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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

L’essentielle et les deux accessoires – 2

Dans la très mauvaise blague de très mauvais goût qui tente d’exister ce dimanche, avec un ex-locataire de Matignon, spécialiste du mépris, champion de la morgue, “ chef ” d’une “ majorité ” en capilotade reconduit aujourd’hui par Monsieur le président de la République [ il n’est pas inutile de temps en temps d’appeler le locataire du palais de l’Élysée autrement que par son patronyme, histoire de rappeler tout le prestige qui doit s’attacher à sa fonction, ainsi qu’à sa manière de l’exercer, dans le respect des personnes et des règles institutionnelles ], les “ commentateurs ” semblent vouloir se précipiter pour tenter de faire un peu mousser ce qui ne ressemble à rien. Les uns et les autres se relaient au micro ou à la caméra, chacun y allant de sa rumeur, de son potin, de son cancan, voire de son racontar, amplifiant la plus futile des “ déclarations ” pour que ce qui est dépourvu de substance finisse par s’imposer comme le premier sujet de la journée. On sait aussi, connaissant les personnages, que demain il y aura autre chose, que mardi ce sera une petite phrase et que l’on ne finira pas la semaine sans qu’une énième “ indiscrétion ” de quelque “ source bien informée ” ne vienne chambouler l’instable équilibre du culbuto gouvernemental.

Le seul qui ait quelque chose d’intéressant à dire, là-dedans, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, c’est Monsieur N. Dupont-Aignan, député de l’Essonne,  et président de “ Debout la République ” ! Il parle à juste titre de “ show ” intitulé “ Une nuit sans Gouvernement ! ” mise en scène “ pour détourner l'attention des vrais problèmes du pays ” vis-à-vis desquels les plus hautes sphères du pouvoir ne proposent aucune solution. Il rappelle non sans raison et constance dans la dénonciation, que “ la politique de notre pays est soumise aux [ desiderata des ] agences de notation, à la Commission de Bruxelles et au dogmatisme de la Banque centrale européenne, le tout mis en musique par Monsieur le secrétaire général de l'Elysée ”, personnage qui n’a aucune légitimité démocratique et qui ne rend de comptes devant aucune assemblée élue.

Il est réellement fâcheux que le plus grand parti politique français, qui tient la quasi-totalité des régions, 58 départements sur 100, la majorité des grandes villes, s’apprête à prendre la présidence du Sénat et qui, par conséquent gouverne de fait une imposante majorité de notre pays n’ait rien eu d’autre à faire qu’une sortie sur le manque de respect dont Monsieur le président de la République se serait rendu coupable vis-à-vis des Français, comme si on n’y était pas habitué.

Il n’est pas moins regrettable que le parti qui se présente comme le levier indispensable à la mise en œuvre du second terme de l’alternative politique, tout occupé à regarder le nombril d’une sorte de télé-évangéliste d’un genre nouveau, animateur appointé d’une chaîne de télévision qui fait commerce de vulgarité, de cupidité et de division, déguisé en gourou de pacotille, n’ait pas eu plus d’imagination qu’une phrase mal fagotée [ “ – C'est l'épisode 125 du feuilleton On attend l'épisode 126. C'est une histoire avec tellement d'épisodes que l'on a perdu le sens de ce que c'était un gouvernement, c'est-à-dire mener une politique avec un premier ministre à sa tête. ” Comprenne qui peut ! ] pour river son clou à celui qui n’est manifestement pas le bon homme à la bonne place.

Reconnaissons que face à cette misérable accumulation de médiocrité, la tenue tout en dignité, en maintien, en politesse, en respect, y compris et surtout vis-à-vis de ses bourreaux, de La Dame de Rangoun a une autre tenue. On voit encore où est le pouvoir, mais surtout où se situe l’autorité !

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