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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

la farce du dimanche soir

Quand on pense que le Grand Charles avait mis un terme à cette malheureuse Quatrième République [ qui n’avait tout de même pas que des défauts, si l’on s’en tient à l’affligeant spectacle offert par cette Cinquième République finissante, que dit-on, agonisante en ce début de seconde décennie du troisième millénaire ] pour en finir avec le système des partis qui “ nous ” conduit à la ruine ! Ce soir, c’est la ronde entre les prétendants, les pressentis, les écartés, les futurs proscrits, les favoris, les bannis, sur fond de sauve-qui-peut général alors que la base sociale, politique et populaire n’est même plus l’ombre de ce qu’elle n’a jamais été au lendemain de l’élection du “ président Zébulon ” comme le brocarde les humoristes.

 

On a maintenant les rancœurs du “ courant centriste ” [ il faudrait expliquer ce que c’est que ce truc ] qui se désole que son “ porte-parole ” soit éjecté de ce que l’on appelle le gouvernement. Ce gouvernement ne serait-il alors que la caisse de résonance des appétits des uns et des soumissions des autres ? Doit-on alors comprendre que les héritiers du gaullisme en soient réduits à ces sombres combinaisons entre ces partis vilipendés par le grand inspirateur du renouveau des institutions dont on commémore le quarantième anniversaire de la disparition [ soit dit en passant, les contemporains de cet événement ne se sont nullement sentis orphelins ce 10 novembre 1970 quand on a annoncé la nouvelle ; là encore, celui qui croit avoir été témoin actif de la chute du mur de Berlin a un problème de mémoire ].

 

Ce qui est réel en revanche avec ce remaniement ministériel, c’est qu’il se fera sûrement en fonction … des impératifs télévisés, à l’instar des compétitions des jeux olympiques dont les horaires sont calés sur les publics qu’elles sont censées attirer. Là, une fois de plus, on aura droit à un faux suspens autour du 20h00, pour remettre le couvert, si les derniers “ arbitrages ”, les derniers “ arrangements ”, les dernières “ transactions ” n’ont pas pu être conclus avant le début de soirée, puis on verra, quelques minutes avant le 13h00 la figure impassible de Monsieur le secrétaire général de l’Élysée apparaître et délivrer son oracle sous les crépitements de ces mêmes appareils photos qui tiraient le portrait de l’ex-famille de Monsieur le président de la République le jour de sa prise de fonction [ n’oublions jamais Monsieur Jean faisant la roue, les mains dans les poches, nous donnant la mesure de ses bonnes manières, alors qu’il allait gravir les marches de ce qu’il prenait pour son palais pour aller complimenter ce Papa dont il ne peut que se féliciter qu’il ait eu de la chance ! ].

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Régis Hulot 15/11/2010 08:34



Je suis assez fier d'avoir été de ceux qui n'ont jamais aimé le "pouvoir personnel" exercé par De Gaulle, et d'avoir chanté, en 1968, sur tous les tons que "10 ans, ça suffit".


Mais quand on voit de quelle manière se vautrent dans la bassesse tous ceux qui prétendent hériter peu ou prou de Mongénéral, on en vient à regretter cette époque où le président de la république
fixait un cap, et où il était capable d'assumer cette charge. On se souvient (qui s'en souvient vraiment?) de quelle manière fut congédié Michel Debré, ou encore comment fut "débarqué"
Chaban-Delmas, et même comment des Cresson ou des Rocard ont été utilisés aux seules fins des intérêts du président. Mais cela ne durait pas six mois, ce n'était que la volonté, ferme et et
déterminée, du "prince", qui choisissait, et n'était pas et sujet et objet des agences de communication...


 


La Vème république est devenue une sorte de champ clos où ne se retrouvent que des hommes politiques dont quelqu'un me disait il y a quelques années à propos des politiciens nord-américains (cela
m'avait bien choqué, à l'époque) que si on est pas capable de réussir dans les affaires (l"industrie, la finance, l'agriculture, ou autre chose) on peut toujours essayer de faire de la poltique.


 


Tout cela est bien décevant, pour la droite, mais pas très encourageant pour ceux qui se trouvent de l'autre côté... Car, en fin de compte, on sait bien qui devra payer la facture.


 


RH