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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

NDDL, tout de même des doutes.

C'était dans Ouest-France du 25 septembre dernier, un journal qui n'avait et n'a aucune raison de se fâcher avec l'ancien maire de Nantes déjà nommé premier ministre.

Françoise Verchère (on peut lire ici quelques éléments de sa biographie), conseillère générale PdeG (et ex-PS), développe quelques-uns des arguments qui lui ont fait péférer son combat contre le projet d]'aéroport de NDDL au confort des mandats multiples et délégations diverses au sein de la coalition à dominante social-libérale à Nantes et dans l'agglomération. Répondant indirectement à ceux qui annoncent des emplois (nouveaux) par centaines quand ce n'est pas par milliers ("des heures de travail par millions"), elle rappelle une étude de 2011 émanant du Cété-Ouest (Centre d'études techniques de l'Équipement, qui dépend du ministère de l'écologie) soulignant que 1850 à 2130 emplois directs générés aujourd'hui par l'aéroport [L'aéroport actuel, Nantes-Atlantique, ndlr] sont potentiellement transférables. Autant d'emplois du Sud-Loire migrant vers le Nord-Loire, alors même que le déséquilibre entre les deux rives du fleuve est patent. Par ailleurs, elle s'interroge sur la pérennité de l'implantation des services des douanes implantés au sud de la Loire, face au doublon inévitable avec ceux à créer pour le  nouvel équipement. Quid, alors, des 760 emplois des entreprises de fret installées autour des pistes actuelles. Ce seraient alors, selon Françoise Verchère, 1700 à 2000 emplois stables qui partiraient en cas de transfert.

La conseillère générale se souvient également des propos définitifs du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, affirmant que l'actuel aéroport disparaitrait intégralement. Airbus (implanté à Bouguenais depuis des temps presque immémoriaux), se verrait alors proposer une solution alternative pour le transport des tronçons d'avion qui se font actuellement par voie aérienne. Il était question de transport par barge sur la Loire, ou par route… "Mais cet automne, la conclusion tombe : il faut garder une piste pour Airbus! Evidemment, dit Françoise Verchère, il n'y a pas d'usine Airbus sans piste associée, on le sait depuis toujours". Et là se pose le problème du coût, et de deux façons. Qui financera le rachat de cette piste et son exploitation pour des vols qui se comptent sur les doigts d'une main chaque semaine. Airbus ? les collectivités locales ? l'État qui aurait bien volontiers payé sa quote part du projet à NDDL avec le produit de la vente de l'ancien site ? On se perd en conjectures, mais des conjectures qui s'expriment en dizaines ou en centaines de millions d'euro dans une situation économique qu'on qualifiera pudiquement de difficile.

L'actuel président (PS) du conseil général se dit prêt à participer au tour de table (au risque de fâcher définitivement les écologistes locaux ?), car, comme le dit Françoise Verchère, quand on aime Vinci, on ne compte décidément pas !

Samedi, nombreux sont ceux qui iront manifester pour défendre une terre qu'on soumet, au nom de la rentabilité et du profit, au bétonnage systématique. Il ne faudrait pas oublier d'autres éléments moins "naturels" mais tout aussi lourds de conséquences, pudiquement tues par ceux qui auraient bien du mal à justifier leurs errements.

Faites de beaux rêves.

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