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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Les Français de l’étranger "votent" par internet [??]

Pendant que l’étau semble se resserrer autour de l’ancien président de la République, avec une affaire Bettancourt qui n’a pas fini de faire de vagues [ " – je la sens la vague, elles est là, la vague, la grande vague ! " comme il le claironnait lui-même alors qu’il se savait sans doute déjà battu, lui, le grand amateur de coûteux çondages ], voilà qu’on est en plein dans une autre saga, héritée du même mode de "gouvernement", l’histoire des députés offerts aux "Français de l’étranger". Ces "Français de l’étranger" seraient plus d’un million d’inscrits, après qu’on a entendu parler de "nos deux millions de compatriotes expatriés" [ on va bientôt parler de "nos compatriotes déportés ! ]", et c’est la raison pour laquelle on les a gratifiés d’une petite douzaine de sièges de députés que l’on pris sur le stock des 577 inscrits dans la Constitution.

Pauvres "Français de l’étranger", ils ont déjà un douzaine de sénateurs, sans compter ceux qu’on a fabriqués pour les confettis hérités de l’ex-grandeur coloniale, genre Saint-Martin aux Antilles, il fallait encore leur offrir, en plus de l’ectoplasmique "conseil supérieur des Français de l’étranger", un hochet supplémentaire pour empêcher, quoi qu’il arrive, l’hypothétique et redoutée victoire d’une gauche dont la droite ne cesse de dire que si elle parvient au pouvoir, ce n’est que par effraction.
Ah, c’est vrai, on oublie le charcutage électoral d’un Monsieur A. Marleix, présenté comme un spécialiste de la carte électorale, comprenez qu’il sait quel quartier rattacher à quelle commune de quel chef-lieu de canton excentré pour modifier le résultat d’élections dont on persiste à nous dire qu’elles équitables, justes et par conséquent démocratiques. Au bout du compte, grâce au "travail" de ce personnage pendant qu’il officiait au ministère de l’Intérieur, il faudra au bas mot 55% des voix à la gauche pour l’emporter, alors qu’avec un peu de 46%, la droite est assurée d’un triomphe.
Pour en revenir aux "Français de l’étranger", objet de toutes les sollicitudes d’une droite en déconfiture morale et électorale, on reste tout de même perplexe devant cette obsession à vouloir à tout prix maintenir dans la communauté nationale des gens qui pour une bonne moitié d’entre eux ont rompu tous les liens avec le pays dont ils ont gardé, souvent par hasard, la nationalité. On se rappelle avec émotion cette "Française d’Australie" qui disait avoir voté aux présidentielles dans le respect de la loyauté au pays qui l’accueille … depuis quarante ans ! Donc, si on comprend bien, tous ces "Français de l’étranger" ont pour mission de rester fidèles à leur pays [ oui, mais, lequel ? ], et dans le même temps, on intime aux étrangers qui sont chez nous, qui travaillent, qui participent à la vie collective, sociale et professionnelle, de choisir entre leur pays de naissance et leur pays d’accueil ! C’est la raison pour laquelle on leur refuse, jusqu’à présent, jusqu’au droit de voter aux élections locales, s’ils ne sont pas "communautaires", comprenez blancs, blonds, et de préférence chrétiens parlant une langue septentrionale.
Dans le même temps, ceux qui sont "expatriés", dont les impôts sont payés par l’entreprise, qui souvent doublent leur salaire, exigent que ceux qui sont restés au pays leur offrent des écoles gratuites pour que leurs trésors de progéniture puissent y bénéficier de conditions d’enseignement qui sont refusées à nos propres enfants, et on leur quelques porte-voix pour ça.
Pour continuer ce tableau de république bananière, le pouvoir finissant a organisé des élections sur mesure, avec un vote dématérialisé n’offrant aucune garantie de sincérité, dont la mise en œuvre a été confiée à quelque officine privée, comme cela a été le cas pour les élections professionnelles dans la fonction publique : il fallait entre trente et quarante minutes à un internaute confirmé pour se sortir des procédures "sécurisées" mises en place par l’entreprise "adjudicataire" du marché électoral choisie par le ministère de l'Éducation nationale. Actuellement, et ce sera sans doute un scandale qui sera vite dénoncé, nos "compatriotes" "votent" quelques semaines avant nous pour élire les porte-coton du président battu selon des procédures invraisemblables qui déshonorent définitivement celles et ceux qui les ont les ont mises en place.

Et ce n’est pas Pumpernickel qui l’écrit ! Un clic sur le lien, et vous en saurez un peu plus !

Heureusement, pour l’honneur de la démocratie, ceux qui refusent le vote dématérialisé sont de plus en plus nombreux. Il n’est pas acceptable que les uns fassent comme ci et que les autres fassent comme ça. L’inégalité de traitement, et donc de reconnaissance doit être déclarée inconstitutionnelle. Ce n’est pas à l’électeur de choisir le jour ou l’heure de son vote, en fonction de ses humeurs. La procédure de vote par procuration est largement suffisante pour remédier aux aléas éventuels.
En revanche, on sait que cette mauvaise manière de faire prive le citoyen de son droit légitime à contrôler le déroulement du vote. Le vote dématérialisé peut être corrompu par des virus sur les postes des électeurs, une fraude interne (comme un bourrage d'urnes dans les dernières secondes du vote par exemple) reste absolument indétectable. Tous ceux qui prétendent le contraire sont au mieux des ignorants. Il vaut mieux voter avec une procédure de correspondance postale qui offre des garanties de confidentialité et de secret comme jamais les systèmes "inviolables" ne le permettront.
Vous pouvez vous joindre au mouvement pétitionnaire qui réclame que l’on nous donne des bulletins papier pour voter, que l’on abandonne les machines à voter qui n’offrent aucune garantie de transparence, de confidentialité, d’unicité, d’anonymat, de sincérité et de secret et que l’on maintienne le comptage manuel des voix. L’évolution du système électoral ne doit être dictée ni par du pseudo-modernisme, ni par les marchands et acteurs économiques de tous ordres, ni par des accords internationaux.

Pétition pour le maintien du vote papier
Depuis 2004, en France, un nombre croissant de communes s'équipent en ordinateurs de vote (dénommés “machines à voter” par le Code électoral). Plus d'un million d'électeurs ont été concernés en 2007.
I) Dans mon bureau de vote :
Je demande qu'on me donne des bulletins papier.
C'est pour moi le seul moyen de savoir ce que je glisse dans l'urne. A l'opposé, un ordinateur peut afficher une chose et enregistrer tout autre chose.
Je suis prêt à participer au dépouillement.
Par contre, venir regarder un ordinateur de vote imprimer un ticket n'aurait aucun sens : puisque le fonctionnement de cet ordinateur est secret, c'est comme si on laissait une entreprise privée emporter l'urne transparente pour compter son contenu dans le secret de ses locaux, sans que personne ne puisse y assister.
II) Dans l'immédiat :
Je demande la suspension de toute utilisation d'ordinateurs de vote.
J'en appelle au Président de la République, garant des institutions, et à mon Maire, responsable de l'organisation des élections.
III) Pour l'avenir :
Tout citoyen ou groupe de citoyens doit pouvoir s'assurer directement, sans faire appel à des experts, de la sincérité du décompte. Réaffirmons ce droit.
J'appelle à des états généraux sur l'amélioration de l'organisation des élections, sans préjugés quant à l'opportunité d'utiliser ou non l'informatique.
Notre démocratie mérite bien mieux que le bricolage hâtif et sans concertation d'une loi datant de 1969.

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