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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Grândola, vila morena Terra da fraternidade_ 25 de abril de 1974

250474

Aujourd’hui 25 avril 2010, trente-quatrième anniversaire de la révolution des œillets, ces fleurs que l’on tendait aux jeunes capitaines qui avaient préparé et réussi le renversement de la vieille dictature salazariste. Il Signore Doctor Antonio de Oliveira Salazar, l’ordre de l’État nouveau, un truc qui sonne comme l’ordre nouveau ou la révolution nationale, celui qui a mis son pays en coupe réglée, dont la police politique, la sinistre PIDE [ police internationale et de défense de l’État qui avait succédé à la police de vigilance et de défense de l’État, renommée direction générale de sécurité ], tenait tout le monde, surveillait, fichait, torturait, terrorisait, mort en 1970  avait mis un pantin pour lui succéder, Marcelo Caetano, qui n’a pas tardé à sombrer dans les aventures coloniales où son maître à penser avait embarqué son pays. Pour l’honneur des Portugais, des jeunes officiers idéalistes n’ont pas écouté ces gens raisonnables qui leur disaient que rien ne changerait jamais. A minuit 15, ce 25 avril 1974, la chanson de José Manuel Cerqueira Afonso dos Santos, plus connu sous le nom de Zeca Afonso (2 août 1929 – 23 février 1987), Grândola, vila morena retentit et c’est le déclenchement de l’une de ces belles révolutions quand tout un peuple s’embarque dans l’insurrection, le rire aux lèvres et le bonheur au cœur et fraternise avec les militaires. Au Portugal, pour ceux qui veulent bien se le rappeler, il y a des noms qui sont restés dans les mémoires comme autant de héros qui sont restés eux-mêmes, sans courir après d’éphémères honneurs ou signes de reconnaissance sociale : Otelo Saraiva de Carvalho ou Ramalho Eanes, et bien entendu Mario Soares, grande figure du socialisme quand il n’avait pas encore fricoté avec les salles de marché. Evidemment, les esprits chagrins [ de droite ] diront que les années qui ont suivi cette révolution ont été comme ils aiment l’écrire “ anarchiques ” et que des personnages comme Avaro Cunhal sont des staliniens qui ont failli emmener la démocratie balbutiante vers des rivages totalitaires. Oui, mais le seul sang versé l’a été par les agents de la police politique, et les exactions constatées viennent de paysans de l’Alentejo ou de l’Algarve, excédés des prétentions des propriétaires terriens.

Alors aujourd’hui, comme tous les 25 avril depuis des années, je suis allé acheter des œillets pour les offrir à ces amis qui ont une partie de leur cœur au Portugal. Et on a bu du porto, à la santé de la Liberté.

Grândola, vila morena
Terra da fraternidade
O povo é quem mais ordena
Dentro de ti, ó cidade

Dentro de ti, ó cidade
O povo é quem mais ordena
Terra da fraternidade
Grândola, vila morena

Em cada esquina um amigo
Em cada rosto igualdade
Grândola, vila morena
Terra da fraternidade

Terra da fraternidade
Grândola, vila morena
Em cada rosto igualdade
O povo é quem mais ordena

À sombra duma azinheira
Que já não sabia a idade
Jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade

Grândola a tua vontade
Jurei ter por companheira
À sombra duma azinheira
Que já não sabia a idade

Grândola, ville brune
Terre de fraternité
Seul le peuple est souverain
En ton sein, ô cité

En ton sein, ô cité
Seul le peuple est souverain
Terre de fraternité
Grândola, ville brune

A chaque coin un ami
Sur chaque visage, l’égalité
Grândola, ville brune
Terre de fraternité

Terre de fraternité
Grândola, ville brune
Sur chaque visage, l’égalité
Seul le peuple est souverain

A l’ombre d’un chêne vert
Dont je ne connaissais plus l'âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté

Grândola, ta volonté
J’ai juré de l'avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne vert
Dont je ne connaissais plus l'âge

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