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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Le retrait “ Cantona ”

Alors, c’est fait. Cet après-midi, je suis allé à ma banque, celle qui n’est même pas l’ombre du reflet de celle dans laquelle je suis allé ouvrir un compte, en février 1978. À l’époque, les frais de tenue de compte s’élevaient à … cinq Francs par an, soit un demi-euro [ selon les statistiques de l’INSEE ! ]. Et pour ce prix-là, on avait un extrait de compte par jour au cours duquel il y avait eu des opération sur le compte. Evidemment, en contre partie, pas question de découvert : chaque centime faisait l’objet d’une réprimande dont on n’était pas fier.

Les temps ont bien changé, et ce sont maintenant ceux qui croient qu’ils sont meilleurs en économie que Monsieur É. Cantona l’est au football qui ont pris le pouvoir, avec les résultats que l’on constate, tous ! Des millions de pauvres en France, des centaines de milliers de sans-abri, à peu près autant de mendiants, la généralisation de la contrebande et du trafic, 11 millions de repas servis par les restos du cœur l’an dernier, une brochette de gavés qui vit dans des quartiers bunkerisés, c’est ça le vrai bilan d’une ministre de l’économie exfiltrée des cabinets d’avocats d’affaire nouillorquais [ ancienne associée du cabinet d’avocats américain Baker and McKenzie, elle compte se présenter sur la circonscription Amérique du Nord, là où M. Sarkozy avait comptabilisé, en 2007, 16 569 voix contre 10 232 pour Ségolène Royal ] associée à un ministre du budget, compagnon à la ville d’une ex-évadée fiscale rapatriée précipitamment. Tout cela est évidemment à l’honneur d’une sacrée équipe qui donne encore plus de crédibilité à leurs leçons de morale financière et accessoirement de patriotisme [ qui n’a rien à voir avec le nationalisme ].

Donc, cet après-midi, je suis rentré à la maison avec un bon paquet de biftons, des vrais, pas des billets de $ 100,00 comme les États-Uniens ne savent pas les fabriquer. Aurons-nous été nombreux à le faire, je n’en sais rien. En tout cas, ce geste, qui ne m’a pas fait de mal, ne leur a pas fait de bien, c’est toujours ça de gagné. Et peu importe si Monsieur É. Cantona, ou son épouse, ne sont pas des gens irréprochables, ou particulièrement courageux. Les deux personnages qui font la roue autour de Monsieur le président de la République ont-ils été toujours courageux ? N’ont-ils pas connu, comme chacun d’entre nous, quelque moment de faiblesse ? Laissons-les à leurs turpitudes, réelles ou présumées, et ne nous désolons pas trop du fait que le “ bankrun ” n’ait pas eu, cette fois, l’ampleur qui leur aurait mis un peu de plomb dans la tête.

En attendant, il leur a fallu seriner en boucle sur tous les tons et sur toutes les chaînes que ce n’était ni le bon système, ni le bon combat, ni le bon moment, ni la bonne manière, ni ceci ni cela, en tout cas, l’idée de Monsieur É. Cantona n’était évidemment pas ce qu’il fallait faire. D’ailleurs, tous ces gens ne nous ont jamais dit ce qu’il fallait faire, ni comment ; et quand ils s’aventurent à le faire, genre l’immense Philippe Meyer qui nous fait la leçon tous les dimanche sur France culture, c’est pour se ramasser une taule électorale [ aux municipales à Paris ] !

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