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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

information communautaire : perplexité ! – 2, le retour

Qui a oublié cette première livraison d'une "lettre d’information", qui plus est "numéro 1" [ on croyait avoir affaire au communiqué d’une armée en campagne ! ] dont nous avions été gratifiés il y a quelques semaines, c'était début novembre 2012, clic sur le lien. Il n'y a évidemment rien à ajouter ni à retrancher de ce qui en avait été dit à l'époque.
Comme cela ne suffisait pas, et qu'à un numéro 1 doit nécessairement succéder un numéro 2, nous voici à nouveau gratifiés d'une invraisemblable litanie de décisions qui ont été prises ici et là, en notre nom, et naturellement pour notre bien.
Comme la fois précédente, c'est en premier lieu le bureau de cette assemblée dont on ne dira jamais assez qu'elle n'est rien d'autre que l'émanation de majorités de conseils municipaux, dont la composition de l'un d'entre eux, celui de Wissembourg, ne reflète absolument pas les rapports de force politique issus des urnes. Il y a donc lieu de contester la légitimité démocratique de ces instances dites d'intercommunalité, même si leur existence est légale. C'est l'interminable question de savoir si ce qui est légale est forcément moral…
On vous fera grâce de ces "reconduction de convention", des "constitution de servitude avec l'électricité de Strasbourg [ en fait il s'agit d'"Électricité de Strasbourg", mais on ne peut pas tout savoir écrire ], et autres "admissions en non-valeur" quand il ne s'agit pas de partager les frais de la réception organisée lors de l'inauguration des terrains de football de Wissembourg. Tout cela est d'une indigence prodigieuse que seule la présence ici et là d'une faute d'orthographe ou d'une tournure lourdingue parvient à peine à combler. Ainsi ce savoureux " … la collecte des ordures ménagères ne sera plus que réalisée par quinzaine à compter du … " de derrière les fagots comme on n'en fait plus.
Que des germanophones confirmés aient été nommés à la commission transfrontalière n'étonnera personne, nous sommes ainsi rassurés sur la manière dont nos intérêts seront pris en compte et défendus par les neuf membres, six hommes et trois femmes, qui la composent.
Là où les choses deviennent intéressantes, c'est quand ces gens se mettent à commencer à compter. Nous en avions déjà un aperçu lors de
la réunion de quartier avec un maire qui ne maîtrise manifestement pas les pourcentages [ tout de même, confondre 14% et 85% est un peu fort ], mais là, on atteint des sommets. Il s'agit des ordures ménagères [ pour lesquelles, soit dit en passant, pour deux personnes, en 2006, on payait € 155,00 par an, alors qu'il y avait deux levées par semaine et que la levée "poubelle bleue" venait en plus une fois toutes les deux semaines ] dont le tarif a été limité à 2% cette année, mettant la contribution pour deux personnes à € 173,00 [ soit une augmentation de 11,61% en 7 ans ], ce qui n'est sans doute pas excessif. Le problème, c'est que ce n'est pas vrai, tout simplement.
Reprenons la prestation de 2006 : deux fois par semaine, soit environ cent levées par an, ce qui met la levée à € 1,55. Cette fois, avec une levée toutes les deux semaines, on est à vingt-cinq levées par an, soit € 6,92 la levée, et par conséquent un tarif multiplié par près de quatre et demi [ soit une augmentation de 346,45% si l'on sait bien compter ]. On est alors fort éloigné de cette limitation à 2% qui ne correspond à rien, et tout cas, pas à la réalité.

Nous sommes également bien aise d'apprendre que ces emplois d'avenir que la droite nationale, forte, dure, décomplexée et chauvine démolit à "Paris" sait trouver des relais complaisants dans les "territoires" pour leur reconnaître une utilité sociale et professionnelle. On se permettra de rappeler à Monsieur le directeur de publication de ce communiqué numéro 2 qu'il existe encore une antenne wissembourgeoise de la mission locale : elle tient ses quartiers dans ce qui aurait dû être la "maison du département" telle que l'ancien président du conseil général, actuel président du conseil régional et ex-futur prince électeur d'Alsace, lavait défine lorsqu'il était venu nous faire la grâce d'une visite. C'était l'époque où il était de bon ton de parler du " conseil général en ses maisons "
comme on pouvait le relever dans le journal de propagande du conseil général, étonnante formule qui fleurait bon l'ancien régime [ voir Pumpernickel, n°43, février 2006 ]. On maillait "son" département en le parsemant de " maisons " dont il était précisé qu'elles ne sont pas les nôtres, mais bien les leurs. Comme c'est nous qui les leur offrons, sans que nous ayons jamais été invités à nous prononcer sur le sujet, ces souverains d'occasion nous les présentent comme des guichets multiservices où nous aurons le droit d'aller exposer doléances et requêtes. Ce devait être le sort du palais Stanislas qui devait être vendu ou cédé pour accueillir ces fameux services hébergés en ville. Las, le coup a fait long feu, et c'est maintenant dans les anciens bâtiments du lycée que les services d'un département sur la sélette si le referendum est maheureusement favorable aux "oui-istes" devraient s'installer. On n'en est manifestement pas encore là.
Bref, bien que cette lettre d'information soit aussi peu dense qu'intéressante à la lecture, elle sait nous rappeler quelques souvenirs que l'on aurait sûrement bien aimé nous voir oublier. Encore raté !

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