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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Mais où est passé M'sieur l'mair' (de Douarnenez) ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le maire et sénateur de Douarnenez a su faire fort durant les quatre jours de fêtes appelés “ Temps Fêtes ” ! Il avait tout de même annoncé la couleur à la fin du conseil municipal du lundi précédent en souhaitant à tout un chacun de “ bonnes  vacances ”. On ignorait à ce moment-là qu’il s’agissait essentiellement des siennes, puisqu’il semble s’être éclipsé dès jeudi soir. On avait tout de même un indice puisque dans les relations que la presse en a fait au cours des jours suivants, seuls apparaissaient ceux qui comptent réellement au sein d’un équipe municipale très ramassé autour d’un premier adjoint omniscient, omnipotent et omniprésent. Pour être juste, et c’est comme ça qu’un individu absolument étranger à l’actualité locale peut le voir, il convient de mentionner ceux qui montent, dont ce conseiller général qui se permet en conseil municipal de reprendre l’une de ses collègues en lui reprochant de ne pas écouter ce qu’on lui dit, sans s’interroger sur l’intérêt réel de ses interventions d’ailleurs.

Pour en revenir à M’sieur l’mair’, en se conduisant avec une telle légèreté vis-à-vis, on serait tenté d’écrire à l’encontre, de ses concitoyens, en leur montrant qu’ils ne sont pour lui et ses amis que des administrés, il leur a envoyé un message de mépris dont ils se seraient sans doute passés. A lire les gazettes, ce ne sont pas moins de 1 700 bénévoles qui ont évidemment donné bien au-delà de leurs quatre jours pour que cette manifestation dont on se moque bien qu’elle ait rassemblé plus ou moins de 50 000 visiteurs [ car l’important, ce n’est pas qu’il y en ait eu plus que l’an dernier,  mais bien que celles et ceux qui étaient là y aient trouvé leur compte ] soit une réussite. Peu importe que quelques imprévoyants aient été ennuyés par une fermeture normale du passage sur la passerelle. Tout cela, ce n’est que l’écume d’un événement de bonne humeur et de bonne santé sociale [ puisque nous avons été sobres, comme s’en sont réjouis les services de secours ].

En fait, en privilégiant un rendez-vous avec le ministre Estrosi pour discuter d’un projet forcément prioritaire en liaison avec une lointaine NASA [ ça, c’est pour donner un peu de crédit à ce qui en manque ], en désertant la cité dont on dit qu’il est le maire, en “ déléguant ” à d’autres le soin d’apparaître comme un animateur, comme celui qui encourage au-delà des clans et des étiquettes, est-ce que par hasard M’sieur l’mair’ n’aurait pas signé une réélection plus difficile que prévu pour la prochaine échéance. C’est en tout cas tout le bien que l’on souhaite au Douarnenistes.

En marge de la fête, on vendait des produits qui avaient tous un rapport avec le thème général, et c’était bien agréable. Entre autres de voir le stand de la SNSM en butte par ailleurs aux attaques du secteur privé qui considère le sauvetage comme un marché comme les autres, c’est-à-dire une bonne manière de faire de l’argent en se droppant dans les oripeaux que ces gens affectionnent, la concurrence. A ce propos, j’ai pu avoir une conversation idiote avec l’un de ces apôtres de la concurrence qui souhaite maintenant que les retraites soient calculées, et c’est probablement un premier pas avant la suppression de la notion même de retraite, sur les 25 dernières années pour tout le monde au nom d’une égalité dont il peine à définir les contours. Il n’est pas allé jusqu’au bout de ce qui lui sert de pensée en formulant son vrai projet : des salaires réduits de 90% de façon à ce que nous soyons compétitifs par rapport aux Chinois qui habitent un pays dont on envie les lois sociales, l’intégrité de l’administration et le confort des prisons. Ce genre de propos venant de quelqu’un qui par ailleurs connaît bien les structures intercommunales, et avait une ancienne élue [ pendant 7 ans j’ai été adjointe, et je n’admets pas que l’on dise du mal des élus… ] comme collègue sur son stand en dit long sur l’état dans lequel une bonne trentaine d’années de confrontation à l’intérieur de la collectivité nationale a mis notre pays. En s’opposant, en faisant le jeu de ceux qui réussissent, de ceux qui font de la croissance, toujours plus aujourd’hui car c’est moins que demain, les dirigeants, libéralistes et non libéraux, sont parvenus à dynamiter tout ce qui nous donnait l’impression d’appartenir un groupe ayant l’essentiel en commun, et le superflu en débat. Tout cela vient après un courriel d’un copain qui me rappelle le joint français, cette grande grève de 1972 quand toute la Bretagne et bien au-delà se soulevait parce qu’on ne travaille pas avec un fusil dans le dos comme le scandaient les milliers de manifestants. Mais ça, mon petit interlocuteur de l’autre samedi ne doit pas le savoir, et comme tout ce qu’il ne sait pas, il reproche à ceux qui le savent de le lui dire, probablement parce qu’il n’apprécie pas d’être mis en face de sa propre ignorance.

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