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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

l'office de tourisme nouveau est arrivé, sans se presser…

"Le conseil municipal se réunira le mardi 29 mai 2012 à 18h, en salle Jean Monnet. La note de synthèse et l’ordre du jour seront communiqués dans les prochains jours."
C’est la phrase laconique que l’on trouve sur la page du site de la commune pour annoncer le prochain conseil municipal. "… dans les prochains jours", précise-t-on. Bonne idée, car ce n’est jamais que dans une petite semaine, et comme on sait qu’il faut trois ou quatre heures au rédacteur du blog de Pumpernickel pour faire le tour de la question, ça va mettre un petit coup de pression dont on se serait volontiers passé.
Doit-on ajouter que lors de cette mémorable séance, on votera la constitution de la ZAC du Steinbaechel, grand projet de l’agence immobilière municipale, et qu’il n’est peut-être pas utile que l’effet soit éventé. Ben, c’est raté ! Signalons pour information qu’il y a plusieurs centaines de logements libres sur le territoire de la communauté des communes du pays de Wissembourg, et que malgré cela, on reste accroché aux vieilles lunes définies par un SCoT-AN dépourvu de toute légitimité démocratique, qui, à l’instar de telle commission bruxelloise imposant ses vues à près de cinq cent millions d’Européens sans jamais tenir compte de leur avis, a décidé que "nous" avions "besoin" de "produire" des dizaines de logements par an [ on ne sait plus trop combien maintenant, chaque échelon politico-administratif y allant de sa surenchère, probablement pour se faire bien voir ].
C’est à peu près n’importe quoi, et fait irrépressiblement penser à cette chanson du regretté et talentueux François Béranger, "En avant" [ datant de 1997 ] qui se termine par un vigoureux "En avant pour le grand bond en arrière, en avant, en avant, en avant !".

À part ça la vie est belle, et il est temps de reprendre le fil des commentaires et des interventions, histoire de mettre une bonne ambiance dans le Landerneau transylvanien.
Aujourd’hui, l’office de tourisme !
Il aura été ces derniers mois au centre de toutes les attentions avec une multitude de rebondissements, d’assertions des uns, de démentis des autres, de protestations des troisièmes, avec à la clef, cette relation de l’assemblée générale, parue dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 17 mai dernier, qui fait apparaître, miraculeusement, un excédent égal au dixième du déficit de l’an dernier ! Cela rappelle ces statistiques, dont tant les régimes autoritaires que les gnomes de FMI sont friands, qui ne cessent de glorifier ces "grands bonds, en avant, en avant, en avant !", quel que soit le sujet : la production de ciment ou le taux d’alphabétisme, les vaccinations ou la production d’acier. C’est toujours plus, toujours plus haut, toujours mieux ! Le seul problème, c’est la confrontation au principe de réalité, et là, ça fait mal !
Que veut dire cet excédent ? En fait, rien, mais rien du tout ! Puisqu’il procède d’un étalement des dettes contractées du fait de la carence de la puissance publique, la mairie en l’occurrence, quand il s’agissait de régler une subvention à un office de tourisme dont cette mairie, finie avant même d’avoir commencé, considérait qu’il n’était pas tenu par des mains suffisamment assujetties. Alors, on y va de son lot de flou, de pérennité déplacée, d’allusions à une situation financière qui n’aurait pas été claire, "mais maintenant on sait", et autres réflexions de miroir qui ne sont pas de nature à ramener le calme et la sérénité au sein de cette institution. Oui, car on peut parler d’institution quand on se rappelle tout ce qui a été fait, entrepris, osé, et qui doit d’être reconnu et salué, durant la période 1989 – 1995 !
Mais qui peut vraiment en parler ? Qui a cette mémoire ? En tout cas, pas celles et ceux qui se gargarisent de mots creux, de graphiques ou de chiffres, sans même s’apercevoir qu’ils ne savent même pas ce que sont des nombres !
L’opération financière mise en place à l’office de tourisme n’est rien d’autre que la copie conforme de ce qui a été fait en 1992 au Relais culturel quand il s’agissait de résorber le trou de … deux cent mille francs à l’époque ! Comme d’habitude, on transforme des agios en intérêts, la commune se porte garant, et on municipalise une partie des activités. En fait, ou de fait, les subventions sont gonflées, mais on fait semblant que non, et on peut ensuite fanfaronner que depuis que l’on est là, tout va de mieux en mieux. Sauf que pour le Relais culturel, [ rebaptisé "La Nef", par des ignorants, ce qui n’a aucun rapport avec quoi que ce soit, puisque la nef du bâtiment de l'ancien couvent des dominicains n’a absolument pas été mise en valeur lors de la remise en état ! ], après quelques années de communiqués de victoire qui succédaient aux annonces de performances, on s’est retrouvé avec … un trou qu’il a fallu combler en transformant des agios en intérêts, la commune se portant garant, et on a municipalisé une partie des activités, etc..
Que dire du reste ? Éclat de rire général avec ce bénéfice de … € 114,00 pour les rosalies, excusez du peu, alors qu’on nous annonçait la poule aux œufs d’or. On aurait pu avoir la modestie d’annoncer l’équilibre, puisque c’est bien de cela dont il s’agit. On apprend au hasard que le petit train qu’on nous annonçait aussi comme la VIIIème merveille du monde ne parvient à s’en tirer, financièrement parlant, que grâce à une subvention de € 8 000,00. Autrement dit, et sur le fond, cela n’a rien de choquant, l’office de tourisme, qui doit être compris comme un service public au service du public, ne rapporte pas. Mais comme on fait semblant de croire à la logique du profit, de l’intérêt et de la cupidité, on met tout en place pour faire croire que ça rapporte, à grands coups de subventions ici, de garanties là et d’allocations ailleurs.
Le pompon, c’est quand on annonce la "mutualisation des moyens" pour un grand service de tourisme d’Alsace du Nord. Au lieu de parler de la constitution d’annexes de l’office du tourisme de Haguenau, qui se moque comme d’une guigne de ce qui peut se passer au-delà d’une forêt dont elle croit que c’est la limite de la civilisation, on affecte de croire à cette fameuse synergie qui devrait permettre de faire plus avec moins. Comme à chaque fois, centralisation égale licenciements, restructurations [ c’est-à-dire licenciements ], précarisation, pression sur le personnel, objectifs inatteignables, jalousies et prébendes. En tout cas, ce n’est pas de ceux qui n’avaient que le "cost killing" à la bouche [ sorte de pathologie obsessionnelle, névrose qui met le patient en transe perpétuelle tant qu’il n’a pas l’impression d’avoir réduit les coûts de la façon la plus importante possible, même si cela remet l’avenir de l’entreprise ou du service en question ] qu’il faut attendre autre chose que l’amplification des mesures d’affichage tendant à faire passer leurs prédécesseurs au mieux pour des incapables [ situation catastrophique, comptes bancaires bloqués, factures impayées, etc. ]. Viendra ensuite le temps de s’engouffrer dans les effets d’aubaine avec l’utilisation abusive des mesures gouvernementales de résorption du chômage comme le recours aux emplois aidés ou aux stagiaires gratuits, histoire de dégonfler la masse salariale, quitte à un peu plus faire suer le burnous.
Passons sur le couplet insupportable sur la part que les communes voisines devraient payer à Wissembourg au prétexte que des renseignements les concernant sont donnés par l’office de tourisme local. Cela relève de la logique des comptes d’apothicaire [ pardon aux apothicaires ] qui fait fi de la notion de service, de gratuité, de bonne volonté, d’humanité, de sensibilité dont nous sommes dotés. A lire de pareilles énormités, on se demande si on va encore prendre du temps à parler avec ces gens, de peur de se voir facturer le temps qu’on aura perdu à supporter leur conversation.
Au passage, on aura appris que le site de l’office du tourisme n’a qu’une cinquantaine de milliers de visiteurs par an. Seulement ? Pour information, le blog de Pumpernickel, qui n’a rien à vendre, qui ne propose rien d’autre qu’une sorte de billet d’humeur presque quotidien, parvient à une quarantaine de milliers de visiteurs uniques par an, correspondant à environ cent cinquante mille visiteurs ! Et tout ça sans emprunt, sans subvention, pour € 60,00 par an !

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