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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

notre-dame-des-landes : ayrault et valls s'énervent !… – 6/n

… mais la résistance s'organise !

Nous vous invitons à relayer l’appel, le tract et l’affiche le plus largement et le plus rapidement possible, afin que chacun puisse s’organiser pour venir. Pour ceux qui sont dans le coin, ils sont disponibles à la Vache-Rit (lieu-dit Les Domaines, Notre-Dame-des-Landes) et à B17 (Nantes). Nous appelons tous les collectifs et individus qui soutiennent ce projet à mobiliser et à s’organiser dès maintenant. En attendant on cherche d’ores et déjà des cuisines collectives, chapiteaux, musiciens, cabanes en kit, matériaux, outils, tracteurs … en vue de la réoccupation.
Pour tout contact et toute information : reclaimtheZAD@riseup.net

Rendez-vous le 17 novembre dans la matinée, sur la Zone À Défendre, Notre-Dame des Landes, face aux expulsions, manifestation de réoccupation ! Pour reconstruire - contre l’aéroport !

Des informations suivront sur le lieu du rendez-vous ou les directions à prendre pour se rendre sur le campement la veille. Consultez régulièrement le site web de la ZÀD.

La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années. Entre autres initiatives, un mouvement d’occupation s’est étendu sur les bâtis et bocages menacés. Il y un an, face aux menaces croissantes sur les différentes maisons, cabanes et potagers, des habitant.e.s de la ZÀD et collectifs solidaires appelaient à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion.
Quand César patauge…
Depuis le mardi 16 octobre, l’offensive redoutée a commencé. Les 1 800 hectares de la ZÀD ont été envahis par 1 200 policiers. Ils s’en sont pris aux maisons et cabanes occupées qu’ils ont détruites et emportées minutieusement pièce par pièce hors de la zone, pour ne rien laisser qui puisse servir aux occupants. Les occupants et toutes celles et ceux qui les ont rejoint sur place ont résisté, barricadé, réoccupé. Ensemble, nous avons tout fait pour enrayer les machines de destructions et bloquer les mouvements policiers… Nous sommes toujours là ! Notre détermination a été renforcée par une grande vague de solidarité nationale : manifestations quotidiennes à Nantes et dans diverses villes, ravitaillement et soutien matériel, actions sur les représentations du PS, de Vinci et consorts, constructeurs de l’aéroport et broyeurs de nos vies. Si la plupart des maisons en durs ont déjà été expulsées, ainsi que quelques cabanes, de nombreux autres habitants demeurent, dispersés dans les bois, les champs, dans les arbres. De nouvelles constructions sont déjà lancées. Outre les occupants, des habitants "légaux" et paysans sont toujours menacés de devoir dégager de la ZÀD dans les mois à venir. Autant dire que cette tentative d’expulsion XXL est partie pour durer. Les gros malins de la Préfecture ont officiellement intitulé leur opération militaire "César". À nous de leur prouver que la résistance face à l’aéroport est effectivement "irréductible" et qu’eux seront finalement défaits et ridicules.
On ne lâche rien et on est toujours là !
Au delà de l’appel à rejoindre la zone et à poursuivre les actions solidaires dans les semaines à venir, nous confirmons aujourd’hui qu’une grande manifestation de réoccupation aura bien lieu le samedi 17 novembre 2012, au départ d’un des villages proches de la ZÀD.
Après ce premier round d’expulsions, nous aspirons à un moment de mobilisation large, constructive et offensive, partagé par toutes les composantes de la lutte. L’objectif sera de reconstruire ensemble un lieu ouvert d’organisation sur les terres menacées. Nous voulons faire de ce lieu un carrefour pour les opposants, un point de départ pour de nouveaux habitats, une antenne pour organiser la résistance aux travaux à venir, autant ceux de l’aéroport que du barreau routier, première étape du projet censée débuter en janvier. Ils peuvent bien militariser la zone, ils ne nous empêcheront pas de nous y réinstaller.

Ayrault, Vinci et consorts, le message est clair : Dégagez des terres !

Infos supplémentaires et pratiques
- Cet appel à réoccupation a été lancé par le réseau "Reclaim The Fields" et des occupants de la ZÀD qui avaient occupé des terres en friche avec plus d’un millier de personnes en mai 2012 pour y implanter la ferme maraîchère "Le Sabot". Nous invitons aujourd’hui tous les groupes qui le souhaitent à relayer cette initiative et à rejoindre l’organisation du 17 novembre.
- Au-delà d’une manifestation, il s’agit avant tout d’une action collective qui gagnera en puissance avec une présence longue et active du plus grand nombre. Prévoyez d’être là pendant le week-end et plus si possible pour amorcer l’occupation, continuer les constructions, les défendre, et en faire émerger des idées pour la suite.
- Amenez des outils et matériaux divers et variés, des bleus de travail, du son, des créations loufoques, des radios portatives, des tartes à partager et une détermination sans faille.
- Il sera possible d’arriver dès la veille. Un espace de campement sera annoncé dans les jours précédant la manifestation.
- Vu l’énergie nécessaire à la résistance aux expulsions d’ici là et l’épuisement des occupants, la réussite de cette manifestation dépend de l’implication et de la solidarité collective et individuelle. Nous appelons à l’organisation de réunions publiques, de relais d’information et de covoiturage dans chaque bourg en vue du 17 novembre.
- Des affiches et tracts photocopiables sont disponibles sur le site ou en format papier à Nantes (B17) ou sur le site de la ZÀD (Vache-rit). Tout soutien financier est le bienvenu (par chèque à l’ordre de “Vivre sans aéroport”, La Primaudière 44130 NDDL ; par virement : 20041 01011 1162852D32 36).

Pourquoi luttons-nous ?
À Notre-Dame des Landes, décideurs et bétonneurs planchent sur un nouvel aéroport pour parfaire leurs rêves voraces de métropole et d’expansion économique. Cela fait maintenant 40 ans qu’ils veulent anéantir sous le béton 2000 hectares de terres agricoles et d’habitats au nord de Nantes, la ZAD, Zone d’Aménagement Différé devenue ZÀD, Zone À Défendre.
Depuis les prémices de ce projet, la résistance s’organise. À travers cette lutte, nous combattons l’alimentation sous perfusion, la société industrielle et son réchauffement climatique, les politiques de "développement économique" et de contrôle du territoire, les métropoles et la normalisation des formes de vie, la privatisation du commun, le mythe de la croissance et la comédie de participation démocratique…
Aujourd’hui comme hier, les opposants, loin de baisser les bras, poursuivent la lutte : manifestations, recours juridiques, liens avec d’autres luttes, grèves de la faim, diffusion de journaux, péages gratuits, opposition aux forages, perturbations des études d’impact de Biotope et des fouilles archéologiques, occupations de bureaux et de chantiers, etc.
Au grand dam de l’État et de Vinci qui rachètent et détruisent pour vider la ZÀD, la vie et l’activité s’y sont densifiées et diversifiées depuis plus de trois ans. De nombreuses maisons laissées à l’abandon ont été réhabilitées et occupées, des cabanes ont été construites au sol et dans les arbres, des collectifs occupent des terres pour y faire du maraîchage. Des espaces de réunion, boulangerie, bibliothèque, gîte étaient ouverts à tous et toutes. Plus d’une centaine de personnes occupaient en permanence la ZÀD, soutenues par de nombreuses autres du coin et d’ailleurs qui s’y rencontraient et s’y organisaient. Cette présence sur le terrain permettait des réactions rapides face au processus entrepris par Vinci en vue des travaux. C’est ce vivier créatif et indocile qu’ils cherchent aujourd’hui à éradiquer en vue de pouvoir commencer les travaux.
Nous gardons en mémoire les victoires passées contre les projets mégalos, du nucléaire au militaire. Comme au Carnet, à Plogoff ou au Larzac, nous savons que cet aéroport peut encore être stoppé. Nous regardons de l’autre coté des Alpes où l’opposition à la construction de la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin mobilise toute une vallée, où des dizaines de milliers de personnes empêchent les travaux. Ici aussi toute tentative de bétonnage des terres leur coûtera cher.

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