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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

je m'appelle nicolas s. et je fais n'importe quoi.

On connaissait la " conduite de Grenoble " [ c’est quand on réserve un accueil hostile à quelqu’un que l’on salue sous les huées, ou lorsqu’on le met brutalement à la porte ].

savernePlus près de nous, il y a eu l’affaire du Lieutenant von Forstner en 1913, immortalisée par Hansi quand ce personnage est contraint à requérir la  force publique pour aller acheter du chocolat [ il se raconte aussi que, mort de peur, il aurait souillé son lit, ce qui lui aurait valu d’être accueilli sous les quolibets : " Der Bettschiesser komt ! " ]. Il y a maintenant l’accueil de Bayonne, quand sous les huées, les jets d’œufs, la poussée de la foule, l’encore président de la république prend  conscience que tous les publics qu’on lui a organisés lors de ses déplacements dans ses provinces n’étaient en fait que des " villages Potemkine " destinés à remplir les heures d’antenne des cire-godasses de ses amis propriétaires des réseaux de télédiffusion aux ordres. Il a maintenant bonne mine à faire semblant de faire un bon mot sur ses qualités réelles ou présumées [ " vous savez, je suis un sentimental ! ", aurait-il dit à un journaliste, avant de tourner prestement les talons comme il sait si bien le faire ], espérant que les esprits ne garderont pas trop longtemps l’image d’un personnage qui se prend pour l’un des maîtres du monde, confiné dans un bistro, confronté au choix à une foule hostile ou au rideau de casqués bleu-marine qui lui sert de claque ordinaire.
Il faut maintenant constater qu’après avoir tant ricané de tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui, qu’après avoir humilié tous ceux que l’on appelle les corps intermédiaires, qu’après s’être assis sur toutes les manifestations populaires, et ce pendant près de cinq trop longues années, en fait beaucoup plus si l’on ajoute tout ce temps passé à faire croire qu’il y connaissait quelque chose en économie ou en tranquillité publique [ on croirait Monsieur J. Chirac, qui a réussi à se faire prendre pour un ministre hors-pair de l’agriculture ! ], la baudruche se dégonfle un peu ; et dès que l’on permet aux citoyens d’approcher cette sommité du dérisoire, ils se lâchent enfin et laissent aller tout le ressentiment qu’ils ont à l’encontre d’un personnage de division, de confrontation, de segmentation et de fragmentation de la société.
Évidemment que la violence est intolérable, d’où qu’elle vienne, et mais surtout lorsque ce sont ceux qui devraient inspirer le respect par leur attitude et leur conduite qui en sont l’origine : comment accepter qu’il ne soit jamais possible de voir autre chose que des militants du parti du président à chaque fois qu’il prend un " bain de foule " ? Comment se satisfaire de voir des milliers de gendarmes et policiers mobilisés pour mettre le président à l’abri d’un peuple dont il ne connaît que le reflet brouillé que lui renvoient les rapports préfectoraux ?
Tout cela est simplement désastreux, comme l’est le soutien explicite d’une chancelière en roue libre électorale déconsidérée par les scandales successifs qui éclaboussent ses candidats à la présidence de la république fédérale allemande, comme l’est le soutien implicite d’un premier ministre britannique qui préfère défendre les intérêts des spéculateurs boursiers et des fossoyeurs du droit social que de s’intéresser quelques instants au peuple qu’il a mis dans la misère. Doit-on continuer cette navrante litanie ? Assurément non, il suffit maintenant d’être patient : encore moins de deux mois, et si tout se passe comme il faut, il aura eu son bon de sortie, et qu’il aille " travailler " du mardi au jeudi, à faire des conférences [ si tant est qu’il trouve un auditoire pour écouter ses fautes de français ] pour faire de l’argent comme il l’a si délicatement confessé.
C’est vrai qu’un tel niveau avait rarement été atteint.

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