ecoles avec stationnement bilatéral et plantation d’arbres en alternance (cette mesure s’impose, les automobilistes croyant depuis la mise à sens unique disposer d’une piste de vitesse). Ainsi, restreignant la circulation automobile (mais en créant des places de stationnement), nous donnerons plus de place à ceux à qui la ville appartient d’abord, c’est-à-dire les piétons qui parfois y risquent leur vie. Cette phase menée à son terme, nous lancerons une concertation plus large avec les intéressés (riverains, commerçants, écoliers, gendarmerie, transporteurs, etc.) qui portera sur l’élargissement du secteur piétonnier au centre-ville.
Reste à assurer l’accueil des visiteurs. Si l’équipement hôtelier s’est développé, il faut donner à une clientèle peu fortunée la possibilité de résider dans notre cité. L’installation d’une auberge de jeunesse paraît être une solution peu onéreuse et particulièrement pratique. Un dossier bien préparé et convenablement suivi par le CEDENA, le département et la région permettrait à la commune, pour une dépense minimale, de s’assurer les subventions maximales. Affiliée à la fédération internationale, cette structure bénéficierait de la publicité propre à lui assurer la clientèle dont elle aura besoin pour fonctionner. S’il est déjà trop tôt pour en décider de la taille, on peut déjà proposer que des réserves foncières soient constituées sur l’emplacement des anciennes casernes (si des possibilités y existent encore ?).
Nous n’oublions évidemment ni le terrain de camping – qui n’a pas besoin de quatre étoiles –, véritable arlésienne de (tout) la municipalité sortante, ni le soutien à la mise en place du gîte d’étape au Langenberg.

En résumé, nouvelle politique du musée, pistes cyclo-touristiques, secteur piéton, élargissement et diversification des capacités d’accueil en concertation avec tous les interlocuteurs intéressés, nous semblent être l’amorce d’une nouvelle approche et d’une réorientation du tourisme local.

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Régis Hulot 12/02/2013 07:58


Il est vrai que quand on lit ce qui (NE) s'est (PAS) fait, ou ce qui a été (DE)fait - au Musée Westercamp par exemple - en plus de vingt ans - 20 ANS! - on mesure l'efficacité de tous ces
personnages qui hésitent entre la problématique de l'efficience et l'effi(s)cience problématique...


Quel gâchis!


Et quels parasites!


Comme dit l'autre: qu'ils s'en aillent tous!